L’Iran débute des essais cliniques de son premier vaccin contre la COVID
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L’Iran débute des essais cliniques de son premier vaccin contre la COVID

La COVID-19 a tué près de 55 000 personnes sur plus de 1,2 million de personnes contaminées en Iran, selon le ministère de la Santé

Une femme reçoit une injection au cours de la première phase d'essai d'un vaccin iranien de fabrication locale contre la COVID-19 à Téhéran, la capitale iranienne, le 29 décembre 2020. (Crédit : AFP)
Une femme reçoit une injection au cours de la première phase d'essai d'un vaccin iranien de fabrication locale contre la COVID-19 à Téhéran, la capitale iranienne, le 29 décembre 2020. (Crédit : AFP)

La République islamique a commencé mardi « la première phase » des essais cliniques d’un vaccin anti-coronavirus développé en Iran, pays le plus durement frappé par la pandémie au Proche et au Moyen-Orient, a annoncé la télévision d’État.

« Le premier vaccin contre le coronavirus, développé par les chercheurs iraniens, a été dévoilé lorsqu’il a été injecté à trois personnes », a indiqué l’audiovisuel public.

La COVID-19 a tué près de 55 000 personnes sur plus de 1,2 million de personnes contaminées en Iran, selon le ministère de la Santé.

La télévision d’État a diffusé mardi des images montrant trois personnes, deux hommes et une femme, recevant des injections en présence du ministre de la Santé Saïd Namaki et du vice-président iranien chargé de la Science et de la Technologie Sorena Sattari.

Selon la même source, le développement du vaccin a été financé par la fondation de l’Exécution de l’ordre de l’imam Khomeiny (Eiko), un important conglomérat économique d’État dont le président est nommé par le guide suprême iranien.

L’audiovisuel public a présenté les trois « volontaires » comme étant la fille du président de ce conglomérat et deux de ses hauts responsables.

Le vaccin doit être administré à « 56 volontaires » en deux doses espacées de deux semaines, indique Iribnews, site internet de la télévision d’État, citant un responsable du développement du vaccin.

Le résultat sera annoncé « 28 jours » après la seconde injection, selon la même source.

Une infirmière dans un service dédié aux personnes infectées par le coronavirus dans un hôpital de Téhéran, en Iran, le 8 mars 2020. (Crédit : AP / Mohammad Ghadamali)

Un autre vaccin iranien, « développé au centre médical de Razi, va recevoir l’autorisation » pour débuter les essais humains « dans un avenir très proche », a indiqué M.Namaki.

Il a annoncé début décembre que l’Iran avait « pré-acheté » environ 16,8 millions de doses de vaccin via Covax, dispositif d’accès aux vaccins mis en place par l’Organisation mondiale de la santé pour les pays les plus pauvres.

Les autorités de Téhéran indiquent depuis plusieurs semaines que les sanctions américaines les empêchent de se procurer des vaccins. En théorie, les aliments et les médicaments sont exemptés de ces sanctions mais, dans la réalité, les banques internationales ont tendance à refuser les transactions impliquant l’Iran pour éviter de s’exposer à d’éventuels litiges.

Le président Hassan Rouhani a critiqué samedi les États-Unis pour avoir réclamé que les transferts de fonds iraniens destinés à acheter des vaccins anticoronavirus passent par des banques américaines. M. Rouhani a dit craindre que les Américains n’en profitent pour saisir cet argent.

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