Le bras droit de Trump qualifie un général esclavagiste d’ « homme honorable »
Rechercher

Le bras droit de Trump qualifie un général esclavagiste d’ « homme honorable »

"L'incapacité à faire des compromis a mené à la Guerre Civile", a par ailleurs déclaré John Kelly

Le représentant Josh Gottheimer (démocrate de New Jersey -L), le représentant Tom Reed (républicain de New York-2ème R) et le chef d'état-major de la Maison Blanche John Kelly (à droite) avec le président américain Donald Trump au Cabinet de la Maison Blanche le 13 septembre 2017 à Washington, Etats-unis (Crédit : AFP PHOTO / Brendan Smialowski)
Le représentant Josh Gottheimer (démocrate de New Jersey -L), le représentant Tom Reed (républicain de New York-2ème R) et le chef d'état-major de la Maison Blanche John Kelly (à droite) avec le président américain Donald Trump au Cabinet de la Maison Blanche le 13 septembre 2017 à Washington, Etats-unis (Crédit : AFP PHOTO / Brendan Smialowski)

Le secrétaire général de la Maison Blanche, John Kelly, a provoqué de vives réactions en qualifiant le général sudiste Robert E. Lee « d’homme honorable » et en estimant que la guerre de Sécession avait été provoquée par une « incapacité à faire des compromis ».

« Robert E. Lee était un homme honorable. C’est un homme qui a abandonné son pays pour se battre pour son Etat, ce qui il y a 150 ans était plus important que le pays », a estimé John Kelly lundi soir sur la chaîne Fox News, à propos du commandant de l’armée sudiste qui défendait l’esclavage.

« L’incapacité à faire des compromis a mené à la Guerre Civile », a ajouté le général en retraite, devenu en juillet secrétaire général de la Maison Blanche.

John Kelly est considéré comme le collaborateur le plus proche du président Donald Trump à la Maison Blanche.

Il était interrogé sur la polémique autour du retrait ces derniers mois aux Etats-Unis de plusieurs monuments et statues confédérés, considérés par de nombreux Américains comme une célébration d’un passé raciste. Le président Donald Trump avait estimé que cela revenait à « mettre en pièces » l’histoire américaine.

La statue du général confédéré Robert E. Lee au centre d'Emancipation Park , au lendemain du rassemblement "Unite the Right", qui a dégénéré en affrontements à Charlottesville, en Virginie, le 13 août 2017. (Crédit : Chip Somodevilla/Getty Images/AFP)
La statue du général confédéré Robert E. Lee au centre d’Emancipation Park , au lendemain du rassemblement « Unite the Right », qui a dégénéré en affrontements à Charlottesville, en Virginie, le 13 août 2017. (Crédit : Chip Somodevilla/Getty Images/AFP)

Les propos de John Kelly ont suscité de vives réactions. De nombreux commentateurs ont fustigé l’ancien général des Marines, lui reprochant de suggérer qu’un compromis pouvait être possible sur une question comme l’esclavage.

« C’est irresponsable et dangereux, particulièrement au moment où les suprémacistes blancs se sentent galvanisés, de qualifier de courageux le combat pour maintenir l’esclavage », a notamment estimé Bernice King, la fille de Martin Luther King.

Personnage austère et autoritaire, John Kelly a pris les rênes de la Maison Blanche en juillet dernier pour remettre de l’ordre dans une équipe gouvernementale minée par les échecs et une gestion chaotique.

D’ordinaire avare de commentaires, John Kelly était sorti de son silence il y a 10 jours pour attaquer une élue démocrate, Frederica Wilson, qui reprochait à Donald Trump d’avoir manqué de respect à la famille d’un soldat américain tué dans une embuscade au Niger.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...