L’équipe de statistiques COVID-19 : « il y a des raisons d’être optimiste »
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L’équipe de statistiques COVID-19 : « il y a des raisons d’être optimiste »

Les analystes constatent que le rythme auquel les nouvelles infections doublent se stabilise, et estiment que le pire sera passé dans deux semaines

Des employés du Magen David Adom portant des vêtements de protection transfèrent un patient à l'unité de lutte contre le coronavirus au centre médical Sheba à Ramat Gan, le 8 juillet 2020. (Flash90)
Des employés du Magen David Adom portant des vêtements de protection transfèrent un patient à l'unité de lutte contre le coronavirus au centre médical Sheba à Ramat Gan, le 8 juillet 2020. (Flash90)

Les restrictions liées au coronavirus fonctionnent, il y a « des raisons d’être optimiste » et les hôpitaux pourraient avoir surmonté le pire d’ici deux semaines, a conclu une équipe statistique de l’Université hébraïque.

Selon Nadav Katz, de l’université, un nouveau confinement ne devrait pas être nécessaire sur la base des dernières statistiques.

« Il ne devrait pas y avoir de fermeture maintenant – la façon dont les choses se présentent, les tendances actuelles, signifient qu’un confinement n’est pas une nécessité », a-t-il affirmé au Times of Israel mardi.

Il a déclaré que si le nombre de personnes infectées est bien plus élevé que lors de la première vague de l’épidémie, le nombre de nouveaux cas quotidiens double bien plus lentement – en 24 jours environ – et la pression sur les hôpitaux augmente à un rythme plus lent.

Le Prof. Nadav Katz du Centre scientifique d’information quantique de l’Université Hébraïque. (Autorisation : Yitz Woolf pour l’Université Hébraïque)

« Lors de la première vague, les choses allaient très vite et le confinement était très raisonnable, mais maintenant, nous avançons plus lentement et nous avons plus de temps pour prendre des décisions », a-t-il expliqué.

M. Katz, professeur à l’Institut de physique Racah de l’Université hébraïque de Jérusalem, fait partie d’une équipe de spécialistes des statistiques, aux côtés de Ronit Calderon-Margalit, médecin du Centre médical Hadassah, de Ran Nir-Paz, épidémiologiste et expert en maladies infectieuses, et de plusieurs autres universitaires. L’équipe est représentée au sein d’un comité consultatif du ministère de la santé.

Lundi dernier, l’équipe avait averti que le nombre de personnes nécessitant des soins spécialisés COVID-19 augmentait si rapidement que les services de santé étaient en danger.

Les hôpitaux voyaient deux fois plus de patients graves et modérés tous les dix jours environ, et elle avait mis en garde que cela pourrait submerger le système dès le début du mois d’août. L’équipe de M. Katz estime que le nombre de personnes infectées n’a qu’une pertinence limitée, car la principale priorité est de maintenir le fonctionnement des services de santé, de sorte que les chiffres importants concernent le nombre de patients dans les hôpitaux.

« Le délai de doublement du nombre de patients modérés et sévères est maintenant de 17 jours, alors qu’il y a une semaine et demie, il était de dix jours », a-t-il indiqué. « Le doublement si rapide était une source d’inquiétude, mais maintenant, avec le taux de doublement qui devient de plus en plus lent, il y a des raisons d’être optimiste ».

Un salarié du Magen David Adom portant des vêtements de protection évacue un patient atteint du coronavirus à l’extérieur de l’unité coronavirus du centre médical Ziv dans la ville de Tzfat, dans le nord d’Israël, le 19 juillet 2020. (David Cohen / Flash90)

M. Katz a souligné que les choses vont encore s’aggraver dans les hôpitaux, mais à un rythme plus lent que celui observé ces deux dernières semaines.

« Les hôpitaux sont affairés et la situation va s’aggraver dans une semaine ou deux. Les hôpitaux sont dans une situation difficile », a-t-il déclaré.

Cependant, selon les tendances actuelles, la pression sur les hôpitaux atteindra son maximum dans les deux semaines à venir.

Après cela, il s’attend à ce que le nombre de patients graves et modérés « se stabilise et commence à se réduire, comme ce fut le cas lors de la première vague ».

Il explique que cette amélioration est due aux restrictions mises en place le 2 juillet. Les patients ont tendance à se retrouver dans les hôpitaux environ deux semaines après l’infection, donc leur impact est visible maintenant, a-t-il dit.

« Les chiffres sont encore élevés, mais les tendances sont encourageantes », a-t-il ajouté.

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