La « séduction » de Macron « n’a pas fait bouger les grands sujets », dit le PS
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La « séduction » de Macron « n’a pas fait bouger les grands sujets », dit le PS

Le chargé des questions internationales au PS a plaidé pour "une initiative européenne forte" ; Benoit Hamon déplore la faible résistance de Macron face Trump

Le couple présidentiel américain Donald Trump et Melania Trump aux côtés de leurs homologues français Emmanuel Macron et Brigitte Macron, avant une dîner officiel à la Maison Blanche à Washington, le 24 avril 2018. (Crédit : AFP / Ludovic MARIN)
Le couple présidentiel américain Donald Trump et Melania Trump aux côtés de leurs homologues français Emmanuel Macron et Brigitte Macron, avant une dîner officiel à la Maison Blanche à Washington, le 24 avril 2018. (Crédit : AFP / Ludovic MARIN)

« Le pari initial » d’Emmanuel Macron de « charme » et de « séduction » envers Donald Trump « n’a pas fait bouger d’un iota les grands sujets », a déploré mercredi l’ancien ministre socialiste Matthias Fekl.

« Le pari initial du président Macron qui était de dire on déploie un maximum de charme, un maximum de séduction pour le président américain en le recevant le 14 juillet sur les Champs-Elysées (…) et ensuite en allant en visite d’Etat, pour l’instant, n’a pas fait bouger d’un iota les grands sujets », a regretté l’ancien ministre de l’Intérieur sur RFI.

« Sur l’Iran, nous assistons purement et simplement semble-t-il à un alignement de la diplomatie française sur les demandes américaines. Ce qui est très grave », a-t-il affirmé, alors que le chef de l’Etat est actuellement en visite à Washington.

Emmanuel Macron et Donald Trump ont appelé mardi à un nouvel accord pour contenir les ambitions de l’Iran, peu après que le président américain a qualifié le texte actuel sur le nucléaire de « désastre ».

« Nous n’avons pas les mêmes positions de départ sur ce point », a reconnu le chef de l’Etat. Dimanche il avait répété qu’il n’y avait pas « de plan B » pour empêcher l’Iran de fabriquer la bombe.

Matthias Fekl lors d’une interview sur la chaîne France 24 (Crédit : capture d’écran youtube/France 24)

Défendant un « accord fondamental pour la paix », M. Fekl, chargé des questions internationales au PS, a plaidé pour « une initiative européenne forte », jugeant que « l’accord iranien pourrait perdurer, y compris en cas de retrait des Etats-Unis, si l’Union européenne était crédible sur la scène internationale. »

Mardi soir sur franceinfo, l’ancien candidat à la présidentielle Benoît Hamon avait lui aussi estimé que la « méthode diplomatique » d’Emmanuel Macron était « aujourd’hui en question ».

Benoît Hamon à La Fête de la Rose du PS 44, à Préfailles, le 15 septembre 2009. (Crédit : Pleclown/CC SA 3.0/Wikimedia commons)

« Il y avait dans les milieux français, l’espoir que la gentillesse d’Emmanuel Macron, la manière dont il jouait la proximité avec Donald Trump, l’emporterait. Il semblerait que cette tradition issue de Versailles n’a pas eu beaucoup de succès », a-t-il critiqué.

Emmanuel Macron « est obligé de s’aligner sur la position des États-Unis qui dénoncent l’accord » iranien, a déploré M. Hamon, jugeant qu’il fallait « s’inquiéter de la faible résistance qu’aura opposée Emmanuel Macron à cette stratégie de la force qui vise à démolir méthodiquement tout ce qui faisait accord jusqu’ici ».

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