La France vote ‘pour’ une résolution de l’OMS critiquant Israël
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La France vote ‘pour’ une résolution de l’OMS critiquant Israël

Une résolution co-écrite par la Syrie, critiquant les services sanitaires que les Israéliens octroient aux Palestiniens et sur le plateau du Golan, a été approuvée par Paris

Le ministère français des Affaires étrangères, au 37 quai d'Orsay. (Crédit : Gwenaelle98/Wikimedia Commons)
Le ministère français des Affaires étrangères, au 37 quai d'Orsay. (Crédit : Gwenaelle98/Wikimedia Commons)

La France a voté pour une résolution, adoptée vendredi par une écrasante majorité pendant la 70e assemblée de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), une institution de l’ONU dont le siège est à Genève, en Suisse.

Elle se concentre principalement sur le besoin d’améliorer les services fournis aux Palestiniens et aux habitants syriens du plateau du « Golan occupé ». Elle mentionne également les besoins sanitaires des « prisonniers et des détenus » en Israël.

Cette résolution a été proposée et rédigée par La Syrie, l’Autorité palestinienne, le Venezuela, Cuba, l’Equateur, le Pakistan, l’Afrique du Sud et cinq pays arabes.

Le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont rejoint la Canada, l’Australie, le Guatemala, le Togo et Israël qui ont voté contre cette résolution de l’Assemblée de l’OMS.

Intitulée « Conditions sanitaires dans les Territoires palestiniens occupés, dont Jérusalem Est, et le Golan syrien occupé », la résolution finale n’est pas encore disponible sur le site de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). La version préliminaire de la résolution est cependant une version très adoucie des précédentes résolutions de l’OMS condamnant Israël.

Contrairement à la résolution de 2016, la version actuelle ne condamne pas « les barrières à l’accès à la santé en Territoires palestiniens occupés », et « la destruction des infrastructures médicales » par Israël.

Le Royaume-Uni avait voté en faveur de la résolution de 2016.

En votant contre la résolution cette année, le Royaume-Uni « a rejeté la politisation du sujet important qu’est la santé et le parti pris inacceptable contre Israël dans les institutions de l’ONU », a dit à JTA Richard Verber, vice-président du Conseil des représentants des Juifs britanniques.

L’inflexion de la politique étrangère voulue par le nouveau président Emmanuel Macron ne s’est pas encore faite ressentir dans cette instance internationale.

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