Gantz : la politique de Netanyahu à Gaza est un signe de faiblesse pour l’Iran
Rechercher

Gantz : la politique de Netanyahu à Gaza est un signe de faiblesse pour l’Iran

Le chef de Kakhol lavan s'engage à réintroduire des assassinats ciblés s'il est élu, affirme qu'il n'hésitera pas à utiliser la puissance militaire israélienne en cas de besoin

Le chef du parti Kakhol lavan, le député Benny Gantz, prend la parole lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 26 juin 2019. (Flash90)
Le chef du parti Kakhol lavan, le député Benny Gantz, prend la parole lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 26 juin 2019. (Flash90)

Le chef du parti Kahlol lavan, le député Benny Gantz, a critiqué lundi la politique du gouvernement face à la violence dans la bande de Gaza, affirmant qu’elle a diminué la dissuasion d’Israël et est interprétée par l’Iran comme un signe de faiblesse.

Les dirigeants de l’opposition ont intensifié leurs attaques contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu sur la question de Gaza, qui a vu Israël accepter la semaine dernière des concessions économiques pour l’enclave palestinienne en échange de la réduction de la violence transfrontalière par ses dirigeants du Hamas, en particulier des incendies par ballons qui ont causé des feux de brousse dans les zones autour de la frontière de Gaza.

Il est arrivé que la violence dégénère et atteigne les limites de la guerre ouverte, les Palestiniens tirant des barrages de roquettes sur Israël, qui a répondu par des frappes aériennes contre des cibles terroristes.

« La dissuasion a été remplacée par un bégaiement qui ne recourt pas à la puissance offensive d’Israël », a déclaré M. Gantz lors de la 19e Conférence de Herzliya sur la sécurité. « Les implications des politiques menées par le Premier ministre s’étendent également à d’autres régions et arènes ».

« Les Iraniens à Téhéran suivent aussi cette politique. Le comportement de Netanyahu à Gaza transmet un message de faiblesse. Elle influence la détermination iranienne à ébranler la stabilité au Moyen-Orient. »

Un soldat israélien éteint un feu causé par un ballon incendiaire lancé depuis Gaza, près du kibboutz Nahal Oz, le 26 juin 2019. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

M. Gantz s’est engagé à adopter une approche différente de la question s’il est élu Premier ministre lors des élections du 17 septembre prochain.

« Nous allons pilonner par les airs et reprendre les assassinats ciblés », a dit M. Gantz, faisant référence à la tactique d’assassinat controversée qu’Israël n’a utilisée qu’une seule fois à Gaza depuis 2014, dans un contexte de flambée de violence grave au début de cette année.

L’ancien commandant de Tsahal a déclaré qu’il s’efforcerait de renforcer une coalition internationale contre l’Iran et a juré que les Iraniens ne se doteraient pas d’armes nucléaires sous sa direction.

« Nous devons être prêts à agir – et si nécessaire, je n’hésiterai pas à utiliser la force d’Israël », a-t-il dit. « Ce ne sont pas que des menaces. Avec un ennemi comme l’Iran, vous ne devez pas cligner des yeux. Tout ce qui doit être fait doit l’être. C’est l’approche correcte, et elle n’est pas moins nécessaire dans la bande de Gaza. »

Avant que l’Iran ne signe un accord nucléaire avec les puissances mondiales en 2015 pour démanteler les aspects de son programme nucléaire susceptibles de servir à la fabrication d’armes, Israël aurait planifié des frappes sur les installations iraniennes pour l’empêcher d’obtenir des armes nucléaires.

Ces déclarations sont arrivées quelques heures après que la Syrie a accusé Israël d’avoir mené des frappes aériennes autour de Damas, qui auraient visé des installations militaires iraniennes.

Benny Gantz a exprimé son soutien à ces frappes, affirmant qu’elles étaient nécessaires pour empêcher l’Iran de prendre pied en Syrie sur le plan militaire.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...