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L’actrice Fanny Cottençon lit Stefan Zweig, 80 ans après le suicide de l’auteur

Grand humaniste, Stefan Zweig a marqué l’histoire de la littérature du 20e siècle ; Fanny Cottençon fera (re)découvrir au public deux œuvres de jeunesse et une nouvelle de l'auteur

Cette année commémore les 80 ans du suicide de Stefan Zweig, géant de la littérature juive autrichienne, l’un des écrivains européens les plus populaires de l’entre-deux-guerres.

À cette occasion, la comédienne française Fanny Cottençon fera (re)découvrir au public deux œuvres de jeunesse et une nouvelle publiée à titre posthume de l’auteur – La gouvernante, Les rêves oubliés, La dette.

Ces trois gestes littéraires « explorent le pays de l’enfance et ses fracassants silences, les vertiges du rêve et les regrets d’une femme ‘incandescente’, les fragilités humaines et la tendresse d’une vieille amie », écrivent les organisateurs de l’évènement.

Cette lecture publique, organisée dans le cadre des rencontres « Les Soliloques de Rachi », aura lieu à l’Espace Rachi Guy de Rothschild (39, rue Broca), à Paris, le 15 décembre à 20h. Les billets sont en vente pour un tarif de 16 à 26 euros sur le site culture-juive.fr. Il est aussi possible de suivre la lecture en direct sur Internet.

Grand humaniste, Stefan Zweig a marqué l’histoire de la littérature du 20e siècle.

Portait non daté du romancier autrichien juif, dramaturge, journaliste et biographe Stefan Zweig. (Crédit : AP Photo)

Écrivain, dramaturge, biographe, journaliste, fin chroniqueur de l’Europe de son temps, grand pacifiste, il est l’un des écrivains étrangers les plus connus et lus du 20e siècle.

Né à Vienne en 1881 d’un père juif tisserand et d’une mère issue d’une famille de banquiers italiens, Stefan Zweig grandit dans un milieu aisé. Cela lui permet de suivre ses passions qu’il dévoile très jeune : la littérature, la philosophie, l’histoire et l’art en général.

Il joue également beaucoup aux échecs, un jeu qui le fascine et dont il fera l’objet de son livre Les Joueurs d’échecs.

Avant la Première Guerre mondiale, il a beaucoup voyagé en Europe et a séjourné dans les capitales européennes : Berlin, Paris, Bruxelles, Londres. Il traduit alors des œuvres littéraires étrangères, notamment celles de Paul Verlaine, Arthur Rimbaud ou encore Charles Baudelaire, et devient le traducteur en allemand des écrits de son ami Paul Verhaeren.

À l’arrivée au pouvoir d’Hitler en 1933 et l’instauration des premières persécutions, Stefan Zweig quitte l’Autriche pour l’Angleterre, et rejoint finalement le Brésil en 1941.

Voyant ses rêves pacifistes anéantis par la situation en Europe, il se donne la mort le 22 février 1942 avec sa seconde épouse. Il laisse à la postérité une œuvre dense et très diverse.

Au-delà du Joueur d’échecs et Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, les inédits de Zweig sont devenus de vrais succès

Il a aussi écrit des biographies et des études sur Marie-Antoinette, Charles Dickens et Honoré de Balzac, ainsi que les romans Lettre d’une inconnueAmok et La peur.

L’auteur gardait avec ses origines juives un rapport très distancié : « Ma mère et mon père étaient Juifs par le hasard de leur naissance », disait-il.

Il repose au cimetière municpal de Pétrópolis, dans l’État de Rio de Janeiro, au Brésil.

Élève de l’Ecole nationale supérieure des arts et techniques du théâtre et initialement comédienne de théâtre, Fanny Cottençon s’est dirigé vers le cinéma avec « Signé Furax » de Marc Simenon en 1980.

Elle a atteint la consécration deux ans plus tard, en 1982, avec « L’Etoile du Nord » de Pierre Granier-Deferre, en obtenant le César du Meilleur second rôle féminin.

À la télévision comme au cinéma, l’actrice multiplie alors les productions et témoigne d’une grande capacité à varier les genres de films. Elle interprète des rôles dramatiques : « À coups de crosse » ou « Femme de personne », en 1984, et n’hésite pas également à jouer dans des comédies à succès : « Tant qu’il y aura des femmes » de Roland Giraud en 1987, « Les saisons du plaisir » de Jean-Pierre Mocky (1988) ni à poursuivre une longue carrière à la télévision.

Après une pause au début des années 1990, elle a enchaîné les tournages dès 2001, avec « Change-moi ma vie » de Liria Begeja. Elle continue actuellement de jouer surtout au théâtre et à la télévision.

Elle avait interprété le rôle d’une mère juive ashkénaze dans la comédie « Les pieds dans le plat » de Simon Astier en 2012.

Elle s’est rendu en Israël en 2018 à l’occasion de l’ouverture du Festival du théâtre français d’Israël, qui a accueilli la pièce de Laurent Ruquier « Pourvu qu’il soit heureux » dans laquelle elle donnait la réplique à Francis Huster.

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