La malbouffe peut nuire au développement osseux chez les enfants – étude
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La malbouffe peut nuire au développement osseux chez les enfants – étude

Une étude de l'Université hébraïque montre que les aliments ultra-transformés - 70 % de la consommation calorique des enfants - altèrent la qualité des os chez les jeunes rongeurs

Un rayon de bonbons dans un supermarché de Londres, le 18 août 2016. (Crédit : AP Photo/Frank Augstein)
Un rayon de bonbons dans un supermarché de Londres, le 18 août 2016. (Crédit : AP Photo/Frank Augstein)

La consommation de malbouffe peut nuire au développement du squelette des jeunes enfants, selon une étude menée sur des rongeurs par des chercheurs de l’Université hébraïque de Jérusalem.

Une nouvelle étude dirigée par Efrat Monsonego-Ornan et Janna Zaretsky, toutes deux du département de biochimie, de science alimentaire et de nutrition de la faculté d’agriculture de l’université, a montré que les aliments ultra-transformés pouvaient induire une réduction de la qualité des os, ce qui est particulièrement néfaste pour les jeunes enfants au cours de leurs années de développement.

Publiée dans la revue Bone Research, cette étude est la première à analyser le lien entre la malbouffe et le développement du squelette.

Les aliments ultra-transformés – c’est-à-dire les aliments qui ont été modifiés par rapport à leur état naturel en passant par plusieurs phases de transformation et qui contiennent souvent du sucre, des graisses, du sel ou des conservateurs artificiels ajoutés – ont eu des effets néfastes sur la santé des consommateurs du monde entier, et notamment conduit à une augmentation de l’obésité.

Ces aliments sont attrayants en raison de leur accessibilité et de leur faible prix. Les enfants aiment particulièrement la malbouffe, 70 % de leur consommation calorique provenant en moyenne d’aliments ultra-transformés, selon l’Université hébraïque.

En outre, 50 % des enfants américains consomment quotidiennement des aliments de ce genre. L’étude a suivi des rongeurs de laboratoire dont le squelette était au « stade post-embryonnaire de la croissance ». Ceux qui ont été nourris avec des aliments ultra-transformés riches en graisses et en sucre ont présenté des effets négatifs sur le développement de leur squelette, notamment un retard de croissance.

En outre, les chercheurs ont constaté des niveaux élevés d’accumulation de cartilage dans les plaques de croissance des rongeurs – des zones de nouvelle croissance osseuse. Les profils génétiques de l’ARN des cellules du cartilage exposées à la malbouffe ont révélé une altération du développement osseux.

Après avoir ajusté le régime alimentaire des rats de laboratoire, les chercheurs ont constaté que les rongeurs souffraient toujours de « dommages modérés au niveau de leur densité osseuse », mais que l’accumulation de cartilage dans les plaques de croissance était moins importante.

« Notre conclusion était que même en quantité réduite, les aliments ultra-transformés peuvent avoir un impact négatif certain sur la croissance du squelette », a déclaré Monsonego-Ornan.

« Lorsque Carlos Monteiro, l’un des plus grands experts mondiaux en nutrition, a déclaré qu’il n’existait pas d’aliments ultra-transformés sains, il avait clairement raison. Même si nous réduisons les graisses, les glucides, les nitrates et autres substances nocives connues, ces aliments conservent leurs attributs néfastes. »

« Toutes les parties du corps sont susceptibles d’être endommagées, et certainement les systèmes qui se trouvent encore à des stades critiques de développement », a ajouté Monsonego-Ornan.

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