Des images d’une caméra montrent des combattants de l’EI désorientés, fuyant
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Des images d’une caméra montrent des combattants de l’EI désorientés, fuyant

Une vidéo de l’Etat islamique, obtenue par Vice, révèle des scènes de panique alors qu’un véhicule est frappé par une roquette tirée par des peshmergas en Irak

Capture d'écran d'une vidéo qui aurait été prise par une caméra d'action portée sur la tête par un combattant de l'Etat islamique au cours d'un combat contre les forces peshmerga en Irak, en mars 2016. (Crédit photo : capture d'écran : YouTube)
Capture d'écran d'une vidéo qui aurait été prise par une caméra d'action portée sur la tête par un combattant de l'Etat islamique au cours d'un combat contre les forces peshmerga en Irak, en mars 2016. (Crédit photo : capture d'écran : YouTube)

De nouvelles images montrant des combattants de l’État islamique au combat révèlent de la confusion et un retrait alors qu’ils affrontent des troupes peshmergas kurdes dans le nord de l’Irak.

Vice News dit que la vidéo a été prise à partir de la caméra GoPro d’un combattant tué en mars lors d’une bataille à quelque 50 kilomètres (30 miles) de la ville de Mossoul, qui depuis juin 2014 est aux mains de l’État islamique.

Vice ne précise pas comment il est entré en possession des images.

Dans la vidéo, on peut voir une poignée de combattants habillés dans une sorte d’uniforme de couleur sable à l’intérieur d’un véhicule militaire, se démener pour trouver le bon armement alors qu’ils engagent le combat avec les peshmergas.

« Passe-moi une autre roquette », dit l’un. « Une roquette, une roquette. »

La vidéo montre ensuite une main s’étendant vers le bas pour localiser la roquette parmi une collection de sacs, fusils et autres objets divers.

« Les roquettes pour [tirer sur] les gens ou les véhicules blindés ? » demande une voix paniquée, avant que la main n’ouvre un sac de ce qui semble être des petites roquettes.

« Prends-le, Abu Abdullah », lance une autre voix.

La caméra coupe alors pour passer à un combattant lui aussi hurlant.

« Les douilles nous touchent », crie-t-il.

Un combattant tenant ce qui semble être un lance-roquettes d’épaule fait feu à distance, recouvrant l’intérieur du véhicule de débris.

« Bon travail, mais tu nous as rôtis nous aussi », dit un de ses compagnons alors que la fumée de la roquette sature l’air.

« Où est l’autre roquette ? » demande alors un combattant. « Passez-moi une roquette, une roquette. »

« C’est quoi toi problème, Abu Hajaar? » crie l’un des combattants. « Donne-moi les bombes, Abu Abdullah », poursuit-il, avant de le réprimander pour avoir utilisé par erreur le mauvais explosif.

Après plusieurs tentatives, la mèche de la bombe est maladroitement allumée avec ce qui semble être un briquet Zippo ; une nouvelle explosion remplit à nouveau le véhicule au toit ouvrant avec de la fumée, et la lutte pour les roquettes recommence.

« Enlève le capuchon de sécurité de la roquette », indique un combattant à un autre, quelques secondes avant que le véhicule ne soit frappé par une roquette de peshmergas, tuant le conducteur. Les combattants survivants de l’Etat islamique fuient le véhicule et commencent à tirer sur l’ennemi, depuis leur position sur le terrain. Ils se retirent alors de la bataille.

Mossoul, la deuxième ville d’Irak, a été la première grande ville à tomber entre les mains des hommes de l’Etat islamique au cours de leur attaque éclair, en juin 2014, lorsque le groupe a balayé de vastes zones dans le nord et l’ouest du pays.

A ce jour, Mossoul reste sous contrôle de l’Etat islamique alors que les forces irakiennes – aidées par les frappes aériennes de la coalition internationale menée par les Etats-Unis, avec le soutien également des miliciens chiites et des combattants sunnites pro-gouvernementaux – bataillent pour récupérer le terrain perdu. Les forces peshmergas kurdes irakiennes se battent contre les militants de l’Etat islamique, au nord et à l’est de la ville.

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