L’académie de la langue hébraïque approuve 1400 nouveaux mots
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L’académie de la langue hébraïque approuve 1400 nouveaux mots

Des termes juridiques ont été introduits pour remplacer les termes anglais; des araignées et des scorpions ont obtenu de nouveaux noms dont un insecte appelé faucheur

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Photo d'illustration d'une vente de livres à Jérusalem, le 15 juin 2011 (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
Photo d'illustration d'une vente de livres à Jérusalem, le 15 juin 2011 (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

L’académie de la langue hébraïque a publié lundi une liste de 1 400 nouveaux mots et collocations qu’elle a récemment approuvés, dont un grand nombre viennent officialiser des termes juridiques qui, dans le passé, était des anglicismes.

Parmi ces phrases, « hatara lefi ha’hok » qui signifie en hébreu « permis sous les termes de la loi » et qui vient donc remplacer l’anglicisme legalizatzia (legalization), ainsi qu’une formule en hébreu désignant une « preuve illégalement obtenue », « rayaa habaa be’avera » à la place d’une phrase qui avait été empruntée à la Bible et qui signifiait « le fruit de l’arbre empoisonné » – une inspiration du droit américain.

Ces nouveaux mots ont été ajoutés à un dictionnaire rédigé, au cours des 30 dernières années, par la Commission des termes juridiques de l’académie, qui compte parmi ses membres des experts variés, notamment les magistrats à la Cour suprême.

D’autres phrases approuvées à l’usage sont « skhar tir’ha iti » — les frais temporaires – qui viendra se substituer au mot anglais bizarrement utilisé « retainer », et ta’agid hakuk, pour « corporate body », au lieu du maladroit « tagid statutory », une formule qui combinait le mot hébreu pour « corporation » et le mot anglais « statutory ».

De plus, certaines phrases en hébreu ont été approuvées à l’utilisation comme les mots désignant une déclaration juridique (amara), un dispositif de rotation de train (sovevan), un distributeur automatique (mekhonat mimkar) et le terme en hébreu désignant un « système réciproque » (ma’arekhet gomlin), ce qui signifie un écosystème.

Il a eu aussi l’ajout d’une phrase spécifique réclamée par les activistes de l’environnement pour désigner les déchets du processus d’extraction de l’huile d’olive, qui pollue les rivières des régions du centre du pays. Ce nouveau terme, « mohal« , trouve ses origines dans les textes talmudiques.

L’académie a aussi approuvé de nouveaux noms pour des scorpions et des araignées variées, parmi lesquelles certaines espèces d’opiliones, connues sous le nom de faucheurs.

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