L’épouse d’Israel Katz menace de poursuivre Miki Zohar pour diffamation
Rechercher

L’épouse d’Israel Katz menace de poursuivre Miki Zohar pour diffamation

Le chef de la coalition n'a pas présenté ses excuses pour avoir insinué que Ronit Katz, épouse du ministère des Finances, a été impliquée dans des accords commerciaux douteux

Le député Likud et président de la commission de réglementation de la Knesset, Miki Zohar, (à droite), mène un débat en vue des prochaines élections, à la Knesset, le 9 septembre 2019. (Yonatan Sindel/FLASH90)
Le député Likud et président de la commission de réglementation de la Knesset, Miki Zohar, (à droite), mène un débat en vue des prochaines élections, à la Knesset, le 9 septembre 2019. (Yonatan Sindel/FLASH90)

L’épouse du ministre des Finances Israel Katz a menacé de porter plainte contre Miki Zohar, chef de la coalition, pour diffamation dans la journée de mardi, au lendemain d’une réunion de la commission des Finances, à la Knesset, où les deux poids lourds du Likud se sont querellés.

Dans un courrier envoyé par le biais de son avocat, Navot Tel-Zur, Ronit Katz a demandé des excuses à Zohar dans les quarante-huit heures, annonçant que, le cas échéant, elle porterait plainte pour des propos tenus à son encontre pendant la réunion.

« Ces propos sont mensongers, sans fondement, sans aucune trace de vérité et ils constituent une diffamation, une calomnie de la pire espèce dans la mesure où ils blessent mortellement la réputation, l’intégrité et la dignité de ma cliente et de son mari, le ministre des Finances », a écrit l’avocat.

Au cours d’une réunion qui évoquait les politiques économiques liées à la pandémie qui ont été mises en place par le gouvernement lors d’une rencontre de la commission des Finances de la Knesset, lundi, Katz avait accusé Zohar de prôner des changements politiques profitant aux intérêts de sa famille.

Ronit Katz et Israel Katz en compagnie du ministre des Affaires étrangères du Bahreïn, Khalid bin Ahmed Al Khalifa, le 22 juillet 2019 (Capture d’écran : Twitter)

Répondant à une demande de Zohar, qui réclamait une augmentation du plafond des indemnisations pour les entreprises qui avaient été contraintes de cesser leurs activités pour tenter d’entraver l’épidémie de la COVID-19, Katz avait déclaré que son collègue, au sein du Likud, avait adopté ce positionnement – qui n’est pas celui du Premier ministre Benjamin Netanyahu – parce qu’il avait « un cousin qui est propriétaire d’une salle accueillant des événements ».

Zohar avait alors riposté que « désolé, mais nous avons un ministre des Finances qui est bien déconnecté de la population », avant de demander sa démission en arguant que peut-être Netanyahu « devrait réfléchir à la continuation du mandat du ministre des Finances », ajoutant que « la continuation du mandat de Katz devient un danger pour le maintien au pouvoir du Likud ».

Alors que les autres membres de la commission tentaient de le calmer, Zohar avait laissé entendre qu’il y avait quelque chose d’obscur dans les affaires financières de l’épouse du ministre, poursuivant en affirmant qu’il était temps « de parler des accords commerciaux de l’épouse de Katz ».

Après la réunion, Katz avait accusé Zohar sur Twitter de flatter continuellement les lobbyistes, écrivant que même l’opposition affichait un plus grand sens de la responsabilité que Zohar.

Le ministre des Transports de l’époque, Israel Katz (à gauche) et le député Miki Zohar lors d’une réunion de commission de la Knesset à Jérusalem, le 23 mars 2016. (Yonatan Sindel/Flash90/Fichier)

Zohar avait admis que son cousin était bien propriétaire d’une salle accueillant des événements mais il avait qualifié de « scandale » l’affirmation que cette réalité ait été son seul intérêt dans cette réclamation d’une augmentation des indemnités.

La querelle est également arrivée jusqu’à Netanyahu, qui a convoqué les deux hommes à son bureau.

Répondant à la menace proférée par l’avocat de Ronit Katz, Zohar a indiqué qu’il n’avait pas l’intention de répondre à « une chose insensée ».

« A ce moment où la crise du coronavirus nous est tombée dessus, il est largement temps d’agir exclusivement dans l’intérêt des citoyens d’Israël sans accorder d’importance à une chose insensée qui n’intéresse véritablement personne », a-t-il dit.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...