Golan réitère son appel à la collaboration avec les partis arabes
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Yair Golan, président du parti de gauche HaDemocratim, a lancé un nouvel appel aux partis d’opposition dirigés par des Juifs en faveur d’une collaboration avec les partis arabes israéliens, ce qui permettrait d’établir une coalition gouvernementale. Il a affirmé qu’il serait antidémocratique d’ignorer leurs 19 sièges cumulés.
« Il n’y a pas de citoyens conditionnels dans un Israël démocratique », a affirmé Golan dans une tribune qui a été publiée dans Haaretz. « Un bulletin de vote déposé mardi par un citoyen arabe à Sakhnin ou à Rahat a exactement la même valeur qu’un bulletin déposé par un citoyen juif à Tel Aviv ou à Sderot ».
« Tout membre de la Knesset élu lors d’un scrutin légal et démocratique fait légitimement partie de notre système politique », a-t-il écrit. « Ceux qui croient en la démocratie ne peuvent pas se battre pour elle le matin, pour ensuite, le soir même, invalider les voix de centaines de milliers de citoyens en raison de leurs origines ou de leurs noms ».
Golan est le seul chef d’un parti d’opposition dirigé par des Juifs à se déclarer disposé à collaborer avec Raam et avec la Liste arabe unie. Gadi Eisenkot (Yashar), Naftali Bennett (BeYachad) et Avigdor Liberman (Yisrael Beytenu) ont tous exclu cette possibilité.
Le président de HaDemocratim a reconnu dans cette tribune que collaborer avec les partis dirigés par des Arabes ne sera pas toujours simple, mais il a noté que cela ne signifiait pas qu’il ne fallait pas le faire.
« Nous présenterons nos revendications, nous resterons fermes sur nos principes en matière de sécurité et d’intérêts nationaux, et nous mènerons des négociations difficiles et concrètes — exactement comme nous le ferions avec n’importe quelle autre faction au Parlement », a-t-il dit. « Mais nous n’écarterons personne, et nous n’accepterons pas non plus les règles du jeu dictées par la machine à propagande haineuse pour conserver son emprise sur le pouvoir ».
Golan, dont le parti a remporté huit sièges lors des élections de mardi, a rencontré hier Eisenkot, le numéro deux de BeYachad, Yair Lapid, et le président du Raam, Mansour Abbas, alors que le bloc anti-Netanyahu entame les pourparlers en vue de la formation d’une coalition.
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