Le Maroc œuvre à la préservation du patrimoine juif marocain, dit Serge Berdugo
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Le Maroc œuvre à la préservation du patrimoine juif marocain, dit Serge Berdugo

Le secrétaire général du Conseil de la communauté israélite du Maroc s’est notamment félicité de la récente création du Musée juif du Mellah et de la synagogue "Ettedgui"

Serge Berdugo, secrétaire général du Conseil de la communauté israélite du Maroc. (Crédit : capture d’écran YouTube / L’Observateur / David Serero)
Serge Berdugo, secrétaire général du Conseil de la communauté israélite du Maroc. (Crédit : capture d’écran YouTube / L’Observateur / David Serero)

La semaine dernière, dans un entretien avec le quotidien Aujourd’hui Le Maroc, Serge Berdugo, secrétaire général du Conseil de la communauté israélite du Maroc et ancien ministre du Tourisme marocain, a déclaré que l’organisation et la société marocaine étaient entrées « dans une phase de préservation et d’entretien du patrimoine juif marocain, avec l’aide de Sa Majesté le Roi Mohammed VI qui en a fait une priorité, avec le soutien du gouvernement et avec l’appui de tout le monde ».

Le responsable communautaire marocain s’est notamment félicité de la récente rénovation de la synagogue « Ettedgui » à Casablanca et de la création du Musée juif du Mellah de la ville.

Il se réjouit qu’aujourd’hui, on compte dans la métropole « une quinzaine de synagogues qui fonctionnent et dans lesquelles on fait les prières tous les jours », et trois écoles juives, dans lesquelles étudient 600 élèves.

Afin de prouver le dynamisme de la communauté juive de Casablanca, il explique également que la ville compte 5 restaurants et 5 traiteurs cashers – plus qu’à Strasbourg ou Istanbul, où vivent des communautés juives bien plus importantes en nombre.

De sa ville, il déclare, rêveur : « J’aime ce qu’a été Casablanca et ce qu’elle va devenir… »

Selon Berdugo, Casablanca compterait 3 000 Juifs, et 3 500 dans tout le pays.

La diaspora juive marocaine reste selon lui très attachée au pays. « Après trois, quatre, cinq générations le lien entre les Juifs marocains qui sont expatriés partout dans le monde avec le Maroc est solide », explique-t-il. « Ils ont un sentiment très fort d’appartenance au Maroc. Après une période disons de flottement entre 1967 à 1977, les Juifs marocains dans le monde ont recherché à multiplier les contacts avec le Maroc. Le Maroc leur a tendu la main et ils sont revenus. Chaque année, 50 000 Juifs marocains viennent visiter le pays. »

« Une des grandes singularités de notre pays, c’est d’avoir ce patrimoine riche et que ce patrimoine soit important », conclut-il. « Beaucoup plus important que nous le pensions nous-mêmes. Il est important pour la communauté juive, il est important pour le Maroc, il est important pour le judaïsme mondial et il est important pour l’humanité. »

Le Maroc accueille par ailleurs officieusement des investisseurs et des touristes israéliens. Quelque 3 000 Juifs vivent au Maroc, une petite fraction du nombre d’avant la création d’Israël en 1948, mais toujours la plus grande communauté du monde arabe.

Le Maroc a une position encore plus particulière puisque le préambule de sa constitution évoque son « affluent hébraïque », que des juifs marocains ont occupé des postes de ministres, et que Mohammed VI, comme son père avant lui, en compte un parmi ses conseillers – André Azoulay.

C’est sous l’impulsion royale qu’ont été menés ces dernières années des programmes de rénovation des cimetières juifs et des quartiers urbains où vivait autrefois cette communauté qui comptait 200 000 à 300 000 membres avant les vagues de départ liées à la création de l’Etat hébreu en 1948 puis à l’indépendance du pays en 1956.

L’AFP a contribué à cet article.

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