Les prochains pourparlers israélo-libanais auront lieu début septembre – responsable
Washington incite les parties à s'accorder sur une liste de pays participant au mécanisme de vérification du désarmement du Hezbollah et soulignent que les pourparlers "vont dans le bon sens" malgré l'accroc de la semaine dernière
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Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Washington — La prochaine série de pourparlers entre Israël et le Liban, sous l’égide des États-Unis, aura lieu début septembre, a déclaré mardi au Times of Israel un responsable proche du dossier.
Ce responsable a reconnu que la série de pourparlers de la semaine dernière à Rome ne s’était pas déroulée sans heurts, le Liban faisant pression pour obtenir de nouveaux retraits israéliens du sud du pays, tandis qu’Israël soutient que la vérification du désarmement du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah doit d’abord être menée à bien, comme à Gaza pour le Hamas.
À quelques semaines de la prochaine série de pourparlers, les États-Unis incitent les parties à s’accorder sur une liste de pays participant au mécanisme de vérification. Israël refuse toutefois l’inclusion de pays qui ont cherché à agir contre lui au sein des instances internationales, a précisé ce responsable, sans doute une référence à la France.
Les parties mènent également des négociations parallèles sur l’identification et la restitution des dépouilles de Libanais et de Juifs israéliens en échange de détenus libanais, a ajouté le responsable.
Les États-Unis ont insisté sur le fait que les négociations entre Israël et le Liban progressaient dans le bon sens, alors que des responsables des deux pays avaient reconnu avoir essuyé des revers lors des pourparlers de la semaine dernière à Rome.
Ces pourparlers ont pris fin prématurément dès leur deuxième jour, dans un contexte d’escalade entre Israël et le Hezbollah au sud du Liban. Le gouvernement libanais se montre également frustré par le rythme des retraits israéliens, estimant que Jérusalem traîne les pieds à l’approche des élections législatives d’octobre. Israël fait pour sa part valoir que la vérification du désarmement du groupe terroriste chiite libanais doit d’abord être menée à bien.
Néanmoins, un porte-parole du département d’État a insisté sur le fait que les trois jours de pourparlers de la semaine dernière avaient été « constructifs » et avaient permis aux parties de s’entendre sur les critères à respecter pour vérifier qu’une zone donnée a été débarrassée des infrastructures du Hezbollah, afin de « débloquer de futures zones pilotes ». Les zones pilotes sont celles où les Forces armées libanaises (FAL) se sont déployées dans le sud du Liban après le retrait d’Israël. Deux zones de ce type existent à ce jour, et l’objectif est de les multiplier jusqu’à ce qu’Israël se soit complètement retiré du sud du Liban.
Commentant l’escalade survenue mercredi dernier dans le sud du Liban, au cours de laquelle une bombe du Hezbollah a explosé, tuant deux soldats israéliens et déclenchant d’importantes frappes de représailles de la part de Tsahal, le département d’État a indiqué que les parties étaient parvenues à désamorcer la situation en moins de 24 heures grâce à une cellule trilatérale de gestion des conflits militaires mise en place dans le cadre des négociations entre les États-Unis, Israël et le Liban.
Au cours des pourparlers de la semaine dernière, les négociateurs américains ont pris à part leurs homologues libanais pour discuter de « l’apport d’un soutien en temps opportun à la reconstruction », a déclaré le porte-parole du département d’État, faisant référence aux plusieurs dizaines de villages du sud du Liban rasés par Israël au motif qu’ils abritaient des infrastructures du Hezbollah.
« Lors du prochain cycle de pourparlers techniques, le Liban présentera des feuilles de route détaillées pour sécuriser de nouvelles zones, à mesure que la mise en œuvre se poursuit dans les zones pilotes actuelles », a-t-il ajouté.
« Nous devons régler des détails importants, notamment la question de la vérification des opérations de déminage menées par les Forces armées libanaises. Une fois ces détails clarifiés, le processus avancera beaucoup plus rapidement », a-t-il poursuivi.
La prochaine série de pourparlers aura lieu début septembre à Rome, mais les parties continueront entre-temps à se concerter dans leurs capitales respectives.
Israël et le Liban doivent encore s’accorder sur une liste de pays qui siégeront au sein d’un comité tiers chargé de vérifier que les zones pilotes ont été entièrement démilitarisées.
Le porte-parole du département d’État a réitéré l’opposition de Washington à la prolongation du mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), estimant que celle-ci, tout comme Israël, n’avait pas suffisamment contribué à empêcher le réarmement du groupe terroriste.
« Les deux parties sont confrontées à des contraintes politiques. Nous les surmontons méthodiquement, car les raccourcis mènent aux mêmes échecs que ceux observés depuis des décennies. La dynamique reste positive et personne ne traîne les pieds pour mettre en œuvre les mesures », a souligné le porte-parole.
« Nous ne sommes pas naïfs quant aux difficultés. Le Hezbollah tente de saboter le processus et tant Israël que le Liban sont des démocraties soumises à des tensions politiques internes. Mais le simple fait que les équipes se soient réunies, aient communiqué directement et aient élaboré des options constitue en soi un changement structurel. Le processus est conçu pour prendre en compte ces contraintes tout en continuant d’avancer, d’abord en assurant le bon fonctionnement des zones pilotes, puis en étendant le dispositif », a ajouté le département d’État.
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