Le nombre de cas passe à 957 alors que le rythme des décès semble s’accélérer
Rechercher

Le nombre de cas passe à 957 alors que le rythme des décès semble s’accélérer

Nouveau record de 20 décès enregistrés lundi, selon le ministère de la Santé, et près de 2 000 nouvelles infections enregistrées au cours des 24 heures précédentes

Un homme se tient aux côtés de la dépouille du survivant de la Shoah Aryeh Even, 88 ans, première victime de la pandémie de coronavirus en Israël, au cimetière Har HaMenuchot de Jérusalem, le 22 mars 2020 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Un homme se tient aux côtés de la dépouille du survivant de la Shoah Aryeh Even, 88 ans, première victime de la pandémie de coronavirus en Israël, au cimetière Har HaMenuchot de Jérusalem, le 22 mars 2020 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le nombre de décès causés par le nouveau coronavirus est passé à 957 en Israël, a annoncé le ministère de la Santé mardi soir, alors que le nombre de cas d’infection continue à avoisiner les 2 000 par jour.

Selon les chiffres fournis par le ministère, 19 décès ont été recensés dans les 24 heures entre lundi soir et mardi soir.

La journée de lundi a vu le plus grand nombre de décès en 24 heures, avec 20 décès de minuit à minuit, selon les chiffres officiels, ce qui indique une augmentation constante des décès quotidiens, qui ont été de 14 par jour en moyenne pendant tout le mois d’août.

Selon les données du ministère, 48 personnes sont mortes du virus depuis dimanche – et plus de 100 au cours de la semaine dernière. Il a fallu 131 jours à partir du premier décès le 21 mars pour atteindre 500 morts le 30 juillet, et seulement 34 jours depuis lors pour presque doubler ce chiffre.

Au rythme actuel, Israël atteindra le triste record de 1 000 morts au cours du week-end.

Un total de 1 942 nouvelles infections ont été confirmées dans les 24 heures entre lundi soir et mardi soir, ce qui porte le total cumulé à 118 538.

Lundi, 2 183 infections ont été enregistrées de minuit à minuit, a déclaré le ministère.

Une équipe médicale travaille dans le service du coronavirus du centre médical Shamir, à Beer Yaakov, le 20 août 2020 (Yonatan Sindel/ Flash90)

Les chiffres sont apparus alors qu’Israël a poursuivi l’ouverture des écoles mardi, malgré ce qui semble être une légère augmentation des infections quotidiennes, et au milieu des craintes que la rentrée scolaire n’intensifie la propagation de cette maladie mortelle.

Sur les 21 367 cas actifs à la date de mardi soir, 414 patients étaient dans un état grave, dont 116 personnes traitées avec des respirateurs.

Le ministère a déclaré que 31 705 tests de dépistage du virus ont été effectués lundi, les chiffres des tests semblant revenir à la normale après une courte grève des techniciens de laboratoire du secteur public en début de semaine.

Les responsables israéliens ont hésité à réimposer des restrictions de grande envergure sur les virus, mettant plutôt en place un système destiné à ne cibler que les villes ayant un taux d’infection élevé – ou les « villes rouges » selon le plan « feux de circulation » de Ronni Gamzu, chargé de la lutte contre le coronavirus.

Les informations de la Douzième chaîne ont rapporté mardi que celui-ci travaillait à la formulation de nouvelles restrictions pour ces villes et conseils locaux, qui pourraient bientôt inclure la ville ultra-orthodoxe de Bnei Brak.

Lundi, Bnei Brak est devenue la deuxième ville, après Jérusalem, à enregistrer plus de 10 000 infections depuis le début de la pandémie. La banlieue de Tel-Aviv a été la première ville à être placée sous strict cordon sanitaire en mars et avril, alors qu’Israël combattait la première vague de la pandémie.

Des hommes juifs ultra-orthodoxes étudient en petits groupes à la yeshiva Imrei Emes de (la dynastie hassidique) Gur, dans la ville de Bnei Brak, le 16 juin 2020. (Yossi Zeliger/Flash90)

« Un confinement est sur la table » dans ces zones, a rapporté la chaîne de télévision, bien que les responsables politiques ultra-orthodoxes y résisteront probablement fortement.

Vingt-trois villes ont été classées « rouges » selon le nouveau système de désignation du ministère de la Santé approuvé en début de semaine. La plupart sont à majorité arabe, et quelques-unes sont des zones ultra-orthodoxes, à quelques exceptions près.

Selon le plan, les rassemblements sont très restreints et les écoles sont fermées dans ces zones. Des directives moins restrictives sont en place pour les villes marquées en « jaune » ou en « orange », tandis que la grande majorité des villes, marquées en vert, n’ont que peu de restrictions sur les activités commerciales ou les rassemblements dans les espaces publics.

Des enfants israéliens assistent aux cours le jour de la rentrée scolaire, pendant la pandémie de coronavirus, à Tel Aviv, le 1er septembre 2020. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)

Quelques heures avant la rentrée scolaire, mardi matin, les ministres du cabinet ont voté pour accepter la recommandation de Ronni Gamzu de maintenir les établissements d’enseignement fermés dans les zones où le taux d’infection est élevé. L’ordre de fermeture des établissements d’enseignement dure jusqu’à jeudi, date à laquelle le cabinet chargé du coronavirus devrait se réunir à nouveau pour réévaluer la situation.

La décision de lundi a été un revirement pour les ministres qui, dimanche, avaient voté en faveur de la proposition « feux de signalisation », mais en avaient exclu les écoles.

Cependant, dès mardi, des informations ont fait état du fait que certaines écoles en zones rouges avaient ignoré l’ordre de fermeture.

La réouverture rapide des écoles par Israël en mai – après avoir presque éradiqué la maladie grâce à des mesures de fermeture strictes au cours des mois précédents – a été considérée comme un facteur sérieux dans la nette résurgence de la pandémie à ce moment-là.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...