Le meurtrier d’un jeune arabe en 2023 condamné à 22 ans de prison
En décembre, Dennis Mokin a été reconnu coupable de meurtre par imprudence de Diar Umari, 19 ans, lors d'une rixe sur la route
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Dennis Mokin, qui a tué Diar Umari, 19 ans, lors d’une altercation survenue sur la route en mai 2023, a été condamné mardi à 22 ans de prison.
Le tribunal de district de Nazareth a également condamné Mokin à verser 258 000 shekels de dommages et intérêts à la famille Umari.
Mokin, un habitant de la communauté juive de Gan Ner, située au nord, a mortellement blessé par balle Umari, originaire de la communauté arabe voisine de Sandala, lors d’une altercation survenue au bord d’une route de la région le 6 mai 2023.
Mokin a continué à tirer sur Umari alors que le jeune homme tentait de regagner sa voiture.
Umari s’est effondré dans une mare de sang et est décédé tandis que Mokin, qui conduisait en état d’ivresse, quittait les lieux. Il est ensuite revenu avec sa sœur à qui il a demandé de mentir à la police et de prétendre qu’elle était au volant.
Ces coups de feu, qui ont été filmés, ont suscité l’indignation au sein de la communauté arabe.
רצח בן 19 בגלל ויכוח בכביש: דניס מוקין נידון ל-22 שנות מאסר.
בית המשפט המחוזי בנוף הגליל גזר 22 שנות מאסר על דניס מוקין בן ה-34, שהורשע ברצח באדישות של הצעיר דיאר אל עומרי בן ה-19 בשנת 2023 על רקע ויכוח שהתפתח בין השניים בכביש..>>> pic.twitter.com/cAgPmi4xkR
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En décembre, dans un verdict rendu à deux contre un, les juges chargés de l’affaire ont reconnu Mokin coupable de meurtre par imprudence, car il avait tiré le coup fatal alors qu’Umari tentait de lui arracher son arme.
Les parents d’Umari avaient vivement critiqué ce verdict à l’époque, affirmant que leur fils avait été tué intentionnellement.
Le père d’Umari, Ahmed, a déclaré au site d’information Arab48 après le prononcé de la peine que cette sanction, infligée à ce « criminel colon meurtrier qui hait notre peuple arabe », « n’étanchera ni notre soif de vengeance, ni celle de notre peuple, de notre famille et de nos compatriotes ».
« Notre blessure continuera de saigner pour toujours », a ajouté Ahmed.
צעיר בן 19 נורה למוות בצפון אחרי קטטה בין נהגים | תיעוד@Eliashkenazi12 pic.twitter.com/sRa6yUnSlL
— וואלה (@WallaNews) May 6, 2023
L’avocat de Mokin avait fait valoir que son client avait agi en légitime défense, qu’il avait tiré un coup de semonce et qu’il avait cru qu’Umari était allé chercher quelque chose dans sa voiture pour revenir l’attaquer. Il avait également rejeté les allégations selon lesquelles Mokin aurait agi sous l’emprise de sentiments nationalistes et anti-arabes.
Selon les documents judiciaires, Mokin rentrait chez lui au volant, en état d’ivresse et avec son permis de conduire suspendu, lorsqu’il a tenté de dépasser Umari. Il disposait d’un permis pour l’arme de poing utilisée lors de l’altercation, mais il lui était interdit de la porter en état d’ivresse.
Umari avait alors ralenti, s’était garé sur le bas-côté de la route, puis avait baissé sa vitre pour demander à Mokin pourquoi il se précipitait ainsi. Cette remarque aurait apparemment mis Mokin hors de lui ; il a brusquement freiné et sauté hors de la voiture alors qu’elle était encore en mouvement.
Selon le parquet, Mokin, pistolet à la main, a tiré plusieurs coups de feu en l’air alors qu’Umari sortait de son véhicule ; les deux hommes ont ensuite commencé à se battre, Mokin continuant à tenir son arme tout au long de l’altercation.
Alors qu’ils se battaient au sol, un autre automobiliste filmait la scène. Mokin aurait tiré deux coups de feu en direction de la poitrine d’Umari « dans l’intention de le tuer ». Tentant vraisemblablement de fuir, Umari a alors couru vers son véhicule tandis que Mokin, debout, continuait de tirer sur lui, comme le montrent les images vidéo.
Les trois coups de feu qu’il a ensuite tirés dans le dos d’Umari ont tous manqué leur cible. Selon l’acte d’accusation, Mokin a tiré jusqu’à épuisement de ses munitions.
Alors qu’Umari gisait mortellement blessé, Mokin s’est approché de lui, l’a regardé, puis a pris la fuite.
Le personnel soignant, alerté par des passants, a transporté Umari à l’hôpital, où son décès a été prononcé. Entre-temps, Mokin est rentré chez lui à Gan Ner, où il a impliqué sa sœur dans une tentative de dissimulation en lui ordonnant de déclarer à la police qu’elle était au volant au moment de l’altercation.
De retour sur les lieux, ont indiqué les procureurs, la sœur de Mokin a d’abord déclaré aux agents qu’elle était au volant, mais a avoué peu après avoir menti.
À la suite de la fusillade, Mokin s’est rendu à la police et a remis son arme.
La famille Umari et des élus arabes influents ont imputé ce meurtre au gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu, et plus particulièrement au ministre d’extrême-droite de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, qui a cherché à accroître le nombre de permis de port d’armes à feu afin de lutter contre le terrorisme et la criminalité meurtrière.
la Communauté du Times of Israël !







