La députée anti-israélienne Jenny Tonge prendra sa retraite courant février
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La députée anti-israélienne Jenny Tonge prendra sa retraite courant février

La baronne, qui avait attribué la hausse de l'antisémitisme aux groupes juifs, a dit qu'elle continuera "à réclamer que justice soit faite au nom des Palestiniens"

La baronne Jenny Tonge (Capture d'écran : YouTube)
La baronne Jenny Tonge (Capture d'écran : YouTube)

La baronne Jenny Tonge, qui avait été suspendue du parti démocrate libéral britannique pour sa rhétorique anti-israélienne et qui a dû répondre de nombreuses accusations d’antisémitisme, démissionnera de la Chambre des Lords en date du 19 février, a-t-elle dit jeudi.

« Je me suis toujours promis, ainsi qu’à ma famille, que je prendrais ma retraite lors de mon 80e anniversaire, qui tombe à la mi-février. J’ai averti les autorités de mon départ il y a quelques mois », a-t-elle dit à l’édition britannique du Jewish News. « Et en effet, je pense qu’un grand nombre d’entre nous devrions nous retirer de la chambre à nos âges – il y a beaucoup trop de monde à la Chambre des Lords ».

Tonge a toutefois précisé qu’elle continuerait ses campagnes d’activisme, disant qu’elle ne cesserait pas de « réclamer que justice soit faite au nom des Palestiniens ».

Selon le Daily Mail, une requête non-contraignante demandant son expulsion de la Chambre des lords avait réuni 10 000 signatures sur internet.

Vue d’ensemble de la chambre de la Chambre des Lords en session aux Chambres du Parlement à Londres, le 5 septembre 2016. (Crédit : AFP/POOL/Kirsty Wigglesworth)

Tonge, qui avait été suspendue du parti Démocrate libéral pour sa rhétorique anti-israélienne présumée et qui avait ultérieurement quitté la formation en raison de cette suspension, a attribué, le mois dernier, la recrudescence de l’antisémitisme sur les campus des universités britanniques aux « actions illégales entreprises par le gouvernement israélien ».

Elle avait suscité la controverse, l’année dernière, en disant que les Britanniques « ne doivent pas permettre à notre pays de tomber dans l’ombre des Etats-Unis d’Amérique et de leur marionnettiste, Israël ».

En 2019, elle avait déclaré que le parti conservateur du Premier ministre Boris Johnson avait remporté l’élection en raison des attaques lancées à l’encontre de Jeremy Corbyn, qui était à la tête du parti Travailliste à ce moment-là, par le « lobby pro-israélien » et que les résultats du scrutin avaient dû amener le grand-rabbin à « danser dans les rues ».

En 2018, elle avait suggéré que la fusillade survenue dans une synagogue de Pittsburgh résultait des politiques mises en œuvre par Israël à l’égard des Palestiniens.

Un mémorial de fortune devant la synagogue Tree of Life à la suite d’une fusillade meurtrière à Pittsburgh, Pennsylvanie, le 29 octobre 2018. (Crédit : Matt Rourke/AP)

« C’est absolument épouvantable et il s’agit d’un acte criminel, mais est-ce qu’il viendrait jamais à l’esprit de Bibi et du gouvernement israélien actuel que ses actions contre les Palestiniens puissent relancer l’antisémitisme ? », avait-elle écrit sur Facebook en utilisant le surnom donné au Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Le texte de Tonge était accompagné d’un lien menant à un article consacré à la fusillade survenue à la synagogue Tree of Life. Elle s’était ultérieurement presque entièrement rétractée.

En 2017, Tonge avait accusé les groupes juifs pro-israéliens de renforcer l’antisémitisme en Grande-Bretagne en ne critiquant pas suffisamment l’Etat juif.

« Est-ce que vous n’envisagez donc JAMAIS que les actions du gouvernement israélien puissent contribuer à cette augmentation de l’antisémitisme ? », avait écrit Tonge après la publication d’un rapport qui faisait état d’une hausse des violences anti-juives.

« Si le Board of Deputies et le CST s’exprimaient pour condamner les abus faits aux droits humains, le mépris flagrant du droit international et des conventions de Genève, ils feraient beaucoup pour améliorer la situation ici », avait-elle continué, citant deux organisations juives britanniques.

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