Eisenkot : « Je m’associerai au Shas s’il accepte mes principes »
Eisenkot qui - comme c'est le cas de la base électorale du parti - est d’origine mizrahi, a ajouté que sa mère avait voté pour le Shas pendant 30 ans - et que "ça n'a pas été simple" de la rallier à sa faction centriste
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Gadi Eisenkot, le principal candidat en lice pour détrôner le Premier ministre Benjamin Netanyahu, s’est dit prêt à former une coalition avec le parti séfarade haredi Shas si ce dernier devait accepter de respecter les trois principes fondamentaux de sa nouvelle formation politique.
Eisenkot qui, comme c’est le cas de la base électorale du Shas, est d’origine mizrahi, a ajouté que sa mère avait voté pour le Shas pendant 30 ans. Il a fait remarquer avec humour qu’il « n’a pas été simple » de la convaincre de changer d’allégeance pour rejoindre son parti centriste, Yashar.
Eisenkot exige que tout potentiel partenaire de coalition reconnaisse Israël comme un État juif et démocratique, qu’il adhère aux valeurs de la Déclaration d’indépendance et qu’il s’engage à ce que tous les Israéliens effectuent leur service national.
Le Shas, tout comme le parti ultra-orthodoxe ashkénaze Yahadout HaTorah, a exercé des pressions en faveur de l’adoption d’une loi consacrant le principe de l’exemption généralisée de service militaire en faveur des jeunes hommes haredim. Une insistance qui a conduit de nombreux responsables politiques de l’opposition à exclure tout partenariat avec ces factions.
Dans une interview qu’il a accordée mercredi au journal haredi Kikar Hashabbat, Eisenkot s’est montré ouvert à un partenariat avec le Shas si ce dernier devait accepter ces principes.
« De nombreux électeurs du Shas servent » au sein de Tsahal, a-t-il affirmé.
« Je considère le Shas comme un possible partenaire à condition qu’il accepte nos trois principes fondamentaux », a-t-il ajouté. « Le Shas est un parti qui est censé transmettre un message positif ».
« Je connais les électeurs du Shas, je les rencontre, j’ai grandi avec certains d’entre eux », a-t-il continué.
Il a noté que le président du Shas, Aryeh Deri, faisait preuve d’une « compréhension des questions de sécurité » et qu’il a apporté des « contributions significatives » au cours de son mandat.
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