L’histoire des « pianos orphelins » volés par les nazis
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L’histoire des « pianos orphelins » volés par les nazis

Tout a commencé avec une photo en noir et blanc sur laquelle on aperçoit des pianos confisqués par les nazis dans le Palais de Tokyo, aujourd'hui tous n'ont pas été récupérés

Linda Emmet, the daughter of musician Irving Berlin, plays on her father's piano at the Red Star Line museum in Antwerp, Belgium on Thursday, Sept. 26, 2013. (photo credit: AP Photo/Virginia Mayo)
Linda Emmet, the daughter of musician Irving Berlin, plays on her father's piano at the Red Star Line museum in Antwerp, Belgium on Thursday, Sept. 26, 2013. (photo credit: AP Photo/Virginia Mayo)

Au lendemain de la guerre, Léon Blum revient de Buchenwald, où un procès fantoche orchestré par le régime de Vichy l’avait envoyé en mars 1943.

De retour à Paris, il tient à se rendre au Palais de Tokyo. Pourquoi ? C’est là que sont exposés les pianos, ainsi que les partitions, volées par les nazis à titre de compensation pour les bombardements subis sur leur territoire.

« Une immense opération de pillage débute en 1940, explique France-Culture qui consacre deux émissions au sujet : d’abord dans les grandes collections d’artistes renommés, comme Gregor Piatigorski, Wanda Landowska ou Arthur Rubinstein, puis en 1942 dans près de 40 000 appartements parisiens appartenant à des Juifs exilés ou déportés. Les objets sont destinés à meubler les foyers allemands sinistrés par les bombardements, et sont triés par des Juifs employés de force et cachés dans trois camps d’internement dissimulés au cœur de Paris : Austerlitz, Lévitan, et Bassano ».

Le piano de Léon Blum, un Bechstein, retrouvera le 25 Quai du Bourdon où réside l’ancien président du Conseil.

Mais la trace de nombre de ces pianos spoliés a été perdue jusqu’aujourd’hui.

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