Israël, un pays aux “fondamentaux économiques solides,” selon le Trésor français
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Israël, un pays aux “fondamentaux économiques solides,” selon le Trésor français

"Israël, qui compte près de 7 000 start-ups actives et 350 centres R&D de multinationales, consacre 4,3 % de son PIB à la R&D civile, soit le pourcentage le plus élevé au monde"

Le ministère de l’Économie et des Finances français, à Paris. (Crédit : Mbzt / CC BY-SA 3.0)
Le ministère de l’Économie et des Finances français, à Paris. (Crédit : Mbzt / CC BY-SA 3.0)

Dans un texte publié le 3 décembre sur le site Internet de la direction générale du Trésor français, le service économique de Tel Aviv attaché au ministère de l’Économie et des Finances a jugé qu’Israël était un pays qui pouvait « se prévaloir de fondamentaux économiques solides » en tant que « seul pays membre de l’OCDE de la région avec un PIB par tête de l’ordre de 42 000 USD en 2019 ».

Les prévisions de croissance du PIB dans le pays ont pourtant diminué : le FMI a ainsi revu à la baisse ce chiffre, le faisant passer de 3,3 % à 3,1 % en 2019 et 2020. Sur 2020, la Banque d’Israël a elle baissé ce chiffre à 3 % au lieu des 3,5 % prévus initialement.

L’article du Trésor mentionnait également le projet Léviathan : « Israël, suite à la découverte depuis les années 2000 d’importantes réserves offshore de gaz naturel, est effectivement sur le point de devenir un des acteurs les plus importants de la production régionale de gaz. Le champ de Léviathan devrait entrer en production début 2020 et les champs de Karish et de Tanin sont en développement. L’exploration de ces champs offshore de gaz et les possibilités d’exportations qui en découlent (à ce stade encore limitées) contribueront ainsi à soutenir la croissance, à améliorer la situation des comptes publics qui s’est détériorée ces derniers temps et à donner un caractère quasiment structurel à l’excédent extérieur dégagé depuis quinze ans. »

Le service économique met aussi en avant le secteur de la high-tech, « qui représente 8 % des emplois, 13 % du PIB et 45 % des exportations de biens et services ».

« Israël, qui compte près de 7 000 start-ups actives, 200 fonds de capitaux risques et 350 centres R&D de multinationales, consacre 4,3 % de son PIB à la R&D civile, soit le pourcentage le plus élevé au monde [2,2 % en France] », ajoute l’article.

Les sociétés high-tech israéliennes ont ainsi levé 2,24 milliards de dollars au troisième trimestre 2019, un record.

« Ce succès incontestable est fondé sur une politique publique constante envers la technologie depuis près de 50 ans et sur un écosystème dans lequel les interactions entre les entreprises, les investisseurs, les universités, l’armée et les autorités sont presque ‘naturelles’. Dans une économie en situation de plein-emploi, le taux de chômage ayant été progressivement ramené de 10,5 % en 2000 à moins de 4 % en 2019, les difficultés de recrutement constituent le principal obstacle au développement du secteur. »

La hausse du shekel face au dollar, qui a permis aux Israéliens d’améliorer leur pouvoir d’achat, est également rappelée. Celle-ci « a contribué à ouvrir un débat sur la soutenabilité du modèle économique israélien et sur les ajustements à apporter pour en gommer les imperfections », est-il indiqué.

Le pays reste néanmoins « confronté à un certain nombre de défis en raison de la structure duale de son économie : le dynamisme de la tech contraste avec le retard constaté dans les secteurs ‘traditionnels’. Parmi ces défis, citons les écarts sociaux-économiques persistants, la productivité horaire, la bureaucratie ou encore le déficit d’infrastructures de transports. Enfin, il ne faut pas exclure le risque de choc exogène (du fait de l’instabilité régionale) alors que la situation politique est incertaine et pâtit d’un manque de visibilité à la sortie des dernières élections qui ont eu lieu le 17 septembre 2019″.

Une crise politique toujours en cours qui a empêché à tout budget d’être voté par la Knesset pour 2020, comme toute autre mesure économique ou sociétale. Ainsi, à partir de ce mois-ci, Israël disposera chaque mois d’un douzième du budget 2019 – qui avait été voté tôt, en mars 2018.

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