Les évènements à l’occasion de la Journée pour les victimes de la Shoah
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Les évènements à l’occasion de la Journée pour les victimes de la Shoah

Des cérémonies et des expositions sont prévues cette semaine dans le cadre de cette journée internationale, qui marque le 76e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz

Des bougies brûlent devant les chaussures en fonte du Mémorial de la Shoah sur le quai du Danube, pendant la Journée internationale de commémoration de la Shoah à Budapest, Hongrie, le mercredi 27 janvier 2016. (Balazs Mohai/MTI via AP)
Des bougies brûlent devant les chaussures en fonte du Mémorial de la Shoah sur le quai du Danube, pendant la Journée internationale de commémoration de la Shoah à Budapest, Hongrie, le mercredi 27 janvier 2016. (Balazs Mohai/MTI via AP)

Plusieurs évènements seront organisés ces prochains jours à l’occasion du 27 janvier, Journée internationale de commémoration à la mémoire des victimes de la Shoah, qui marquera le 76e anniversaire de la libération du camp d’extermination et de concentration d’Auschwitz-Birkenau par l’Armée rouge. En voici les principaux :

UNESCO

Du 18 janvier au 12 février, le siège de l’UNESCO, à Paris, accueille sur ses grilles, en accès libre et public, l’exposition « Lest We Forget » [« N’oublions pas »] du photographe germano-italien Luigi Toscano. 200 portraits documentant les histoires de survivants de la Shoah et d’autres crimes nazis sont ainsi exposées.

L’exposition sera inaugurée virtuellement, le lundi 25 janvier à 16h (heure française), via un événement en ligne avec les prises de parole de la directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, de la ministre fédérale autrichienne de l’Union européenne et de la Constitution, Karoline Edtstadler, du ministre fédéral allemand des Affaires étrangères, Heiko Mass, et du président du Congrès juif mondial, Ronald S. Lauder, aux côtés de l’artiste, Luigi Toscano.

Le projet, démarré en 2014, qui représente le plus vaste accrochage au monde du genre, a été créé avec le soutien de l’UNESCO. Il est également à découvrir sur le site de l’artiste. Plus d’un million de visiteurs ont déjà vu l’exposition, notamment à Berlin, Kiev, New York, Washington et Vienne.

L’exposition « Lest We Forget » du photographe germano-italien Luigi Toscano, au siège de l’UNESCO, à Paris. (Crédit : UNESCO / CRIF / WJC)

Le 27 janvier, de 17 à 18h, une cérémonie virtuelle organisée par l’UNESCO, en partenariat avec l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), aura également lieu. L’évènement comprendra un discours de la Chancelière fédérale de l’Allemagne Angela Merkel ainsi que des interventions du président de l’Assemblée générale des Nations unies et des représentants des États-Unis et d’Israël. Irene Butter, rescapée de la Shoah, et sa petite-fille, ainsi que des universitaires, des artistes et des jeunes actifs dans le domaine de l’éducation et de la commémoration de la Shoah prendront également la parole.

La cérémonie sera aussitôt suivie par un débat d’une heure sur la négation et la déformation de l’Holocauste. Parmi les participants : Deborah Lipstadt, professeur d’études sur la Shoah à l’université Emory ; Hella Pick, journaliste et réfugiée de Kindertransport ; Philipp Sands, écrivain et avocat ; Marian Turski, président de l’Association de l’Institut historique juif et vice-président du Comité international d’Auschwitz ; et Robert Williams, président du comité de l’IHRA sur l’antisémitisme et le négationnisme. La présidente de l’IHRA, l’ambassadrice Michaela Kuechler, l’envoyé spécial de l’UNESCO, Serge Klarsfeld, et la Conseillère spéciale des Nations unies pour la prévention du génocide, Alice Wairimu Nderitu, participeront également à la discussion. Le débat sera animé par Hala Gorani, présentatrice et correspondante de CNN International, et produit par CNN.

Ces deux évènements du 27 janvier seront diffusés en anglais et en français.

Mémorial de Yad Vashem de Jérusalem

L’exposition « Les enfants d’Ecouis » de Yad Vashem. (Crédit : Yad Vashem)

Le mémorial de Yad Vashem de Jérusalem a lancé une nouvelle exposition virtuelle en français, intitulée « Les enfants d’Ecouis – De Buchenwald à la Normandie : Un temps pour guérir (Ecclésiastes 3:3) ».

L’exposition s’intéresse aux 426 jeunes, pour la plupart des orphelins, âgés de 8 à 23 ans, qui sont arrivés en France dans une maison de l’OSE à Ecouis, dans l’Eure, après la libération du camp nazi de Buchenwald.

Yad Vashem raconte ainsi ce périple géographique et psychologique et la reconstruction de ces jeunes à travers des photos d’époque extraites des archives de Yad Vashem.

« À Ecouis, les enfants rescapés de Buchenwald quittent l’univers concentrationnaire, mais restent confrontés aux démons de la privation et du deuil. Comment accompagner ces jeunes revenus de l’enfer ? Comment leur apprendre à se reconstruire ? », écrit Yad Vashem.

Du 21 au 26 janvier, l’institution propose également une visite virtuelle de « Shoah », exposition permanente du Bloc 27 du musée d’Auschwitz-Birkenau.

Le projet IRemember Wall de Yad Vashem et Facebook. (Crédit : Yad Vashem)

Comme l’année dernière, est relancé le projet IRemember Wall, en association avec Facebook. L’idée prend la forme d’un site Internet mis en ligne par Yad Vashem sur lequel chaque utilisateur se verra lié au nom d’une victime de la Shoah, et pourra ensuite partager son histoire sur les réseaux sociaux.

Enfin, le 27 à 14h30, Yad Vashem organisera sa cérémonie annuelle. Elle sera retransmise sur YouTube et le président israélien Reuven Rivlin y donnera un discours.

Mémorial de la Shoah de Paris

Le mémorial de la Shoah de Paris, le 22 avril 2019. (Crédit : Stéphanie Bitan/Times of Israël)

Le 27 janvier, à midi, une cérémonie de commémoration sera organisée en direct du Mémorial de la Shoah de Paris. Elle sera diffusée sur le site du Mémorial de la Shoah et sur Facebook.

Puis, à 19h30, sera diffusée une discussion ayant eu lieu le 18 janvier dernier entre le survivant de la Shoah Izio Rosenman et l’universitaire Régine Waintrater. La conversation sera suivie de la diffusion exclusive du film « La mémoire d’Auschwitz » de Manfred van Eijk.

« Afin de préserver les bâtiments et les objets conservés au musée de l’ancien camp d’Auschwitz-Birkenau pour les générations à venir, une équipe de jeunes spécialistes en conservation et en restauration est envoyée sur les lieux », lit le synopsis du film. « Au fil de leur travail, l’émotion les rattrape. Comment préserver les cheveux humains ? Comment conserver des documents personnels d’anciens internés ? Ces objets doivent pouvoir continuer à être exposés 75 ans après la Shoah afin de garder la mémoire vivante. Manfred van Eijk et son équipe ont passé cinq années aux cotés des responsables des différents chantiers de restauration. Ils nous font entrer dans cet extraordinaire et fascinant travail réalisé dans le respect des objets et bâtiments. »

Puis, le lendemain, le 28 janvier, à 19h30, l’historien Timothy Snyder donnera une conférence principalement consacrée à l’année 1941, décisive pour le cours de la Seconde Guerre mondiale et le destin des Juifs européens. L’inscription est ouverte à cette adresse.

Congrès juif mondial

Outre la cérémonie du 25 janvier co-organisée avec l’UNESCO, le Congrès juif mondial proposera le 27 janvier à 15h une commémoration depuis le camp d’Auschwitz.

Comme l’année précédente, l’organisation lance également la campagne #WeRemember, qui incite les utilisateurs à poser sur les réseaux sociaux avec un écriteau comportant le hashtag.

France

Le Camp des Milles, près d’Aix-en-Provence, seul grand camp français d’internement et de déportation encore intact. Illustration. (Crédit : Anima/CC BY-SA 3.0/WikiCommons)

Parmi les autres cérémonies prévues :

– Le ravivage de la flamme sous l’Arc de Triomphe par l’Union des déportés d’Auschwitz, le 27 janvier, à 18h30, sans public.

– Une conférence à distance organisée par l’Union des déportés d’Auschwitz pour les établissements scolaires, en partenariat avec l’académie de Paris, mais ouvert à toutes les académies, avec Esther Senot et Raphaël Esrail, survivants d’Auschwitz-Birkenau, le mardi 26 janvier, de 14 à 16h.

– Le 31 janvier, à Ivry-sur-Seine, sera inauguré le square des « Justes parmi les Nations » à 9h30, suivie de la Commémoration de la libération des camps d’Auschwitz à 10h30, puis par la pose d’une plaque en mémoire des tsiganes victimes du génocide perpétré par les nazis.

Les autres événements prévus sont à retrouver sur les sites de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et du mémorial de la Shoah.

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