Mike Pompeo va se rendre au Maroc, un « partenaire essentiel » des Etats-Unis
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Mike Pompeo va se rendre au Maroc, un « partenaire essentiel » des Etats-Unis

Un responsable de la diplomatie américaine a qualifié le Maroc de "bon partenaire du contreterrorisme", avec le rapatriement de ses ressortissants qui avaient rejoint l'EI

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo répond à une question après une conférence à la Kansas State University, le 6 septembre 2019. (Crédit : AP/Charlie Riedel)
Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo répond à une question après une conférence à la Kansas State University, le 6 septembre 2019. (Crédit : AP/Charlie Riedel)

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo ira au Maroc la semaine prochaine, un « partenaire essentiel » dans la stratégie diplomatique des Etats-Unis dans la région, qui inclut la normalisation des relations avec Israël, a-t-on appris mercredi de source officielle.

Le secrétaire d’Etat sera le plus haut responsable américain à se rendre au Maroc depuis l’élection de Donald Trump. Après son arrivée à Rabat le 4 décembre, Mike Pompeo s’entretiendra avec le roi Mohammed VI, a précisé le département d’Etat.

Le Maroc est un « partenaire essentiel pour nous », a dit un responsable du ministère américain des Affaires étrangères.

« Le Maroc joue un grand rôle à travers la région en tant que partenaire important dans la promotion de la tolérance (et) a aussi des liens et une relation apaisés avec Israël », a-t-il indiqué à des journalistes, sous couvert d’anonymat.

L’Egypte et la Jordanie sont les deux seules nations arabes à avoir signé un accord de paix avec Israël mais le Maroc, ainsi que d’autres Etats du Golfe comme Bahreïn, ont assoupli le boycott du monde arabe contre l’Etat hébreu.

Le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita (à gauche) serre la main du secrétaire d’État américain Mike Pompeo au département d’État américain à Washington, DC, le 17 septembre 2018. (AFP PHOTO / Jim WATSON)

Estimée aujourd’hui à moins de 3 000 âmes, la communauté juive marocaine reste la plus importante du monde arabo-musulman. Le pays abrite le seul musée d’art et d’histoire hébraïque de la région, fondé en 1998 à Casablanca. Les touristes israéliens qui viennent sur les traces de leurs ancêtres sont les bienvenus. 

Le Maroc a une position encore plus particulière puisque le préambule de sa constitution évoque son « affluent hébraïque », que des juifs marocains ont occupé des postes de ministres, et que Mohammed VI, comme son père avant lui, en compte un parmi ses conseillers – André Azoulay. C’est sous l’impulsion royale qu’ont été menés ces dernières années des programmes de rénovation des cimetières juifs et des quartiers urbains où vivait autrefois cette communauté qui comptait 200 000 à 300 000 membres avant les vagues de départ liées à la création de l’Etat hébreu en 1948 puis à l’indépendance du pays en 1956.

Ce responsable de la diplomatie américaine a également qualifié le Maroc de « bon partenaire du contreterrorisme », avec notamment le rapatriement de ses ressortissants qui avaient rejoint le groupe Etat islamique (EI) en Syrie.

Mike Pompeo se rendra également au Portugal à la rencontre, le 6 décembre, du Premier ministre tout juste réélu Antonio Costa. Il se rendra plus tôt dans la semaine avec Donald Trump au sommet de l’Otan à Londres.

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