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Bennett : Israël se prépare à « l’après » de la signature du nouvel accord nucléaire

Le Premier ministre a déclaré qu'Israël garantira la sécurité des citoyens, affirmant que l'Iran profitera du nouvel accord pour financer le terrorisme régional

Sur cette image réalisée à partir d'une vidéo du 17 avril 2021, publiée par la télévision d'État Islamic Republic Iran Broadcasting, IRIB, diverses machines à centrifuger sont alignées dans un hall de l'installation d'enrichissement d'uranium de Natanz, en Iran. (IRIB via AP, File)
Sur cette image réalisée à partir d'une vidéo du 17 avril 2021, publiée par la télévision d'État Islamic Republic Iran Broadcasting, IRIB, diverses machines à centrifuger sont alignées dans un hall de l'installation d'enrichissement d'uranium de Natanz, en Iran. (IRIB via AP, File)

Le Premier ministre Naftali Bennett a déclaré dimanche qu’Israël se préparait « au jour d’après » la signature de l’accord qui émergera des négociations sur le nucléaire de Vienne, un accord qui, selon lui, sera « plus court et moins contraignant » que le précédent.

« Nous nous organisons et nous nous préparons pour le jour d’après, de toutes les façons possibles, de manière à ce que nous puissions assurer nous-mêmes la sécurité des citoyens d’Israël », a déclaré Bennett au début de la réunion hebdomadaire du cabinet.

Israël jure depuis longtemps que l’État juif ne permettra pas à l’Iran de se doter d’une arme nucléaire.

Bennett a indiqué que l’accord de 2015 original couvrait une période de dix ans et qu’il aurait expiré en 2025 et qu’un nouveau pacte potentiel ne resterait en vigueur que deux ans et demi.

« Deux choses se sont produites depuis la signature initiale – les Iraniens ont fait de grandes avancées dans leurs capacités d’enrichissement de l’uranium et le temps a passé », a continué Bennett.

Le Premier ministre a souligné que dans le cadre du nouvel accord, la République islamique serait autorisée à construire « des stades de centrifugeuses avancées, sans restriction aucune » à l’expiration du pacte.

Le Premier ministre Naftali Bennett dirige la réunion hebdomadaire de cabinet au bureau du Premier ministre, le 20 février 2022. (Crédit : Tsafrir Abayov / POOL / AFP)

Bennett a indiqué qu’en échange de la signature de l’accord, Téhéran recevrait des milliards de dollars grâce à la levée des sanctions et que cet argent serait utilisé pour financer le terrorisme dans la région.

« Ce terrorisme nous met en danger, il met en danger les autres pays de la région et, comme nous l’avons constaté récemment, il met aussi en danger les forces américaines qui se trouvent dans la région », a continué Bennett.

Téhéran soutient un certain nombre de groupes terroristes dans la région – avec parmi eux le Hezbollah libanais, les factions terroristes de Gaza et les Houthis au Yémen, ainsi que des groupes mandataires en Irak et en Syrie. Il y a eu, ces dernières semaines, une recrudescence des attaques au drone et au missile de croisière de la part de ces groupes.

Alors qu’Israël mène ouvertement une campagne en défaveur d’une reprise de l’accord multilatéral, le pays se prépare à ce que les puissances mondiales et l’Iran concluent un arrangement dans les prochains jours qui viendrait redonner vie au JCPOA – officiellement connu sous le nom de Plan d’action global conjoint (JCPOA), accord dont l’objectif est de réduire la portée du programme nucléaire de la république islamique, ont fait savoir les chaînes de télévision israéliennes vendredi.

Un policier marche devant le Palais Coburg de Vienne, où se déroulent les négociations nucléaires à huis clos avec l’Iran, le 27 décembre 2021. (Crédit : ALEX HALADA / AFP)

Israël s’était opposé à l’accord original lors de sa signature sous l’administration de l’ancien président américain Obama. Le Premier ministre israélien de l’époque, Benjamin Netanyahu, avait affirmé que le pacte, en contradiction avec son objectif, ouvrirait la voie à la fabrication de l’arme atomique par l’Iran.

Le gouvernement de Netanyahu avait soutenu la décision prise par l’ancien président américain Donald Trump de retirer les États-Unis de l’accord, en 2018, initiant une campagne de « pressions maximales » contre l’Iran – ce qui avait amené Téhéran à renforcer ses travaux en matière de nucléaire en violation du JCPOA.

Le président américain Joe Biden cherche dorénavant à ressusciter l’accord à la condition que l’Iran se soumette à nouveau aux dispositions figurant dans le JCPOA.

Le ministre de la Défense Benny Gantz a rencontré la vice-présidente américaine Kamala Harris, samedi, et il lui a dit que tout nouvel accord avec l’Iran devait comprendre des contrôles constants de la part de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

L’AFP a contribué à cet article.

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