Covid-19: Plus de 90 000 cas en Israël, mais une tendance à la baisse se profile
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Covid-19: Plus de 90 000 cas en Israël, mais une tendance à la baisse se profile

Le gouvernement a dit qu'il se préparait à un éventuel confinement, mais le pourcentage de tests positifs affiche un déclin par rapport à la semaine dernière

Une infirmière procède à une injection, dans la plus grand étude du monde sur un possible vaccin du COVID-19, développé par le National Institutes of Health and Moderna Inc., le 27 juillet 2020 à Binghamton, NY. (AP Photo/Hans Pennink)
Une infirmière procède à une injection, dans la plus grand étude du monde sur un possible vaccin du COVID-19, développé par le National Institutes of Health and Moderna Inc., le 27 juillet 2020 à Binghamton, NY. (AP Photo/Hans Pennink)

Vendredi matin, le nombre de cas confirmés du coronavirus en Israël a dépassé le seuil des 90 000. Les autorités se prépareraient à un éventuel confinement national si le taux d’infection ne baissait pas.

Le ministère de la Santé a enregistré 1 739 nouvelles infections et 14 décès sur les dernières 24 heures, portant à 90 472 le nombre total de cas, avec 23 665 cas actifs.

Le bilan des pertes humaines a augmenté à 657.

Le nombre de cas graves était à 377, en baisse de 9 cas par rapport à jeudi matin. Parmi eux, 110 étaient sous respirateur.

158 autres patients étaient dans un état modéré, et le reste avait des symptômes légers au aucuns symptômes.

Le ministère a déclaré que 26 854 tests du coronavirus étaient revenus jeudi, dont 6,1 % étaient positifs. Le pourcentage de résultats positifs était en baisse constante depuis la semaine dernière après avoir atteint 9,3 % le 8 août.

Pourtant, lors d’une réunion du cabinet du coronavirus jeudi soir, le chef du Conseil national de sécurité Meir Ben-Shabbat a proposé un nouveau confinement généralisé pour endiguer l’épidémie, a rapporté la Treizième chaîne.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a demandé de préparer un plan d’ici une semaine pour peut-être imposer un confinement généralisé si le taux d’infection reste haut, expliquait le reportage, sans donner de source.

Le professeur Ronni Gamzu s’exprime lors d’une conférence de presse au ministère de la Santé, le 23 juillet 2020. (Capture d’écran)

Ronni Gamzu, en charge de la crise du coronavirus, a cependant noté qu’il s’agissait seulement d’un plan d’urgence, et qu’il n’y avait aucune intention de fermer l’économie, selon le rapport.

La députée du Likud Yifat Shasha-Biton, chef de la commission Corona de la Knesset, aurait appelé à l’ouverture des événements culturels car « la crise économique et l’isolement social ne sont pas moins graves et moins dangereux que la crise sanitaire ».

Elle a déclaré que les prédictions alarmistes qu’il y aurait 1 000 patients dans un état grave d’ici deux semaines si les salles de sport, les restaurants et les piscines rouvraient, ne s’étaient pas concrétisées.

Entre temps, le ministre de la Santé a appelé le public à éviter la ville druze de Yarka en Galilée de l’ouest à cause de son taux élevé d’infection. Il y a actuellement 274 cas actifs dans la ville sur une population d’environ 17 000 personnes.

Jeudi, le ministre de la Défense Benny Gantz a approuvé le rappel de 3 000 réservistes pour aider l’armée dans sa réponse à l’épidémie de coronavirus, a déclaré son bureau.

La majorité de ces réservistes viendra du Front intérieur de Tsahal, qui comprend le « Commandement coronavirus » récemment formé au sein de l’armée. Il s’agit d’une unité chargée de mener des enquêtes épidémiologiques et d’améliorer les efforts du pays pour identifier et isoler les porteurs de la maladie et ceux qui ont pu être en contact avec le virus.

Le Premier ministre en alternance et ministre de la Défense Benny Gantz s’adresse aux médias devant son domicile à Rosh HaAyin, le 9 août 2020. (Autorisation : Tomer Neuberg / Flash90)

Ce dernier rappel venait en supplément des 3 000 réservistes que Gantz avaient rappelés le 2 août, a confirmé son bureau.

Selon l’ordre de Gantz, l’armée maintiendra ces 6 000 réservistes en service jusqu’au 17 septembre.

Pourtant, un acteur clef dans les efforts du pays pour lutter contre le virus et casser les chaînes de transmission pourrait bien s’arrêter. En effet, un syndicat représentant les employés de laboratoires financés par l’Etat a indiqué jeudi qu’il pourrait appeler à une grève, bloquant potentiellement le test de milliers d’échantillons suspects du coronavirus chaque jour.

Le groupe cherche à obtenir de meilleures conditions de travail et a déclaré qu’il était submergé par l’afflux de tests du coronavirus. Le ministère des Finances a refusé de céder, embourbant les négociations, a affirmé le syndicat.

« La crise avec le Trésor pourrait bien conduire à l’arrêt des tests du coronavirus et, ce qui est tout autant dramatique, à l’arrêt d’autres laboratoires, paralysant le système de santé », a déclaré la représentante du syndicat Esther Admon, selon le site d’information Walla.

Le site Globes a rapporté que les employés des laboratoires financés par l’Etat gagnent seulement 31 shekels (7,7 euros) de l’heure, soit un quart de ce que les employés des laboratoires privés peuvent gagner. Le syndicat a déclaré que ces petits salaires rendaient impossible d’attirer de nouveaux employés ou de garder ceux qui travaillaient déjà là.

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