Des voitures palestiniennes incendiées dans un crime de haine présumé
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Des voitures palestiniennes incendiées dans un crime de haine présumé

Cinquante voitures auraient été incendiées dans des villages du nord de la Cisjordanie ; des tags font référence aux restrictions imposées aux résidents d'implantations voisines

Une voiture incendiée dans un crime de haine présumé dans le village de Qabalan en Cisjordanie, le 22 novembre 2019. (Crédit : Municipalité de Qabalan)
Une voiture incendiée dans un crime de haine présumé dans le village de Qabalan en Cisjordanie, le 22 novembre 2019. (Crédit : Municipalité de Qabalan)

Des voitures ont été retrouvées en cendres vendredi matin dans plusieurs villages palestiniens de Cisjordanie dans le cadre d’un crime de haine qui aurait été commis par des résidents juifs d’implantations.

En plus des véhicules brûlés, des étoiles de David et d’autres tags ont été découverts sur des bâtiments des villages.

Ces actes de vandalisme se sont produits à Qabalan, Beit Dajan, Majdal Bani Fadil et ad-Dik, a rapporté l’organisation anti-raciste Tag Meir.

Au total, cinquante voitures ont été vandalisées, d’après le site d’informations Walla.

La police indique avoir ouvert une enquête et que les enquêteurs s’apprêtaient à se rendre dans les villages concernés pour récolter des preuves.

Parmi les tags retrouvés : « zone militaire fermée », une référence aux restrictions imposées dernièrement par l’armée à l’implantation voisine de Yitzhar.

« Jusqu’à quand, les terroristes seront traités avec des gants de soie ? », a dénoncé Tag Meir sur sa page Facebook.

הלילה בשומרון פשע שנאה ״תג-מחיר״ בארבעה יישובים פלסטינים: קבלאן, מג׳דל בני פאצ׳ל, א-דיכ ובית דג׳ן. הפושעים הציתו כלי רכב…

פורסם על ידי ‏תג מאיר: אור במקום טרור‏ ב- יום חמישי, 21 בנובמבר 2019

Ce vandalisme survient dans un contexte de recrudescence des violences à l’égard des Palestiniens et des forces de sécurité israéliennes par les « jeunes des collines ». La plupart de ces faits se sont concentrés autour de Yitzhar.

Les résidents de cette implantation affirment que les tensions entre eux et les soldats israéliens ont commencé à croître lorsque le Commandement central de l’armée a signé une ordonnance administrative interdisant à un habitant de Kumi Ori, un avant-poste relevant de Yitzhar, d’entrer en Cisjordanie. Un cadre de la défense a fait svaoir que Neria Zarog, 21 ans, était impliqué dans des violences contre les soldats et les Palestiniens.

Neria Zarog s’attache à une scie circulaire à
Yitzhar pour éviter d’être arrêté pour avoir enfreint un ordre administratif, le 10 novembre 2019. (Crédit : Honenu)

Arrêté le mois dernier, ce dernier réfute les accusations.

Le vandalisme contre les Palestiniens et les forces de sécurité israéliennes sont désignées attaques « de prix à payer », leurs auteurs clamant qu’il ne s’agit que de représailles contre des violences palestiniennes ou des politiques gouvernementales jugées hostiles au mouvement des implantations.

Malgré les dizaines de crimes de haine ayant ciblé des Palestiniens et leurs biens au cours de l’année dernière, les interpellations ont été extrêmement rares. Des organisations de droits humains déplorent la rareté encore plus grande des condamnations, la majorité des charges dans de telles affaires étant abandonnées.

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