L’Autorité palestinienne va « poursuivre » les entreprises sur la liste de l’ONU
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L’Autorité palestinienne va « poursuivre » les entreprises sur la liste de l’ONU

Le Premier ministre de l'AP suggère que les firmes aillent vers les zones sous contrôle palestinien et "exige une compensation pour l'utilisation illégale de nos terres occupées"

Le Premier ministre de l'Autorité palestinienne, Mohammed Shtayyeh, préside une réunion du cabinet dans le village de Fasayil, dans la vallée du Jourdain, le 16 septembre 2019. (Majdi Mohammed/AP)
Le Premier ministre de l'Autorité palestinienne, Mohammed Shtayyeh, préside une réunion du cabinet dans le village de Fasayil, dans la vallée du Jourdain, le 16 septembre 2019. (Majdi Mohammed/AP)

L’Autorité palestinienne a déclaré mercredi qu’elle poursuivrait les entreprises qui figurent sur la liste des entreprises actives dans les implantations de Cisjordanie établie par le Haut-Commissaire des droits de l’Homme des Nations unies.

Saluant la publication de cette liste, le Premier ministre de l’AP, Mohammad Shtayyeh, a appelé les entreprises à cesser leurs activités dans les implantations.

« Nous poursuivrons en justice les entreprises citées dans le rapport par le biais des institutions juridiques internationales et des tribunaux de leurs pays respectifs pour leur rôle dans la violation des droits de l’Homme », a fait savoir Shtayyeh, selon l’agence de presse officielle de l’AP, Wafa.

Il a appelé les entreprises opérant en Cisjordanie à fermer immédiatement leurs bureaux et leurs succursales dans la région, affirmant qu’elles violaient le droit international et les résolutions des Nations unies.

« Nous exigerons des compensations pour l’utilisation illégale de nos terres occupées et pour l’exercice d’une activité économique sur nos terres sans soumission aux lois palestiniennes et sans paiement d’impôts », a-t-il ajouté.

Shtayyeh a également suggéré que les entreprises pourraient se déplacer vers des zones contrôlées par l’AP pour éviter d’éventuelles représailles.

Le haut responsable palestinien Saeb Erekat a salué la publication de la liste, la qualifiant de bénédiction pour la crédibilité du conseil « face à l’attaque féroce et à la pression intense que l’administration Trump exerce sur ces institutions ».

Le négociateur palestinien Saeb Erekat prend la parole lors de la conférence de « Haaretz » et du New Israel Fund à New York, le 13 décembre 2015. (Crédit : Amir Levy / Flash90)

« Bien que cette liste n’inclue pas toutes les entreprises qui profitent de l’entreprise illégale de colonisation d’Israël en Palestine occupée, c’est une première étape cruciale pour restaurer l’espoir dans le multilatéralisme et le droit international », s’est réjoui Erekat dans un communiqué.

La liste « devrait servir de rappel à la communauté internationale sur l’importance de renforcer les outils pour mettre en œuvre le droit international dans un contexte de remise en question de l’illégalité des colonies israéliennes », a-t-il ajouté.

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