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L’Arabie saoudite et le Koweït revendiquent un champ gazier convoité par l’Iran

La résurgence du contentieux intervient dans un contexte de réchauffement diplomatique dans la région, marqué par le rétablissement des liens entre l'Arabie saoudite et l'Iran

Saad Al-Barrak (Crédit : capture d'écran YouTube)
Saad Al-Barrak (Crédit : capture d'écran YouTube)

L’Arabie saoudite a déclaré qu’elle jouissait des « pleins droits » avec le Koweït sur un champ gazier contesté dans le Golfe, repoussant les revendications de l’Iran qui a récemment annoncé se préparer pour lancer les opérations de forage, ont rapporté mardi soir des médias officiels.

Le champ, connu sous le nom d’Arash en Iran et de Dorra au Koweït et en Arabie saoudite, « appartient conjointement au royaume d’Arabie saoudite et à l’Etat du Koweït, et eux seuls ont tous les droits », a rapporté l’agence de presse officielle saoudienne SPA, citant une source du ministère des Affaires étrangères.

Le gisement renferme des réserves exploitables estimées à 220 milliards de mètres cubes et une grande partie du champ est située à la frontière maritime entre les deux pays arabes du Golfe. Mais une autre partie relève de l’Iran.

Réagissant lundi à l’annonce de l’Iran, le Koweït avait de nouveau appelé Téhéran à des négociations à propos du gisement, alors que le ministre koweïtien du Pétrole, Saad Al-Barrak, s’est dit « surpris » par les intentions iraniennes, qui « contreviennent aux principes de base des relations internationales ».

« Nous refusons catégoriquement et totalement les activités prévues par l’Iran dans le champs gazier de Dorra », a-t-il ajouté.

Le différend à propos de ce gisement remonte aux années 1960 : le Koweït avait alors accordé une concession à l’Anglo-Iranian Petroleum, devenue plus tard une part de BP, tandis que l’Iran avait donné une concession à la Royal Dutch/Shell. Les deux concessions se chevauchent dans une partie du gisement gazier.

Un accord sur une exploitation conjointe a été signé en mars 2022 entre le Koweït et l’Arabie saoudite, et qualifié d' »illégal » par Téhéran.

La semaine dernière, le directeur général de la National Iranian Oil Company, Mohsen Khojsteh Mehr, a déclaré que la compagnie nationale iranienne se préparait à « commencer le forage dans le champ conjoint d’Arash ».

L’Iran et le Koweït ont tenu des négociations infructueuses pendant de nombreuses années sur la zone frontalière maritime contestée, riche en gaz naturel.

L’Arabie saoudite fait également partie du contentieux car elle partage avec le Koweït les ressources maritimes gazières et pétrolières de la région.

La résurgence du contentieux intervient dans un contexte de réchauffement diplomatique dans la région, marqué par le rétablissement des liens entre l’Arabie saoudite et l’Iran, après sept ans de rupture, suscitant l’espoir d’une réduction des tensions entre ces deux poids lourds du Moyen-Orient.

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