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Gantz va recevoir en urgence les nominés au poste de chef d’état-major de Tsahal

Le ministre de la Défense s'entretiendra avec les généraux Zamir, Halevi et Strick pour choisir le successeur d’Aviv Kohavi avant une éventuelle chute du gouvernement

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le chef d’état-major de Tsahal Aviv Kohavi (à gauche) et le ministre de la Défense Benny Gantz (à droite). (Crédit : Ariel Hermoni/ministre de la Défense)
Le chef d’état-major de Tsahal Aviv Kohavi (à gauche) et le ministre de la Défense Benny Gantz (à droite). (Crédit : Ariel Hermoni/ministre de la Défense)

Le ministre de la Défense, Benny Gantz, s’entretiendra dans les prochains jours avec trois hauts généraux israéliens, dans le cadre d’un processus accéléré de nomination du prochain commandant en chef de l’armée israélienne.

Les militaires sélectionnés par Gantz lundi sont Eyal Zamir, ex-chef d’état-major adjoint de Tsahal et actuellement chercheur dans un groupe de réflexion à Washington, Herzi Halevi, actuel chef de cabinet adjoint et Yoel Strick, ex-commandant des forces terrestres de l’armée, également chercheur au sein d’un autre groupe de réflexion à Washington.

Selon un calendrier publié par son cabinet, Gantz s’entretiendra avec Zamir samedi soir, Strick mardi et Halevi mercredi, afin de « s’assurer de leur disponibilité pour le poste et les entendre sur la question de l’avenir de Tsahal et des fonctions de chef d’état-major ».

Le cabinet de Gantz avait dans un premier temps annoncé que les entretiens auraient lieu « dans les prochaines semaines ».

Gantz s’entretiendra également avec d’anciens hauts responsables de la défense « pour d’autres consultations », a ajouté son cabinet, « et si nécessaire, il reverra les nominés en entretien ».

Le mandat de quatre ans de l’actuel chef d’État-Major de Tsahal, le lieutenant-général Aviv Kohavi, doit prendre fin en janvier 2023. Le poste est habituellement d’une durée de trois ans, prorogeable d’une année, voire deux en de très rares occasions. La plupart des chefs de l’armée occupent le poste durant quatre ans.

(De gauche à droite) Photographies officielles non datées des major-généraux Eyal Zamir, Herzi Halevi et Yoel Strick. (Crédit : Armée israélienne)

Kohavi a été nommé chef de Tsahal en octobre 2018, trois mois avant son entrée en fonction. Avant lui, Gadi Eisenkot avait été nommé en novembre 2015, également trois mois avant sa prise de fonctions.

La raison de ces consultations précoces est liée à l’instabilité du gouvernement israélien, qui a perdu lundi un autre membre de la coalition. Gantz devrait nommer un successeur à Kohavi dans les semaines qui viennent afin de s’assurer d’avoir d’ores et déjà nommé le prochain chef militaire.

En vertu de la loi, les profils des nominés au poste de chef du gouvernement et autres postes de haut niveau tels le commandant de la police ou le gouverneur de la Banque d’Israël, doivent être examinés par la commission consultative des nominations de haut rang. À l’issue de cet examen, un vote du gouvernement viendra confirmer la nomination.

Halevi serait le favori, mais il se pourrait que Zamir soit considéré comme un bon outsider. Halevi et Kohavi ont commencé leur carrière militaire dans la même unité de parachutistes, et tous deux ont plus tard également été à la tête de la Direction du renseignement militaire de Tsahal.

Avant d’être nommé au poste de chef d’état-major adjoint, Halevi, 54 ans, dirigeait le Commandement du sud. Il a, à ce poste, supervisé un grand nombre de combats entre Israël et les terroristes dans la bande de Gaza, entre 2018 et 2019.

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