L’armée cartographie la maison du tueur présumé d’Esther Horgen
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L’armée cartographie la maison du tueur présumé d’Esther Horgen

Les troupes ont inspecté la maison du suspect près de Jénine peu après son arrestation ; il aurait avoué et donné des détails sur le meurtre de la citoyenne franco-israélienne

Les troupes militaires cartographient le domicile de Muhammad Mruh Kabha, principal suspect dans le meurtre d'Esther Horgen, avant sa potentielle démolition, dans le village cisjordanien de Tura al-Gharbiya, près de Jénine, le 24 décembre 2020. (Capture d'écran vidéo de Tsahal)
Les troupes militaires cartographient le domicile de Muhammad Mruh Kabha, principal suspect dans le meurtre d'Esther Horgen, avant sa potentielle démolition, dans le village cisjordanien de Tura al-Gharbiya, près de Jénine, le 24 décembre 2020. (Capture d'écran vidéo de Tsahal)

L’armée israélienne a cartographié jeudi soir le domicile d’un Palestinien suspecté d’avoir assassiné une citoyenne franco-israélienne, en vue d’une potentielle démolition, quelques heures après son arrestation par les forces de sécurité.

L’individu est suspecté d’avoir tué Esther Horgen, en début de semaine, en Cisjordanie.

Horgen, citoyenne franco-israélienne de 52 ans, mère de six enfants, résidante de la communauté de Tal Menashe, a été retrouvée morte dans la forêt de Reihan, au nord de la Cisjordanie dans une attaque terroriste apparente, après être sortie faire son jogging. Son corps présentait des signes de violence.

Les médias palestiniens ont identifié le détenu comme étant un homme de 36 ans originaire de Tura, une ville du gouvernorat de Jénine située à environ 2,5 kilomètres de Tal Menashe. Les médias ont également indiqué qu’il avait purgé une peine de prison en Israël pour des délits de sécurité. Le Times of Israël a pu confirmer l’arrestation de l’individu et sa précédente incarcération, mais son identité reste sous embargo.

Les autorités israéliennes décident souvent de prendre des mesures punitives avant même une inculpation dans le cadre d’attaques terroristes. Jérusalem maintient que la pratique de démolition permet de dissuader les futurs assaillants et les autorités insistent sur le fait que la rapidité est essentielle, arguant que le facteur de dissuasion s’estompe avec le temps.

Au fil des ans, de nombreux responsables de la Défense ont remis en cause l’efficacité de cette pratique et les défenseurs des droits humains la dénonce comme étant une punition collective injuste.

Selon la Treizième chaîne, l’interrogatoire du suspect a révélé qu’il n’était pas affilié à un groupe terroriste et qu’il attendait dans la forêt qu’un Israélien passe. Le suspect s’est jeté sur Horgen, l’a frappée a plusieurs reprises à la tête avant de cacher son corps, indique le reportage.

L’armée a indiqué que d’autres complices présumés ont été arrêtés et interrogés jeudi, sans donner de chiffre.

Le mari d’Esther a salué l’annonce de l’arrestation du suspect.

Le président Reuven Rivlin est allé rendre visite à la famille Horgen, pour leur présenter ses condoléances. Il était accompagné par le président du conseil régional de Samarie Yossi Dagan.

Rivlin a rencontré Binyamin Horgen et ses enfants, qui ont parlé de la joie de vivre qui caractérisait Esther.

« Vous avez construit cet endroit merveilleux pour élever [vos enfants], pour aimer et avec le souhait de faire partie de cette terre », a déclaré le président. « Vous, et ceux qui sont comme vous, êtes les sionistes d’aujourd’hui. »

Binyamin Horgen a déclaré qu’Esther « voyait le bien en chaque personne et croyait en elle ».

Odelia, la fille aînée, a raconté au président que sa « mère était [sa] meilleure amie. C’était mon roc. En tant qu’aînée, je sais que nous avons grandi ensemble, nous nous sommes aidées mutuellement à grandir. Elle était tout le temps là quand j’en avais besoin. »

« Une mère est une mère, et la douleur est insoutenable, la perte est immense », a répondu le président avec empathie

Odelia a parlé de l’amour de sa mère pour la nature. « Quand maman et moi parlions de notre vue favorite, de celle qui ouvrait son cœur et son âme, où elle se sentait libre, elle disait que les paysages de forêt et de montagne étaient ses préférés. C’est une sorte de consolation de savoir que de là où elle est enterrée, elle a cette vue et elle se sent libre. »

Avigail, la cadette, a ajouté : « J’ai appris de maman tous les aspects de la vie, des relations, de la santé mentale et physique, et de leur importance. J’ai appris d’elle combien il est important d’accepter tout le monde. Je n’arrive pas à croire qu’elle ne me donnera plus de force et qu’elle ne me guidera plus. »

« Le vide est immense et la douleur est énorme, mais vous pouvez continuer dans sa lumière et à sa manière », a répondu le président. « Vous avez une famille merveilleuse et proche, votre père et votre frère. Vous avez eu la chance d’avoir une mère aussi merveilleuse, et vous avez eu un partenaire, un compagnon et une aide. »

En partant, le président a exprimé son souhait que la famille ne connaisse plus de deuil et leur a souhaité la joie dans un avenir proche.

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