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D’autres tentatives de cyberattaques contre des hôpitaux israéliens déjouées

L'administration de la cybersécurité et le ministère de la Santé expliquent que "des évaluations précoces et une réponse rapide" ont stoppé les piratages

Une salle de coronavirus à l'hôpital Shaare Zedek à Jérusalem le 23 septembre 2021 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90
Une salle de coronavirus à l'hôpital Shaare Zedek à Jérusalem le 23 septembre 2021 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90

Un certain nombre de cyberattaques visant des hôpitaux israéliens et des centres de soins ont été identifiées et déjouées ce week-end, ont fait savoir l’administration de la cybersécurité et le ministère de la Santé, dimanche.

« Des évaluations précoces et une réponse rapide de l’administration et des personnels, sur le terrain, ont mis un terme à ces tentatives et aucun dégât n’a été enregistré », a noté un communiqué conjoint.

Il est difficile de dire pour le moment quel a été le type de cyberattaque qui a pris pour cible les hôpitaux et autres dispensaires, ou qui a été à leur origine.

L’administration et le ministère de la Santé ont aussi déclaré que, ces dernières semaines, l’administration avait fait en sorte de « renforcer le niveau de cyber-protection tout en identifiant les nouvelles vulnérabilités » apparues dans le secteur de la santé.

Les tentatives d’attaques du week-end ont eu lieu après que l’établissement Hillel Yaffe de Hadera a été lui-même touché par une attaque au rançongiciel majeure, paralysant ses systèmes informatiques.

Le communiqué conjoint de dimanche a indiqué que le ministère de l’administration œuvraient encore à rétablir les systèmes « de manière graduelle et sûre, et dans les meilleurs délais ».

Certaines interventions chirurgicales ont été annulées à l’hôpital suite à  l’attaque mais la plus grande partie du travail a pu continuer. Les personnels utilisent des systèmes alternatifs issus des technologies de l’information – ou l’écriture à la main.

Une salle d’hôpital de Hillel Yaffe le 14 octobre 2021, alors que le personnel tente de se débrouiller sans les systèmes informatiques habituels (Crédit : avec l’aimable autorisation de l’hôpital Hillel Yaffe).

Une attaque au rançongiciel implique le piratage d’un réseau appartenant à une entité. Les hackers encryptent ensuite les données et exigent une rançon – habituellement versée en crypto-devises – en échange de la clé originale permettant de débloquer le réseau. Mais en tant qu’hôpital public, il a été interdit à Hillel Yaffe de payer une rançon, selon la Douzième chaîne.

La semaine dernière, l’administration nationale chargée de la cybersécurité avait émis une mise en garde générale aux entreprises israéliennes en leur demandant d’être vigilantes face à de potentielles cyberattaques, alors que le pays connaît une recrudescence des tentatives de piratage.

De nouvelles données rendues publiques jeudi ont suggéré qu’Israël était le pays le plus touché par les attaques au rançongiciel depuis 2020.

La semaine dernière, Microsoft a indiqué avoir identifié un groupe de hackers iraniens qui utilisent les produits développés par le géant technologique pour prendre pour cible des compagnies israéliennes et américaines du secteur de la Défense, ainsi que des firmes ayant des activités de transport maritime au Moyen-Orient.

De plus, Google a mis en garde contre une recrudescence des attaques des pirates informatiques soutenus par des États étrangers, se focalisant sur des « campagnes notables » menées par un groupe lié aux Gardiens de la révolution iraniens.

De nombreuses cyberattaques présumées contre Israël ont été rapportées ces dernières années – notamment une qui avait visé ses infrastructures du secteur de l’eau en 2020. Cela fait des années qu’Israël et l’Iran mènent une guerre de l’ombre et l’État juif consacre l’essentiel de ses efforts – avec notamment de multiples cyberattaques présumées – à saboter le programme nucléaire développé par la république islamique.

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