Le cancer, plus grand taux de décès en Israël, mais l’un des plus bas au monde
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Le cancer, plus grand taux de décès en Israël, mais l’un des plus bas au monde

Les Arabes israéliens sont deux fois plus susceptibles de mourir de causes humaines - accidents, meurtres, suicides - que les juifs israéliens, selon les chiffres officiels

Un vieil homme dans les rues de Tel Aviv, le 20 mai 2009 (Crédit : Serge Attal/Flash 90)
Un vieil homme dans les rues de Tel Aviv, le 20 mai 2009 (Crédit : Serge Attal/Flash 90)

De nouveaux chiffres concernant la mortalité en Israël révèlent que la plus grande cause de décès chez les Israéliens est le cancer, suivi des maladies cardiaques et du diabète.

Bien que le cancer soit la première cause de mortalité, le taux de mortalité par cancer dans le pays est l’un des plus bas au monde, avec 177,1 décès pour 100 000 personnes, juste derrière le Japon, la Finlande, la Corée du Sud, la Turquie et le Mexique, selon un rapport publié mercredi par le Bureau central des statistiques israélien.

Par comparaison, la mortalité due au cancer touche 185,3 Américains sur 100 000 et 217,7 Britanniques sur 100 000.

Le rapport a analysé tous les décès en Israël en 2016.

Cette année-là, 43 966 résidents du pays sont décédés : 25,2 % ont été victimes d’un cancer, 14,6 % de maladies cardiaques, 5,8 % de maladies infectieuses, 5,2 % de diabète et 5,2 % d’AVC.

Les causes de décès les moins fréquentes sont les maladies rénales (3,8 %), les maladies respiratoires (2,8 %) et la pneumonie (2,6 %).

Au total, les décès d’origine humaine dans les accidents de la circulation et autres accidents, les suicides et les meurtres ont représenté 4,1 % des décès, soit 1 816 Israéliens en 2016.

Le rapport révèle des améliorations dans certaines branches de la médecine et dans l’ensemble des soins de santé. Par exemple, le déclin constant du nombre de décès liés au cœur qui a commencé dans les années 1990, alors que les maladies cardiaques faisaient plus de victimes chaque année que le cancer, se poursuit à un rythme soutenu. Le nombre de décès dus au cancer diminue lui aussi légèrement avec le temps.

Parallèlement, le pourcentage d’Israéliens qui meurent chaque année du diabète augmente.

Les chiffres soulignent certains des défis sociaux du pays, la minorité arabe souffrant de taux plus élevés d’accidents mortels et de criminalité. Un Arabe en Israël est presque deux fois plus susceptible qu’un Israélien juif de mourir de causes humaines, ce qui représente 6,9 % des décès arabes en 2016, contre 3,6 % des décès juifs.

Les Juifs sont plus susceptibles de mourir du cancer que les Arabes, avec 25,4 % des décès juifs en 2017 dus à la maladie, contre 21,4 % des décès arabes – un écart dû en partie au fait que la population arabe est légèrement plus jeune en moyenne que la population juive.

Les causes de décès changent selon les groupes d’âge. Le cancer est la principale cause de décès entre 45 et 85 ans, mais pour les enfants de moins de 18 ans, la cause principale, qui représente 25,9 % des décès, sont les accidents. Chez les jeunes de 18 à 24 ans, l’une des principales causes est le suicide.

La principale cause de décès chez les Israéliens les plus âgés, ceux de plus de 85 ans, est la maladie cardiaque.

Selon le rapport du CBS, la principale cause de décès – le cancer – frappe différemment les hommes et les femmes, les hommes étant plus susceptibles d’être touchés par le cancer du poumon et les femmes par le cancer du sein.

Entre 1998 et 2006, le cancer du poumon a causé 24,1 % des décès par cancer chez les hommes israéliens, suivi du cancer du côlon, du rectum ou de l’anus (11,2 %) et du cancer du pancréas (9,1 %).

Chez les femmes, les principales causes de décès pendant cette période étaient le cancer du sein (20,9 %), le cancer du poumon (11,7 %) et le cancer du colon, du rectum ou de l’anus (10,8 %).

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