Covid-19 : certaines écoles et universités d’Israël fermées jusqu’à nouvel ordre
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Covid-19 : certaines écoles et universités d’Israël fermées jusqu’à nouvel ordre

Les établissements pour les enfants à besoins spéciaux et les jardins d'enfants jusqu'à 6 ans ne sont pas concernés

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Photographie d'un étudiant devant l'école élémentaire Hadar à Kfar Yona, le 12 mars 2020. (Chen Leopold/Flash90)
Photographie d'un étudiant devant l'école élémentaire Hadar à Kfar Yona, le 12 mars 2020. (Chen Leopold/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin a annoncé jeudi soir la fermeture de toutes les écoles (élémentaire, collèges et lycées) et les universités sauf les établissements pour les enfants à besoins spéciaux et les jardins d’enfants jusqu’à 6 ans, jusqu’à nouvel ordre, lors d’une conférence de presse sur les mesures liées au coronavirus.

Le Conseil de sécurité national et les ministères de l’Education et de la Santé menaient des discussions jeudi pour savoir s’il fallait ordonner la fermeture des écoles élémentaires, des collèges et des lycées dans le pays afin de contenir la propagation du coronavirus.

Alors que le ministre de l’Education Rafi Peretz avait déclaré plus tôt dans la journée que les écoles du pays resteraient ouvertes malgré les restrictions de plus en plus fermes imposées par les officiels de la Santé, la Douzième chaîne et Ynet avaient rapporté que les écoles seraient fermées au moins jusqu’après les vacances de Pessah du mois prochain.

Mercredi, le ministère de la Santé a interdit les rassemblements de plus de 100 personnes dans des espaces fermés et ouverts, ce qui avait conduit la secrétaire générale des Syndicats d’enseignants d’Israël, Yaffa Ben-David, à demander que toutes les écoles soient fermées. Plusieurs élèves d’établissements en Israël ont déjà été testés positifs au COVID-19, la maladie causée par le coronavirus.

« J’appelle le Premier ministre à faire preuve de responsabilité nationale pour la santé publique, notamment à l’égard des élèves, des éducateurs et leurs familles dans le pays, afin de bloquer la propagation du virus et [d’éviter] de prochaines victimes », avait-elle écrit dans un message aux professionnels de l’éducation.

La secrétaire générale du Syndicat des enseignants Yaffa Ben-David s’exprime lors d’une manifestations à Tel Aviv le 29 août 2019. (Photo by Hadas Parush/Flash90)

En adressant ses remarques au Premier ministre Benjamin Netanyahu, elle semblait lui demander de fermer toutes les institutions éducatives, les crèches et écoles.

Des enseignants ont exprimé leurs craintes quant à leur exposition à des centaines d’élèves chaque jour.

Dans le même temps, l’université Hébraïque de Jérusalem a fait savoir qu’elle commencerait le deuxième semestre de cette année une semaine plus tard et que tous les cours pour ses plus de 20 000 étudiants seraient menés à distance sur un service de vidéo en streaming, à partir du 22 mars.

Dans un communiqué, l’université a noté que le décalage de l’ouverture du semestre, qui devait commencer la semaine prochaine, visait à mettre en place son système d’enseignement à distance sur ses deux campus à Givat Ram et au mont Scopus.

« L’université continue ses activités de recherche et les campus seront ouverts, notamment les bibliothèques et les unités administratives », précisait le communiqué.

Les examens pour le premier semestre, qui sont prévus pour la semaine prochaine auront lieu comme prévu, sauf qu’il n’y aura pas plus de 100 étudiants dans chaque salle d’examen.

L’université avait déjà commencé à développer l’option de l’enseignement à distance par précaution devant l’éventualité d’autres restrictions sur les rassemblements publics, afin de permettre à des dizaines d’enseignants et d’étudiants, qui sont en quarantaine après des voyages à l’étranger, de continuer à suivre les études. Jusqu’à l’annonce de jeudi, l’université envisageait d’ouvrir le semestre comme prévu.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu dit aux Israéliens de s’assurer qu’ils utilisent des mouchoirs quand ils toussent ou éternuent lors d’une conférence de presse sur le coronavirus au Bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 11 mars 2020. (Flash90)

Plus tôt, le ministre de l’Education Peretz a organisé une réunion d’urgence au ministère de Jérusalem pour discuter sur l’impact du virus sur le système scolaire.

« Conformément à une décision du ministère de la Santé et du Conseil national de sécurité, il n’y a pas besoin d’annuler les cours dans les conditions actuelles, avait déclaré Peretz dans un communiqué après la réunion. Nous ne prenons aucun risque inutile et, d’un autre côté, nous préservons la routine avec des instructions claires [sur comment procéder] ».

Peretz avait également réagi à la question de « fake news » qui pourraient propager des fausses informations sur les fermetures d’écoles.

« Ne croyez pas toutes sortes de fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux – une décision officielle – s’il y en a une – pourrait uniquement venir du bureau du porte-parole du ministère », a-t-il dit.

« Toute personne qui se sent malade, même un tout petit peu, ne devrait pas aller à l’école, a déclaré Peretz. Aussi bien les enseignants que les élèves : ne prenez pas de risques. Au final, ce sont ces petites mesures qui aideront à réduire la propagation de l’épidémie, » avait demandé Peretz.

Le ministre de l’Education Rafi Peretz, au centre, lors d’une réunion d’évaluation concernant la propagation du coronavirus au ministère de l’Education à Jérusalem,le 12 mars 2020. (Ministère de l’Education)

Le ministère a donné l’instruction aux professionnels de l’enseignement de prendre certaines mesures, notamment renforcer l’hygiène personnelle parmi le personnel et les élèves, de s’assurer que les toilettes restent propres et étudier la possibilité de fournir à toutes les écoles des gels désinfectants.

En outre, Peretz a déclaré que les élèves devraient être encouragés à se rassembler uniquement en petits groupes lors de récréations et que les voyages scolaires devraient être limités à moins de 100 participants.

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