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« Ils me tirent dessus » : L’appel d’Eden Yerushalmi avant son enlèvement le 7 octobre

Afin de faire pression sur les dirigeants pour un accord sur les otages, la famille de la barmaid de 24 ans toujours à Gaza partage des enregistrements glaçants du site Supernova sous attaque

Eden Yerushalmi a été pris en otage par des terroristes du Hamas à Gaza lors de la fête de Supernova le 7 octobre 2023 (Crédit : Autorisation)
Eden Yerushalmi a été pris en otage par des terroristes du Hamas à Gaza lors de la fête de Supernova le 7 octobre 2023 (Crédit : Autorisation)

La famille d’Eden Yerushalmi, détenue par le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza depuis le 7 octobre, a publié jeudi des enregistrements des appels désespérés qu’elle a passés alors qu’elle se cachait dans des arbustes près du kibboutz Reim avant son enlèvement.

« Je suis ici sous les tirs dans le sud. J’ai besoin de votre aide ! Je suis seule et je me cache dans les buissons », entend-on Yerushalmi expliquer à l’opératrice de la ligne d’urgence de la police, qui tente de lui envoyer un message SMS pour localiser l’appelante.

Tout au long de l’appel, qui a été diffusé jeudi par la Douzième chaîne, Eden demande à l’opératrice de se taire car des terroristes armés s’approchent de sa cachette. On entend des coups de feu et des voix en arrière-plan.

À un moment donné, l’opératrice lui demande si elle est seule et Eden répond : « Oui, mais c’est fini. Ils vont me tuer. Je suis morte. »

En plus de l’enregistrement, la Douzième chaîne a diffusé une interview de la mère et des deux sœurs de Yerushalmi, qui ont raconté leurs propres échanges téléphoniques avec leur fille et leur sœur pendant les quatre heures où elle a tenté d’échapper aux terroristes qui se livraient à un véritable carnage sur le site du festival Supernova.

« Maman, ils me tirent dessus, ils me tirent dessus ! », se souvient sa mère, Sarit Yerushalmi, racontant l’appel téléphonique de sa fille à 7 h 30 le 7 octobre. « Ils me tirent dessus. Je t’aime. »

Un des milliers de terroristes armés du Hamas venus de Gaza pour massacrer des centaines de personnes marche aux environs du festival de musique Supernova, près du kibboutz Reïm dans le désert du Neguev, dans le sud d’Israël, le 7 octobre. (Crédit : South First Responders/AFP)

La Douzième chaîne a également diffusé un enregistrement de l’appel que Sarit a passé à la ligne d’urgence ce matin-là.

« Ma fille vient de m’appeler. Elle est à une fête dans le sud et on leur tire dessus », dit-elle à l’opératrice. « S’il vous plaît, sauvez-les. Il y a beaucoup d’enfants là-bas. Oh, mon Dieu ! »

364 festivaliers ont été assassinés et plus de 40 autres ont été kidnappés et emmenés à Gaza le 7 octobre, lorsque 3 000 terroristes du Hamas ont déferlé sur Israël par terre, par air et par mer, tuant près de 1 200 personnes et prenant 252 otages, pour la plupart des civils, tout en se livrant à des actes particulièrement cruels et en commettant des agressions sexuelles.

Yerushalmi travaillait comme barmaid à la fête. Lorsque l’attaque a commencé, elle a appelé sa sœur aînée, Shani, qui est restée au téléphone avec elle pendant des heures, tout comme leur sœur cadette, May.

Une photo aérienne montrant le site abandonné du festival Supernova, près du kibboutz Reim, dans le désert du Negev, qui a été attaqué par des terroristes du Hamas, le 10 octobre 2023. (Crédit : Jack Guez/AFP)

« Au début, Eden s’est cachée dans une voiture. Elle nous a dit qu’elle faisait semblant d’être morte », a précisé Shani dans l’interview. Au bout d’un certain temps, elle a trouvé le courage de courir pour se mettre à l’abri et s’est cachée des terroristes derrière un arbuste.

« Restez avec moi, s’il vous plaît, je vous en supplie », dit-elle encore à son interlocutrice lors d’un appel séparé à la police. « Trouvez-moi, d’accord ? »

Eden était au téléphone avec sa sœur Shani lorsqu’elle a été prise en otage.

« Elle a dit qu’ils se rapprochaient d’elle, et nous les avons entendus approcher, puis elle a chuchoté : ‘Shani, ils m’ont attrapée' », se souvient-elle. « Et c’est ainsi que cela s’est terminé, après presque quatre heures au téléphone. »

La mère d’Eden a fait part des craintes de sa famille quant à son état de santé après presque neuf mois de captivité.

« Nous sommes très inquiets. Ce n’est pas un secret… Nous avons entendu dire que les femmes là-bas ont été victimes de harcèlement sexuel, et que les femmes peuvent tomber enceintes », a déclaré Sarit à la Douzième chaîne.

Un rapport des Nations unies (ONU) publié en mars a conclu à l’existence de preuves « claires et convaincantes » que des otages ont été violés pendant leur détention à Gaza et que ceux qui sont actuellement retenus en captivité continuent d’être victimes de tels abus. Les otages libérés lors d’une trêve fin novembre ont corroboré ces informations et indiqué que les femmes israéliennes détenues à Gaza étaient régulièrement victimes d’abus sexuels.

La famille de Yerushalmi a expliqué qu’elle avait décidé de diffuser les enregistrements afin de faire pression sur les décideurs pour qu’ils fassent avancer la libération des otages encore détenus à Gaza.

Des parents et des sympathisants des otages israéliens détenus dans la bande de Gaza par le groupe terroriste Hamas participent à une marche demandant leur libération près du kibboutz Urim, dans le sud d’Israël, le vendredi 12 janvier 2024. (Crédit : Ohad Zwigenberg/AP)

121 otages enlevés par le Hamas le 7 octobre dernier se trouveraient encore à Gaza – pas tous en vie – après la libération de 105 civils lors d’une trêve d’une semaine à la fin du mois de novembre, et la libération de quatre otages avant cette date. Trois otages en vie ont été secourus par les troupes, et les corps de 19 otages ont également été retrouvés, dont trois ont été tués par erreur par l’armée.

Tsahal a confirmé la mort de 37 des personnes encore détenues par le Hamas, citant de nouveaux renseignements et de nouvelles découvertes obtenus par les troupes opérant à Gaza.

Une autre personne est portée disparue depuis le 7 octobre et son sort est toujours inconnu.

Le Hamas détient également les corps des soldats de Tsahal tombés au combat, Oron Shaul et Hadar Goldin, depuis 2014, ainsi que de deux civils israéliens, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui seraient tous deux en vie après être entrés dans la bande de Gaza de leur propre chef, respectivement en 2014 et 2015.

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