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Deux Arabes israéliens arrêtés pour activités liées au Hezbollah – Shin Bet

Les deux hommes auraient trafiqué des armes et programmé un kidnapping, rencontrant des agents du groupe terroriste en Turquie

Sultan Atallah, 55 ans, et Rami Shammi, 33 ans, arrêtés pour avoir coopéré avec le Hezbollah en février 2022. (Shin Bet)
Sultan Atallah, 55 ans, et Rami Shammi, 33 ans, arrêtés pour avoir coopéré avec le Hezbollah en février 2022. (Shin Bet)

Deux citoyens israéliens résidant en Galilée ont été arrêtés le mois dernier pour avoir agi pour le compte du Hezbollah ou sur ordre de l’Iran, a annoncé dimanche le service de sécurité du Shin Bet.

Les deux hommes – Sultan Atallah, 55 ans, originaire de Yarka et Rami Shammi, 33 ans, de Jadeidi-Makr- auraient été précédemment condamnés pour trafic de drogue depuis le Liban.

Les deux hommes étaient en contact, en Turquie, avec un trafiquant de drogue libanais lié au Hezbollah déjà emprisonné en Israël.

En novembre, les deux hommes avaient rencontré l’agent du Hezbollah avant d’être invités à faire passer clandestinement des armes afin de les cacher pour que d’autres membres du Hezbollah en Israël puissent ensuite s’en emparer.

Ils leur avait également été demandé à cette occasion de préparer le terrain pour des attaques terroristes en Israël, d’identifier des sites sensibles sur lesquels que le Hezbollah pourrait prendre pour cible à l’aide de missiles et même de procéder à un enlèvement en Israël.

Une mitrailleuse de type MP5 a été saisie pendant l’enquête auprès des suspects.

Cette infographie publiée par l’armée israélienne montre des détails sur les agents du Hezbollah et sur les citoyens israéliens qui seraient à l’origine d’un trafic présumé. (Crédit : Armée israélienne)

« Cette affaire illustre les efforts livrés par les terroristes iraniens et autres qui cherchent à exploiter les citoyens arabes et druzes d’Israël », a commenté un haut-responsable du Shin Bet. « Les citoyens qui reçoivent des demandes provenant d’éléments terroristes sont appelés à en informer les autorités pour éviter une situation où ils sont susceptibles de se retrouver eux-mêmes impliqués dans des situations sécuritaires graves ».

Atallah et Shami vont être été inculpés dimanche par le tribunal du district du nord à la suite de l’enquête menée conjointement par le Shin Bet, Tsahal et la police israélienne, ont déclaré des responsables israéliens.

« Au cours de l’année passée, l’axe chiite dirigé par le régime iranien et ses groupes terroristes mandataires dans tout le Moyen- Orient a activement fait la promotion des attentats et du trafic d’armes en direction Israël », a fait savoir l’armée israélienne dans un communiqué.

Les militaires ont précisé qu’ils avaient mis en place un groupe de travail avec la police et les autres autorités concernées pour tenter de régler le problème du trafic d’armes en augmentation ces derniers mois.

Des dizaines d’armes à feu saisies lors d’une opération de contrebande en provenance du Liban, le 10 juillet 2021. (Crédit : Tsahal)

Les responsables israéliens ont noté que c’était un officiel du Hezbollah, Hajj Khalil Harb, qui était responsable de coordonner les tentatives de trafic au nord d’Israël. Harb, qui serait un proche conseiller du chef terroriste du Hezbollah, Hassan Nasrallah, est accusé d’avoir personnellement donné ses instructions à l’agent du Hezbollah qui avait rencontré les deux suspects au mois de novembre.

Alors que le Liban affronte actuellement une crise financière majeure, le Hezbollah préfère fournir des armes à d’autres acteurs pour toucher Israël au cœur de son territoire plutôt que de mener des agressions directes sur la frontière, ont estimé les responsables.

De son côté, un officiel du secteur de la sécurité a averti dimanche que l’Iran cherchait à se venger d’Israël pour les différentes actions de l’État juif contre la république islamique en transférant des armes à des « cellules dormantes » du Hezbollah avec pour objectif de s’en prendre à de hauts-responsables, à des officiers et à des politiciens israéliens.

Au mois de juillet, les troupes israéliennes avaient intercepté ce qui avait été la tentative la plus importante de trafic d’armes à la frontière avec le Liban.

Les responsables de la police avaient indiqué que ces armes étaient destinées aux organisations criminelles dans la communauté arabe – où elles seraient également mises à la disposition d’éventuels terroristes si une nouvelle escalade des violences devait avoir lieu entre Juifs et Arabes.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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