Israël peut faire 15 000 tests de dépistage par jour, mais n’a plus de clients
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Israël peut faire 15 000 tests de dépistage par jour, mais n’a plus de clients

Faute d'un nombre suffisant de personnes ayant les symptômes du COVID-19 à dépister, les autorités prévoient un dépistage aléatoire dans les zones à haut risque

Une membre de l'équipe médicale de Shaare Zedek, portant un équipement de protection, prélève un échantillon sur une femme pour tester la présence du coronavirus (COVID-19), à l'extérieur de l'unité réservée au coronavirus à l'hôpital Shaare Zedek de Jérusalem, le 20 avril 2020. (Nati Shohat/Flash90)
Une membre de l'équipe médicale de Shaare Zedek, portant un équipement de protection, prélève un échantillon sur une femme pour tester la présence du coronavirus (COVID-19), à l'extérieur de l'unité réservée au coronavirus à l'hôpital Shaare Zedek de Jérusalem, le 20 avril 2020. (Nati Shohat/Flash90)

Israël a maintenant la capacité de tester quotidiennement jusqu’à 15 000 personnes pour le COVID-19, mais la demande a diminué car moins de cas suspects se présentent pour faire des prélèvements, a déclaré le ministère de la Santé mardi.

Israël s’efforce, comme de nombreux autres pays, d’augmenter le nombre de tests qu’il effectue par jour et, ces derniers jours, ce nombre est tombé en dessous de 10 000, ce qui coïncide avec une baisse marquée du nombre de cas confirmés signalés depuis le début de la semaine.

En raison d’une baisse des demandes de tests de dépistage du coronavirus et « d’une diminution du nombre de personnes présentant des symptômes qui souhaitent être testées », le ministère a déclaré que le nombre de personnes testées avait diminué, avec seulement 9 031 tests effectués samedi, dont 160 se sont révélés positifs au COVID-19.

Ce dimanche, 8 393 tests ont été effectués et 88 personnes ont été déclarées positives. Lundi, 9 546 tests ont été effectués et 110 personnes ont été déclarées positives.

Le ministère a annoncé qu’il prévoit de lancer des initiatives de tests aléatoires dans les zones à fort taux de contagion afin de compenser le manque de patients malades qui demandent des tests. Il a déclaré qu’un accord récemment signé avec le Beijing Genomics Institute, basé en Chine, permettra bientôt à Israël de réaliser jusqu’à 20 000 tests par jour.

Un membre d’une équipe médicale prélève un échantillon sur un automobiliste sur un site de tests drive-in du Magen David Adom, dans la ville de Kiryat Shmona, au nord du pays, le 12 avril 2020. (Jalaa Marey/AFP)

Un précédent plan visant à effectuer des tests aléatoires à Bnei Brak, le point chaud du pays le plus touché par le virus, a été rejeté au début de ce mois, apparemment après que le ministère de la Santé et les fonctionnaires locaux ont fait part de leurs objections.

On pense que la plupart des porteurs de COVID-19 n’ont que des symptômes légers ou pas de symptômes du tout, et les experts craignent que les patients asymptomatiques puissent transmettre le virus à d’autres, ce qui fait du test massif un élément essentiel pour avoir une idée de la véritable propagation du virus.

Ces derniers jours, le taux de contagion en Israël semble avoir considérablement diminué, avec seulement quelques dizaines de nouveaux cas signalés toutes les 12 heures, et le gouvernement a annoncé des mesures pour assouplir les restrictions imposées aux entreprises et aux voyages. Lundi matin, le ministère a signalé seulement 68 nouveaux cas depuis dimanche matin, le nombre le plus bas depuis la mi-mars, lorsque les cas ont commencé à augmenter.

Mardi, le ministère a annoncé 123 nouveaux cas depuis la veille.

Au cours des deux semaines précédentes, Israël avait enregistré plus de 200 cas par jour, le ministère faisant état de plus de 10 000 tests par jour.

Un membre de l’équipe médicale du Magen David Adom, portant un équipement de protection, manipule un test de coronavirus effectué sur un patient à Jérusalem, le 17 avril 2020. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Israël a longtemps lutté pour fournir assez de tests dans un contexte de brouille mondiale des approvisionnements.

À la mi-avril, le ministère de la Défense a annoncé qu’un avion transportant suffisamment de réactifs chimiques pour effectuer quelque 100 000 tests PCR de coronavirus a atterri en Israël.

Des chercheurs de l’Université hébraïque de Jérusalem ont affirmé la semaine dernière qu’Israël disposera bientôt de la technologie nécessaire pour permettre à des centaines de milliers de personnes de subir quotidiennement des tests de dépistage du coronavirus.

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