Syrie : 15 morts, dont six civils, dans des frappes attribuées à Israël – OSDH
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Syrie : 15 morts, dont six civils, dans des frappes attribuées à Israël – OSDH

Damas dit avoir intercepté plusieurs missiles entrants lancés depuis l'espace aérien libanais ; l'OSDH indique que des cibles iraniennes ont été visées ; Tsahal n'a pas commenté

Une explosion près de Damas, le 1 juillet 2019, attribuée à Israël par la Syrie. (Crédit : Twitter)
Une explosion près de Damas, le 1 juillet 2019, attribuée à Israël par la Syrie. (Crédit : Twitter)

Six civils et neuf combattants prorégime ont péri durant des frappes israéliennes dimanche en Syrie, a rapporté lundi l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Les combattants ont été tués lors de raids menés tard dimanche près de Damas et dans la province de Homs (centre), selon l’OSDH.

« On ne sait pas si les civils ont été tués dans les frappes israéliennes, par des éclats de missiles tombant sur la zone, ou encore par l’énorme pression causée par les explosions », a indiqué l’Observatoire.

Selon cette ONG qui dispose d’un réseau de sources à travers le pays en guerre, les frappes ont touché plusieurs positions iraniennes près de la capitale syrienne et visé un centre de recherche et un aéroport militaire à l’ouest de la ville de Homs, où des combattants du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah et des Iraniens sont déployés.

L’un des combattants pro-régime tués était syrien, tandis que les autres venaient d’autres pays, a déclaré le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

L’agence de presse officielle syrienne, Sana, avait rapporté dans la nuit que quatre civils avaient été tués et 21 blessés par un bombardement israélien près de Damas. Elle a attribué ces morts à « l’agression sioniste ».

L’agence a précisé qu’un enfant de trois ans figurait parmi les civils tués et évoqué des frappes israéliennes près de Damas et à Homs.

Israël n’a pas fait de commentaires sur cette attaque, l’un des plus frappes les plus importantes de ces derniers mois, qui survient peu après un sommet tripartite avec la Russie et la Syrie, et portant sur les activités de Téhéran et sa présence militaire dans la région.

D’autres médias ont fait état de 50 blessés dans la frappe.

Si des centaines de victimes de blessés sont généralement imputés aux frappes israéliennes en Syrie, il s’agit généralement de soldats syriens, de troupes iraniennes et d’autres ressortissants étrangers liées aux milices pro-iraniennes. Il est rare que des civils soient touchés par ces attaques.

D’après l’agence Sana, la défense aérienne syrienne avait intercepté plusieurs missiles entrants lancés depuis l’espace aérien libanais.

« Nos défenses aériennes ont affronté des missiles ennemis tirés par des avions israéliens », a déclaré l’agence, citant une source militaire, selon laquelle ces frappes visaient « certaines de nos positions à Homs et près de Damas ».

Un projectile, ultérieurement identifié comme étant un missile sol-air syrien S-200 s’est écrasé dans une forêt du nord de Chypre lors des échanges de tirs avant l’aube, causant un incendie.

Sana n’a pas donné plus de précisions sur la localisation des positions visées.

Cependant, l’OSDH a annoncé que des frappes avaient eu lieu contre un centre de recherche et un aéroport militaire à l’ouest de Homs, où sont déployées des troupes du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah et des troupes iraniennes.

Le directeur de l’OSDH, Rami Abdelrahmane, a indiqué que ces frappes avaient fait des blessés parmi les troupes pro-iraniennes.

Dans la région de Damas, l’OSDH a déclaré que les frappes avaient ciblé les bases de la 91e Brigade où les Gardiens de la révolution ont leur siège, et un centre de recherche à Jamraya.

Située à 10 kilomètres au nord de Damas, Jamraya abrite plusieurs positions militaires et une branche du Centre de recherche et d’Études scientifiques de Syrie (SSRC).

A Google Earth view of a Syrian scientific facility in Jamraya, near Damascus, before it was allegedly struck by Israeli warplanes in late January. (photo credit: image capture from Google Earth)
Une vue de Jamraya, près de Damas, en Syrie, par Google Earth. (Crédit : capture d’écran Google Earth)

L’armée américaine, ainsi que la France, a imposé des sanctions au SSRC pour son rôle présumé dans la fabrication d’armes chimiques.

Des frappes israéliennes avaient frappé l’installation en mai 2013 et en février 2018.

L’OSDH a fait savoir que certaines explosions avaient été causées par des détonations dans des dépôts de munitions, et que de nombreuses ambulances s’étaient rendues sur place.

L’armée israélienne, qui ne commente que rarement les frappes, ne s’est pas exprimée.

Elle a récemment reconnu qu’elle avait mené des centaines de frappes aériennes en Syrie ces dernières années, sur des cibles liées à l’Iran, qui soutiennent le régime du président Bashar el-Assad dans la guerre civile.

Ces frappes sont survenues quelques heures après qu’une agence d’analyse d’imagerie satellite a fait savoir que le système de défense aérienne syrien S-300 semblait opérationnel, ce qui représente une menace pour la capacité d’Israël à viser les forces iraniennes et pro-iraniennes dans le pays.

Des images satellites diffusées par ImageSat International montrent que les quatre lanceurs de missiles S-300 sont en position verticale, à Massyaf, en Syrie, le 30 juin 2019. (Crédit : ImageSat International)

Jusqu’à maintenant, seuls trois des quatre lanceurs de missiles sol-air du pays étaient entièrement installés sur la base de Massyaf, au nord-ouest de la Syrie.

Israël avait menacé de détruire le système S-300 s’il était utilisé contre les avions de combat, quelles que soient les représailles russes.

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