Netanyahu arbitre le conflit entre Zohar et Katz en commission de la Knesset
Rechercher

Netanyahu arbitre le conflit entre Zohar et Katz en commission de la Knesset

Le ministre des Finances reproche au président de la coalition d'avantager son cousin ; Zohar appelle alors le Premier ministre à évincer Katz

Le ministre des Transports de l'époque, Israel Katz (à gauche) et le député Miki Zohar lors d'une réunion de commission de la Knesset à Jérusalem, le 23 mars 2016. (Yonatan Sindel/Flash90/Fichier)
Le ministre des Transports de l'époque, Israel Katz (à gauche) et le député Miki Zohar lors d'une réunion de commission de la Knesset à Jérusalem, le 23 mars 2016. (Yonatan Sindel/Flash90/Fichier)

Une rare prise de bec publique a eu lieu lundi entre deux des principaux alliés du Premier ministre Benjamin Netanyahu sur les politiques économiques du gouvernement à la lumière de la pandémie de coronavirus.

Lors d’une discussion au sein de la commission des Finances de la Knesset, le ministre des Finances Israel Katz s’est disputé avec le président de la coalition Miki Zohar, tous deux du parti au pouvoir, le Likud.

Katz a accusé Zohar de faire pression pour que les changements de politique profitent aux intérêts de sa famille. En réponse, Zohar a accusé Katz d’être « déconnecté du peuple » et a lancé un appel public à Netanyahu pour qu’il le licencie.

Après avoir poursuivi leur altercation sur Twitter, le Premier ministre a convoqué les deux députés dans son bureau pour régler le différend.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, (à droite), écoute le ministre des Affaires étrangères Israel Katz lors de la réunion hebdomadaire du cabinet au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 27 octobre 2019. (Gali Tibbon/Pool Photo via AP)

Lors de la discussion en commission, M. Zohar avait demandé une augmentation de l’indemnisation maximale pour les entreprises contraintes de fermer pour enrayer l’épidémie de COVID-19.

Katz a qualifié cette demande d’“opinion personnelle de Zohar, en contraste avec l’opinion du Premier ministre, puisque vous avez un cousin qui possède une salle de réception”.

Zohar a répondu en disant qu’il était « désolé que nous ayons un ministre des Finances qui soit déconnecté du peuple. Avec tout le respect que je dois à la détermination du ministre des Finances à faire preuve de méfiance, cela ne marche pas sur moi. Je dois dire que j’avais beaucoup d’espoir lorsque Israel Katz a été nommé et je suis très déçu par son comportement. »

« Il est très possible que le Premier ministre soit amené à peser le pour et le contre du maintien en fonction du ministre des Finances », a déclaré M. Zohar. « Son maintien en fonction devient un danger pour la direction du Likud ».

Zohar a également dit qu’il voulait parler des affaires de la femme de Katz, mais n’a pas donné de détails.

La réunion a ensuite été suspendue.

Par la suite, Katz sur Twitter a accusé Zohar d’être régulièrement à la solde des lobbyistes et a écrit que même l’opposition faisait preuve de plus de responsabilité que Zohar.

Le député Likud, Miki Zohar, réagit lors d’une réunion de la commission d’organisation à la Knesset à Jérusalem, le 13 janvier 2020. (Hadas Parush/Flash90)

Zohar a admis que son cousin possède une salle de réception, mais a qualifié de « honte » l’affirmation selon laquelle c’était son seul intérêt de plaider pour une augmentation des indemnisations.

La dispute aurait commencé dimanche, lors de discussions entre Netanyahu, Katz et les dirigeants des manifestations anti-gouvernementales des travailleurs indépendants.

Zohar a critiqué Katz sur divers sujets depuis que ce dernier a refusé le mois dernier d’avancer le projet de loi de Zohar qui empêcherait la concurrence sur le marché des cartes de crédit.

Deux semaines plus tard, Katz a répondu dans une interview à la Radio de l’Armée, en affirmant qu’il avait atteint une position bien plus élevée dans les primaires du Likud que « certains de mes critiques ».

Zohar, un juif séfarade, a ensuite accusé Katz de faire preuve d’“arrogance ashkénaze” et a prédit que le ministre des Finances allait subir un « échec politique et professionnel ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...