Des auteurs affirment avoir résolu l’énigme de la peinture volée par Hitler
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Des auteurs affirment avoir résolu l’énigme de la peinture volée par Hitler

Pendant des décennies, le panneau manquant de l’Adoration de l’Agneau mystique a été recherché par des enquêteurs, y compris des officiers nazis pendant la Seconde Guerre mondiale

Des ouvriers dans une nacelle à côté de la reproduction géante de l'oeuvre de 'l'Adoration de l'Agneau mystique' du peintre flamand Jan van Eyck pendant la rénovation de la cathédrale Saint-Bavo de Gand, en Belgique, le 13 mars 2014 (Crédit : AP Photo/Yves Logghe)
Des ouvriers dans une nacelle à côté de la reproduction géante de l'oeuvre de 'l'Adoration de l'Agneau mystique' du peintre flamand Jan van Eyck pendant la rénovation de la cathédrale Saint-Bavo de Gand, en Belgique, le 13 mars 2014 (Crédit : AP Photo/Yves Logghe)

Les deux auteurs ont affirmé avoir découvert l’endroit où se trouve le panneau, perdu depuis longtemps, de l’Adoration de l’Agneau mystique d’Hubert et Jan van Eyck, une peinture à l’huile achevée en 1432 qui représente l’histoire de Jésus.

Lors d’une conférence de presse dans la ville flamande de Gand en Belgique, Marc de Bel et Gino Marchal ont affirmé qu’ils pensent que la pièce est cachée sous une place de la ville, selon un article du Guardian.

Les autorités de la ville de Gand ont indiqué qu’elles mènent une enquête sur ces déclarations.

Composé de 12 panneaux en chêne peints des deux côtés, le chef-d’œuvre était très populaire en Europe quand il a été réalisé. Il attirait les aristocrates de l’époque à la Cathédrale St Bravo à Gand qui se pressaient pour l’admirer.

En 1934, deux panneaux ont été volés. Un panneau – intitulé St Jean Baptiste – a été retrouvé enveloppé dans du papier kraft dans la bagagerie d’une gare de Bruxelles. Ce n’était pas le signe de la mauvaise conscience du voleur : il s’agissait juste d’un stratagème pour prouver que le voleur avait bien le deuxième panneau, intitulé Les Juges Justes. Une note demandait un million de francs belges, une somme énorme à l’époque, pour restituer le tableau.

L’évêque local a seulement pu réunir une partie de la rançon demandée, d’autres lettres d’extorsion ont donc suivi.

Un restaurateur d’oeuvres, visible en arrière-plan, inspecte l’un des panneaux de l’Adoration de l’Agneau mystique au musée des Beaux-arts de Gand, en Belgique, le 11 octobre 2012 (Crédit : AP Photo/Yves Logghe)

Depuis lors, la Belgique s’est lancée dans une chasse au trésor longue de plusieurs décennies. Cette recherche a attiré toutes sortes de détectives, aussi bien des chauffeurs de taxis, que des informaticiens, des avocats ou des inspecteurs de police retraités.

Malgré toutes les méthodes utilisées, l’objet n’était jamais retrouvé. Des enquêteurs amateurs ont même percé des trous dans des monuments importants de la ville, pensant que le panneau pouvait s’y trouver.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le retable, convoité par Adolf Hitler, a été caché en France, mais a été trouvé et pris par les nazis, qui ont ensuite dissimulé les panneaux dans une mine de sel en Autriche.

Les oeuvres ont ensuite été retrouvées par l’armée américaine qui les a renvoyées à Gand.

« Le bureau du procureur public prend cette théorie très au sérieux », a déclaré le maire de Gand Daniel Termont, selon un article du Guardian.

« Si cette nouvelle théorie n’était rien d’autre qu’un coup médiatique pour promouvoir un livre, je n’aurais jamais coopéré, et la mairie n’aurait jamais mis à disposition la salle du conseil pour une conférence de presse ».

Termont a demandé aux résidents de ne pas mener les fouilles eux-mêmes. « Cela va peut-être sembler ridicule, mais s’il-vous-plaît, ne creusez aucun trou dans le Kalandeberg. C’est le travail de la police et du bureau du procureur public », a-t-il indiqué, selon le Guardian.

D’ailleurs, l’endroit exact du panneau n’a pas été révélé au public.

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