Le ministère de la Santé favorable à la vaccination des enfants vulnérables
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Le ministère de la Santé favorable à la vaccination des enfants vulnérables

Cette décision nécessite encore une approbation finale et survient dans un contexte de hausse du taux de morbidité chez les Israéliens âgés de moins de 16 ans

Photo d'illustration : Un jeune garçon se fait vacciner contre le coronavirus dans un centre de vaccination de Jérusalem, le 3 janvier 2021. (Crédit :  Shalva)
Photo d'illustration : Un jeune garçon se fait vacciner contre le coronavirus dans un centre de vaccination de Jérusalem, le 3 janvier 2021. (Crédit : Shalva)

Dans ce qui paraît être une première mondiale, le ministère de la Santé a émis mardi une directive favorable à la vaccination des enfants âgés de moins de 16 ans présentant un risque élevé de développer une forme grave de la COVID-19 en cas d’infection.

Cette décision doit encore être approuvée par le docteur Boaz Lev, responsable chargé de déterminer les groupes qui doivent être vaccinés en priorité contre le coronavirus. Elle survient dans un contexte de taux de morbidité croissant parmi les enfants au sein de l’Etat juif.

Le ministère a indiqué qu’au vu des forts niveaux de contagion, le risque représenté par une non-vaccination des enfants susceptibles d’être particulièrement vulnérables face à la maladie l’emportait sur les dangers entraînés par l’insuffisance de données disponibles sur l’immunisation de cette classe d’âge.

Le vaccin Pfizer, qui est le plus utilisé en Israël, a été approuvé aux Etats-Unis et en Europe exclusivement pour les 16 ans et plus. Les essais ont commencé au mois d’octobre sur les enfants dès 12 ans et ils devraient continuer encore plusieurs mois.

Il y a eu, ces dernières semaines, un nombre bien plus important de contaminations chez les enfants – une tendance qui est attribuée au variant britannique du coronavirus. Ils semblent dorénavant plus susceptibles d’attraper et de transmettre le variant que ce n’était le cas avec la souche originale, selon les chercheurs britanniques.

L’hôpital Hadassah Ein Kerem de Jérusalem a ouvert la toute première unité pédiatrique de soins intensifs accueillant des malades du coronavirus, la semaine dernière.

Photo d’illustration d’une seringue et d’un flacon contenant une dose de vaccin COVID-19 à côté du logo de la firme Pfizer, le 23 novembre 2020. (Crédit : JOEL SAGET / AFP)

Le vaccin Pfizer-BioNTech – le principal vaccin à être utilisé au sein de l’Etat juif – n’a pas été testé sur les enfants et il a été approuvé pour un usage d’urgence sur les adultes et sur les adolescents de plus de 16 ans.

Le ministère de la Santé, jusqu’à présent, n’avait pas approuvé la vaccination des moins de 16 ans.

L’Etat juif a aussi donné son approbation à la vaccination des femmes enceintes malgré l’avis défavorable à ce sujet qui avait été transmis par l’Organisation mondiale de la Santé, suite à une série de cas graves de coronavirus dans cette catégorie de la population qui a été, là aussi, attribuée au variant anglais.

Cette semaine, les autorités ont approuvé la vaccination des Israéliens de 16 à 18 ans pour permettre aux lycéens de passer leur « bagrut » à la date prévue. Les 18 à 40 ans ne peuvent pas encore officiellement se faire immuniser contre la COVID-19, même si certains l’ont fait dans certains secteurs moins sollicités, où les caisses d’assurance-santé cherchent à utiliser la totalité des doses de vaccin avant qu’elles ne se périment.

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