« Nous ne laisserons pas le monde nous imposer un État terroriste » – le discours de Netanyahu
Netanyahu a juré de ramener tous les otages et de vaincre le Hamas ; il a critiqué les dirigeants occidentaux qui ont abandonné Israël et cédé à la pression islamiste ; il a nié le génocide à Gaza
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Ci-dessous figure le texte intégral du discours prononcé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu devant l’Assemblée générale des Nations unies, le 26 septembre 2025.
Monsieur le Président, familles de nos chers otages qui croupissent dans les geôles de Gaza, Mesdames et Messieurs.
L’an dernier, je me tenais à cette même tribune, et je vous ai montré cette carte. Cette carte illustre la malédiction de l’axe du terrorisme iranien. Cet axe faisait peser une menace sur la paix dans le monde entier. Il menaçait la stabilité de notre région, ainsi que l’existence même de mon pays, Israël.
L’Iran s’attelait à développer rapidement un programme d’armement nucléaire et un programme de missiles balistiques à grande échelle. Des armes qui n’étaient pas uniquement destinées à détruire Israël.
Ces armes permettaient au pays de menacer les États-Unis et d’exercer un chantage sur les nations du monde entier.
Depuis Gaza, Yahya Sinwar a envoyé des vagues de terroristes du Hamas, qui ont envahi Israël le 7 octobre et commis des actes d’une barbarie indescriptible.
Depuis le Liban, Hassan Nasrallah a tiré des milliers de missiles et de roquettes sur nos villes, semant la terreur parmi nos citoyens.
En Syrie, Assad, le dictateur meurtrier, a accueilli les forces iraniennes, resserrant l’étau mortel autour de nos gorges.
Au Yémen, les Houthis ont pris Israël pour cible avec leurs missiles balistiques, tout en étouffant le commerce mondial à l’entrée de la mer Rouge.
Et que s’est-il donc passé au cours de cette année écoulée ? Nous avons frappé les Houthis, et ce même hier. Nous avons mis à terre l’essentiel de la machine terroriste du Hamas. Nous avons paralysé le Hezbollah, en éliminant la plupart de ses dirigeants ainsi qu’une grande partie de son arsenal militaire.
Vous vous souvenez des bipeurs ? Nous avons envoyé un message sur les bipeurs du Hezbollah et, croyez-moi, ils l’ont bien reçu. Des milliers de terroristes sont tombés.
En Syrie, nous avons détruit l’arsenal d’Assad. En Irak, nous avons repoussé les milices chiites iraniennes. Et surtout, le plus important, au-delà de tout ce que nous avons accompli au cours de l’année écoulée, au cours de la dernière décennie, nous avons anéanti les programmes nucléaires et de missiles balistiques de l’Iran.
Voilà quelle est la situation aujourd’hui.
La moitié des dirigeants houthis au Yémen : rayés de la carte. Yahya Sinwar à Gaza : rayé de la carte. Hassan Nasrallah au Liban : rayé de la carte. Le régime d’Assad en Syrie : rayé de la carte. Ces milices en Irak ? Eh bien, nous les tenons toujours à l’écart. Et leurs dirigeants, s’ils s’en prennent à Israël, seront également rayés de la carte.
Et quant aux hauts responsables militaires et scientifiques nucléaires iraniens… Eh bien, eux aussi ont été rayés de la carte.
La guerre de 12 jours qui a opposé Israël et l’Iran, que j’ai baptisée Opération Rising Lion en référence à la Bible, fera date dans l’histoire militaire.
Nos courageux pilotes ont neutralisé les défenses antimissiles iraniennes, et pris le contrôle du ciel au-dessus de Téhéran. Vous en avez été témoins : des pilotes de chasse israéliens et des pilotes de B2 américains ont bombardé les sites d’enrichissement nucléaire iraniens.
Je tiens à remercier le président Trump pour son intervention audacieuse et décisive. Le président Trump et moi-même nous étions jurés d’empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires. Nous avons tenu notre promesse.
Nous avons éliminé une menace existentielle pour Israël, qui était aussi une menace mortelle pour le monde civilisé. Nous avons dissipé ce nuage sombre, qui aurait pu coûter la vie à des millions et des millions de personnes.
Mais, Mesdames et Messieurs, nous ne devons pas relâcher notre vigilance. Nous devons conserver une absolue lucidité, et rester vigilants. Nous ne devons pas permettre à l’Iran de reconstruire ses infrastructures nucléaires militaires. Il faut éliminer les stocks d’uranium enrichi de l’Iran, ceux qui restent.
Et demain, les sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies contre l’Iran doivent être réactivées. La détermination de notre peuple, le courage de nos soldats et les audacieuses décisions que nous avons prises ont permis à Israël de se relever de son jour le plus sombre, pour l’un des retours militaires les plus spectaculaires de l’histoire.
Mais nous n’en avons pas encore fini.
Ramener les otages à la maison
Les derniers membres du Hamas se sont retranchés à Gaza-City. Ils ont juré de rejouer encore et encore les atrocités du 7 octobre, quelle que soit l’état de leurs forces. C’est pourquoi Israël doit mener à bien sa mission, et c’est pourquoi nous voulons agir le plus rapidement possible.
Mesdames et messieurs, une grande partie du monde a oublié le 7 octobre.
Mais nous nous souvenons. Israël se souvient du 7 octobre. Ce jour-là… Je vous le dis : vous aussi, vous pouvez vous souvenir du 7 octobre.
Vous voyez cette broche que je porte ? C’est un code QR. Je vous demande de sortir vos téléphones et de zoomer. Tout est là. Vous comprendrez, vous aussi, pourquoi nous nous battons et pourquoi nous devons absolument gagner.
Le 7 octobre, le Hamas a perpétré la pire attaque ayant pris pour cible des Juifs depuis la Shoah. Ils ont massacré 1 200 innocents, dont plus de 40 Américains, ainsi que des étrangers provenant de dizaines de pays représentés ici.
Ils ont décapité des hommes.
Ils ont violé des femmes.
Ils ont brûlé vifs des bébés. Ils ont brûlé vifs des bébés sous les yeux de leurs parents. De véritables monstres.
Ces monstres ont pris plus de 250 personnes en otage. Parmi ces personnes, des survivants de la Shoah, des grands-mères et leurs petits-enfants. Qui prend en otage des grands-mères et des petits-enfants ? Le Hamas.
À ce jour, nous avons ramené 207 de ces otages chez eux. Mais 48 sont toujours retenus dans les geôles de Gaza. Vingt sont encore en vie, affamés, torturés, privés de la lumière du jour, privés d’humanité.
Voici les noms de ces 20 otages encore en vie :
Matan Angrest
Gali et Ziv Berman – des frères
Elkana Bohbot
Rom Braslavski
Nimrod Cohen
Ariel et David Cunio – encore des frères
Guy Gilboa Dalal
Evyatar David. Vous avez vu la photo d’Evyatar David. Amaigri, contraint de creuser sa propre tombe.
Maxim Herkin
Eitan Horn
Segev Kalfon
Bar Kuperstein
Omri Meiran
Eitan Mor
Yosef-Haim Ohana
Alon Ohel
Avinatan Or
et Matan Zangauker
Des haut-parleurs à Gaza
Mesdames et messieurs, je vais maintenant faire quelque chose que je n’ai jamais fait auparavant. Je vais m’adresser directement à ces otages, depuis cette tribune, grâce à des haut-parleurs.
J’ai fait encercler Gaza d’énormes haut-parleurs reliés à ce micro, dans l’espoir que nos chers otages pourront entendre mon message. Je vais commencer par m’exprimer en hébreu, puis je répèterai mon message en anglais.
[Hébreu]
À nos courageux héros – Ici le Premier ministre Netanyahu, qui s’adresse à vous en direct depuis La tribune des Nations Unies. Nous ne vous avons pas oubliés. Pas même une seconde. Le peuple d’Israël est avec vous. Nous ne faiblirons pas et nous ne nous reposerons pas tant que nous ne vous aurons pas tous ramenés chez vous.
Mesdames et messieurs, grâce aux efforts déployés par les services de renseignement israéliens, mes propos sont désormais également diffusés en direct sur les téléphones portables des habitants de la bande de Gaza.
« Maintenant, aux dirigeants du Hamas encore présents et aux geôliers de nos otages, je dis : rendez vos armes. Libérez vos prisonniers ! Relâchez les otages ! Tous. Les 48 otages. Libérez-les maintenant ! Si vous le faites, vous vivrez. Si vous ne le faites pas, Israël vous traquera. »
Mesdames et messieurs, si le Hamas acceptait nos exigences, la guerre prendrait fin immédiatement. Gaza serait démilitarisée. Israël conserverait un contrôle prépondérant sur la sécurité. Une autorité civile pacifique serait mise en place par les Gazaouis, avec d’autres acteurs engagés en faveur de la paix avec Israël.
Vous comprenez, naturellement, que la guerre à Gaza a touché tous les Israéliens.
Mais je suis convaincu qu’à New York, Londres, Melbourne ou ailleurs, des gens se demandent probablement : en quoi tout cela me concerne-t-il ?
La réponse est… en tout ! Parce que nos ennemis sont aussi vos ennemis. Je vous propose une autre activité inédite ici, à l’ONU.
Je vous propose donc un quiz.
Levez la main si vous connaissez la réponse.
Première question : qui scande « Mort à l’Amérique » ?
Est-ce A) l’Iran, B) le Hamas, C) le Hezbollah, D) les Houthis ou E) tous ceux cités ci-dessus ?
Tous ceux cités ci-dessus. C’est la bonne réponse. Tous ceux cités ci-dessus.
Deuxième question : qui a assassiné de sang-froid des Américains et des Européens ? Est-ce A) Al-Qaïda, B) le Hamas, C) le Hezbollah, D) l’Iran ou E) toutes ces réponses ?
Encore une fois, bonne réponse. « Toutes ces réponses ».
Voici donc ce que je veux vous dire. Nos ennemis nous haïssent tous avec la même virulence. Ils veulent ramener notre monde moderne vers le passé, vers une ère sombre faite de violence, de fanatisme et de terreur. Je suis convaincu que nombre d’entre vous ressentent déjà dans leur propre société la montée en puissance de l’islamisme radical. J’en suis certain.
Au fond de vous, vous savez qu’Israël mène votre combat. Je vais vous révéler un secret.
Nombre des dirigeants qui, en public, condamnent Israël, nous remercient en privé. Il m’expliquent combien ils apprécient les services de renseignement israéliens, qui ont à plusieurs reprises empêché des attentats dans leurs capitales. Sauvé un nombre incalculable de vies.
Le général George Keegan, ancien chef des services de renseignement de l’armée de l’air américaine, a dit un jour : « Si les États-Unis devaient aller chercher eux-mêmes les renseignements que nous fournit Israël, nous aurions besoin de cinq CIA. »
Cinq CIA.
En juin dernier, quand Israël a frappé les installations nucléaires iraniennes, le chancelier allemand Merz a reconnu la vérité. Il a avoué : « Israël fait le sale boulot, pour nous tous. »
Le président Trump est plus conscient que tout autre dirigeant qu’Israël et les États-Unis font face à une menace commune. Il a montré au monde entier que quand l’Iran et ses supplétifs tuent des Américains, prennent des Américains en otage, scandent « Mort à l’Amérique », brûlent des drapeaux américains et tentent d’assassiner le président des États-Unis non pas une fois, mais deux fois, alors ils doivent en payer le prix.
Malheureusement, de nombreux dirigeants représentés dans cette salle semblent avoir adopté une position très différente. Certes, dans les jours qui ont suivi le 7 octobre, beaucoup d’entre eux ont soutenu Israël. Mais ce soutien s’est rapidement évaporé, quand Israël a fait ce que tout pays qui se respecte ferait à la suite d’une attaque aussi barbare.
Nous avons riposté.
Prenez juste un instant pour imaginer une attaque contre les États-Unis, proportionnelle à celle qui a frappé Israël le 7 octobre. Imaginez un régime, un régime terroriste, qui envoie des milliers de terroristes prendre d’assaut les États-Unis. Des terroristes qui massacrent 40 000 Américains. Qui prennent 10 000 Américains en otage.
À votre avis, que ferait l’Amérique ? Pensez-vous que l’Amérique laisserait ce régime en place ? Non. Pas question. Aucune chance ! Les États-Unis élimineraient ce régime terroriste, en veillant à ce qu’une telle barbarie ne vienne plus jamais menacer l’Amérique.
C’est précisément ce qu’Israël fait à Gaza. Nous éliminons le régime terroriste du Hamas, et nous veillons à ce que sa barbarie ne puisse plus jamais menacer Israël. C’est ce que nous faisons. C’est ce que ferait tout gouvernement qui se respecte.
Des dirigeants faibles qui tentent d’amadouer le mal
Pourtant, et c’est un « pourtant » que je suis réellement désolé d’avoir à prononcer ici. Pourtant, le temps passant, nombre de dirigeants mondiaux ont cédé. Ils ont cédé sous la pression de médias partiaux, de groupes islamistes radicaux et de foules antisémites.
Un dicton bien connu explique que « quand les choses se corsent, les durs réagissent ». Eh bien, pour beaucoup de pays ici, quand les choses se sont corsées, vous avez cédé !
Et voici aujourd’hui le résultat honteux de votre effondrement. Pendant une grande partie des deux années écoulées, Israël a été contraint de mener une guerre sur sept fronts contre la barbarie, avec bon nombre de vos nations qui s’opposaient à nous. Étonnamment, alors que nous combattons des terroristes qui ont assassiné nombre de vos citoyens, vous, vous nous combattez.
Un dicton bien connu explique que « quand les choses se corsent, les durs réagissent ». Eh bien, pour beaucoup de pays ici, quand les choses se sont corsées, vous avez cédé !
Et voici aujourd’hui le résultat honteux de votre effondrement. Pendant une grande partie des deux années écoulées, Israël a été contraint de mener une guerre sur sept fronts contre la barbarie, avec bon nombre de vos nations qui s’opposaient à nous. Étonnamment, alors que nous combattons des terroristes qui ont assassiné nombre de vos citoyens, vous, vous nous combattez.
Vous nous condamnez. Vous nous imposez un embargo. Et vous menez contre nous une guerre politique et juridique, une guerre de la loi.
Aux représentants de ces nations, je dis : « Il ne s’agit pas d’accuser Israël. »
Il s’agit là d’une accusation contre vous ! Une accusation contre des dirigeants faibles qui tentent d’amadouer le mal plutôt que de soutenir une nation dont les courageux soldats vous protègent des barbares à vos portes.
Ils sont déjà en train de franchir vos portes. Quand allez-vous enfin comprendre ? Il est impossible d’apaiser le djihad. Sacrifier Israël ne vous permettra pas d’échapper à la tempête islamiste.
Pour vaincre cette tempête, vous devez vous ranger aux côtés d’Israël. Mais ce n’est pas ce que vous avec choisi de faire. Ainsi que l’ont prédit les prophètes d’Israël dans la Bible, vous avez transformé le bien en mal… et le mal en bien. J’aimerais maintenant approfondir cette question.
Considérons l’accusation mensongère de génocide. Israël est accusé de cibler délibérément des civils.
Mesdames et Messieurs, c’est tout le contraire.
Le colonel John Spencer, responsable d’études sur la guerre urbaine et très probablement le plus grand expert mondial en la matière, l’affirme : « Israël met en œuvre davantage de mesures pour minimiser les pertes civiles que n’importe quelle autre armée dans l’histoire. »
Et c’est grâce à cela que le ratio de victimes civiles par rapport aux combattants à Gaza est inférieur à 2 pour 1.
C’est un ratio remarquablement faible, inférieur à celui observé lors des opérations de l’OTAN en Afghanistan et en Irak, surtout si l’on considère que Gaza est l’une des zones urbaines les plus densément peuplées au monde. Gaza compte des centaines de kilomètres de tunnels souterrains utilisés à des fins terroristes, d’innombrables tours utilisées par les terroristes en surface, et des milliers de terroristes infiltrés dans ces tunnels et ces tours, qui sont situés dans des zones civiles.
Si vous voulez voir quelles mesures prend Israël pour éviter de faire des victimes civiles dans ce conflit, observez simplement ce que nous faisons actuellement à Gaza-City, le dernier bastion du Hamas, l’un des deux derniers bastions.
Trois semaines durant, Israël a largué des millions de tracts, envoyé des millions de SMS et passé d’innombrables appels téléphoniques afin d’exhorter les civils à quitter Gaza-City avant l’arrivée de nos soldats.
Dans le même temps, le Hamas s’implante dans les mosquées, dans les écoles, dans les hôpitaux, dans les immeubles résidentiels. Il tente de contraindre les civils à ne pas partir, à rester là, face au danger. Il les menace, souvent avec des armes, s’ils tentent de le faire.
Pour Israël, chaque victime civile est une tragédie. Pour le Hamas, c’est une stratégie. Le Hamas utilise les civils comme boucliers humains, comme accessoires dans son atroce guerre de propagande contre Israël. Une guerre de propagande que les médias occidentaux avalent sans broncher.
Malgré les menaces du Hamas, près de 700 000 Gazaouis, près de trois quarts de million, ont déjà répondu à nos appels et se sont réfugiés en zone sûre.
Accusations de meurtre rituel
Je vais maintenant vous poser une question simple. Une question logique et simple. Si un pays commet un génocide, demande-t-il à la population civile qu’il est censé prendre pour cible de se mettre à l’abri ? Leur dirions-nous de s’en aller si nous tentions de commettre un génocide ? Nous, nous tentons de les faire partir. Et le Hamas essaie de les retenir.
Cette accusation est totalement infondée, comme cette comparaison avec le génocide, le massacre généralisé de populations. Les nazis ont-ils demandé aux Juifs de partir, demandé gentiment de partir, de s’en aller ? D’autres l’ont-ils fait ? Souhaitez-vous que je cite tous les dirigeants génocidaires de l’histoire ? Prenons le temps de les examiner, tous. L’un d’eux a-t-il fait cela ? L’un d’eux a-t-il prévenu, a-t-il dit « partez, pour que nous puissions venir » ?
Bien sûr que non. La vérité a été totalement déformée. Le Hamas, qui est une organisation terroriste génocidaire dont la charte appelle au meurtre de tous les Juifs de la planète, cette organisation génocidaire est épargnée. Elle est à peine évoquée.
Alors qu’Israël fait tout son possible pour mettre les civils à l’abri des dangers, c’est Israël qui est mis au banc des accusés. Quelle ironie ! Et en voilà une autre :
Israël est accusé d’affamer délibérément la population de Gaza, alors qu’il a délibérément choisi de la nourrir. Depuis le début de la guerre, Israël a laissé entrer à Gaza plus de 2 000 000 tonnes de nourriture et d’aide humanitaire.
Ceci représente une tonne d’aide pour chaque homme, femme et enfant de Gaza, c’est-à-dire près de 3 000 calories par personne et par jour. Quelle politique de famine !
Si certains à Gaza manquent de nourriture, c’est parce que le Hamas la vole. Le Hamas vole la nourriture, il la stocke et il la vend à des prix exorbitants pour financer sa machine de guerre.
Le mois dernier, même les Nations Unies, qu’on ne peut pas vraiment qualifier de fervent partisan d’Israël — vous êtes censés rire, à ce moment du discours —, ont reconnu que le Hamas et d’autres groupes armés avaient pillé 85 % des camions. C’est pour cette raison que surviennent des pénuries.
Ceux qui répandent des allégations mensongères de génocide et de famine contre Israël ne valent pas mieux que ceux qui colportaient des accusations de meurtre rituel visant les Juifs au Moyen Âge, lorsque nous étions à tort soupçonnés d’empoisonner les puits, de propager la peste et d’utiliser le sang d’enfants pour cuire les matzot de Pessah.
L’antisémitisme a la vie dure. En réalité, il ne disparaît jamais. Il revient sans cesse, avec ses mêmes mensonges diffamatoires, chaque fois remis au goût du jour, régurgités, encore et encore.
Je voudrais également vous dire autre chose. Ces mensonges antisémites ont de véritables conséquences. Ces derniers mois, des Juifs ont été victimes d’agressions au Canada, en Australie, en Grande-Bretagne, en France, aux Pays-Bas et dans d’autres pays du monde.
Ici, aux États-Unis, une personne âgée, qui avait survécu à la Shoah, a été brûlée vive dans le Colorado.
Un magnifique jeune couple d’employés de l’ambassade d’Israël à Washington a été brutalement abattu, juste devant le musée de l’Holocauste de la ville.
Heureusement, l’administration du président Trump lutte avec détermination contre ce fléau qu’est l’antisémitisme. Tous les gouvernements devraient suivre son exemple.
Assassiner des Juifs, ça paie
Mais beaucoup ont choisi de faire le contraire et, ce faisant, ils récompensent les pires antisémites de la planète. Cette semaine, les dirigeants de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Australie, du Canada et d’autres pays ont reconnu sans condition un État palestinien.
Ils ont procédé à cette reconnaissance après les atrocités commises par le Hamas le 7 octobre, des atrocités que près de 90 % de la population palestinienne ont saluées ce jour-là. Je répète : près de 90 % des Palestiniens ont apporté leur soutien à l’attaque du 7 octobre.
Ils n’ont pas simplement soutenu les terroristes : ils ont fait la fête. Ils ont dansé sur les toits, ils ont lancé des bonbons. À Gaza et en Judée-Samarie, ou en Cisjordanie, comme vous dîtes.
C’est ainsi qu’ils ont célébré un autre 11 septembre, avec ses atrocités. Ils ont dansé sur les toits, ils ont applaudi, ils ont jeté des bonbons. À votre avis, quel message ont envoyé aux Palestiniens tous les dirigeants qui ont reconnu un État de Palestine cette semaine ?
Ils leur ont adressé un message extrêmement clair. Assassiner des Juifs paie.
Pour ma part, j’ai un message à adresser à tous ces dirigeants : quand les terroristes les plus barbares de la planète louent votre décision avec effusion, c’est que vous n’avez pas fait ce qu’il fallait ; c’est que vous avez fait quelque chose de mauvais. De terriblement mauvais. Vous avez pris une décision honteuse, qui encouragera le terrorisme contre les Juifs et contre des innocents partout dans le monde.
Ce sera une honte pour vous tous.
Mais, mais, mais, attendez un instant, Monsieur le Premier ministre, me disent-ils. Attendez un instant. Nous croyons en une solution à deux États, conformément à laquelle l’État juif d’Israël coexistera pacifiquement avec un État palestinien.
Mais il y a un problème. Un unique problème. Les Palestiniens ne croient pas en cette solution. Ils n’y ont jamais cru. Ils ne veulent pas d’un État palestinien aux côtés d’Israël. Ils veulent un État palestinien à la place d’Israël.
C’est pour cette raison que, chaque fois qu’on leur a proposé un État palestinien mais qu’on leur a demandé de mettre un terme au conflit avec Israël et de reconnaître l’État juif, chaque fois, au fil des décennies, ils ont refusé.
C’est pour cette raison que, chaque fois qu’on leur a attribué un territoire, ils l’ont utilisé pour nous attaquer. En réalité, ils disposaient effectivement d’un État palestinien, à Gaza. Mais qu’ont-ils fait de cet État ?
La paix ? La coexistence ? Non. Ils nous ont attaqués à maintes reprises, sans aucune provocation. Ils ont tiré des roquettes sur nos villes, ils ont assassiné nos enfants, ils ont transformé Gaza en une base pour les terroristes, à partir de laquelle ils ont lancé le pogrom du 7 octobre.
Telle est cette vérité qui dérange. C’est le refus persistant des Palestiniens d’accepter un État juif, quelles que soient ses frontières, qui alimente ce conflit depuis plus d’un siècle. Et c’est toujours le cas aujourd’hui. Ce n’est pas l’absence d’un État palestinien qui est en cause, mais la présence d’un État juif.
C’est comme offrir à Al-Qaïda un État à un kilomètre de New York
Il est à mon sens incroyable, vraiment incroyable, que les chancelleries étrangères, les ministères et tous ceux qui pontifient à ce sujet, ainsi que les dirigeants, semblent ne pas voir cette vérité essentielle, alors qu’elle se répète encore et encore, ad nauseam.
Je voudrais également ajouter que ce rejet d’un État juif n’est pas seulement le fait du Hamas. Il concerne également l’Autorité palestinienne, une autorité dite « modérée ». Vous n’êtes pourtant pas sans savoir que l’Autorité palestinienne rémunère des terroristes pour qu’ils assassinent des Juifs.
Et plus les terroristes tuent de Juifs, plus l’Autorité palestinienne les paie. L’Autorité palestinienne baptise ses bâtiments gouvernementaux, ses places publiques et ses écoles des noms des auteurs de massacres de Juifs, glorifiés comme des martyrs.
Ils rémunèrent et glorifient les assassins de Juifs, mais aussi ceux qui tuent des chrétiens.
Des chrétiens comme Taylor Force, un vétéran américain brutalement assassiné en Israël par des terroristes palestiniens.
« Mais, mais, mais… », m’interpellent encore les dirigeants occidentaux. « L’Autorité palestinienne nous a promis qu’elle allait se réformer », disent-ils. « Et cette fois-ci, Monsieur le Premier ministre, ce sera différent. » Le croyez-vous ? Nous entendons ces mêmes promesses depuis des décennies. Ils font toujours des promesses, mais ils ne les tiennent jamais.
L’Autorité palestinienne est corrompue jusqu’à la moelle. Elle n’a pas organisé d’élections depuis 20 ans. Elle utilise les mêmes manuels scolaires que le Hamas. Exactement les mêmes. Elle enseigne aux enfants qu’il faut haïr les Juifs et détruire Israël.
Et le traitement qu’elle réserve aux chrétiens n’est guère meilleur. À l’époque où Bethléem, la ville natale de Jésus, était sous contrôle israélien, 80 % de ses habitants étaient chrétiens.
Mais depuis que l’Autorité palestinienne en a pris le contrôle, ce chiffre est tombé à moins de 20 %.
Et c’est à ces gens-là que vous voulez donner un État ? Ce sont eux que vous voulez récompenser ? Ce que vous faites, c’est offrir la récompense ultime aux fanatiques intolérants qui ont perpétré et soutenu le pogrom du 7 octobre.
Donner aux Palestiniens un État à un kilomètre de Jérusalem après le 7 octobre, c’est comme donner à Al-Qaïda un État à un kilomètre de New York après le 11 septembre.
J’adresse un autre message aux dirigeants occidentaux : Israël ne vous laissera pas lui imposer un État terroriste. Nous refusons de commettre un suicide national parce que vous n’avez pas le courage d’affronter les médias hostiles et les foules antisémites qui réclament le sang d’Israël
C’est de la pure folie. C’est de la démence, et nous refusons de nous y plier.
J’adresse un autre message aux dirigeants occidentaux : Israël ne vous laissera pas lui imposer un État terroriste. Nous refusons de commettre un suicide national parce que vous n’avez pas le courage d’affronter les médias hostiles et les foules antisémites qui réclament le sang d’Israël.
J’aimerais également vous expliquer un autre point, hélas déformé dans les médias. Je ne m’exprime pas seulement en mon nom ou au nom de mon gouvernement. Je parle au nom de tout le peuple israélien. L’an dernier, notre parlement, la Knesset, a voté sur la question de savoir s’il fallait s’opposer ou non à la création d’un État palestinien. Et sur les 120 membres de notre parlement, 99 ont voté contre. Seuls 9 députés l’ont soutenu. Cela représente plus de 90 % des suffrages. Il ne s’agit pas d’un groupe marginal. Il ne s’agit pas du fait d’un seul Premier ministre qui est extrémiste ou qui est pris en otage par les partis extrémistes de droite.
Mon opposition à un État palestinien n’est donc pas simplement une conséquence de ma politique ou de celle de mon gouvernement. C’est la politique de l’État et du peuple d’Israël.
Si les dirigeants occidentaux ont cédé sous la pression, Israël ne pliera pas. Je vous le garantis.
Perspectives de paix
Les victoires d’Israël sur l’axe terroriste iranien ont ouvert des perspectives de paix inimaginables il y a deux ans. Prenons par exemple le cas de la Syrie. Pendant des décennies, l’idée même d’une paix entre Israël et la Syrie semblait impossible. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Nous avons entamé des discussions sérieuses avec le nouveau gouvernement syrien. Je suis convaincu que nous pourrons parvenir à un accord qui respectera la souveraineté de la Syrie et protègera à la fois la sécurité d’Israël et celle des minorités de la région, notamment les Druzes.
Les Juifs et les Druzes sont « frères d’armes » depuis la création de l’État d’Israël.
Nous avons combattu ensemble, versé notre sang ensemble, bâti notre vie ensemble. Lorsque je servais comme jeune commandant dans les forces spéciales israéliennes, ce sont les précieux conseils d’un grand ami, Salem Shufi, un héroïque vétéran druze de Tsahal, qui m’ont sauvé la vie. C’est pour cette raison que je devais réagir, qu’Israël devait réagir, face au massacre des Druzes par les djihadistes. J’ai donc ordonné à nos forces d’arrêter le massacre. Ce qu’elles ont fait sans tarder.
La paix entre Israël et le Liban est également possible. J’appelle le gouvernement libanais à entamer également des pourparlers directs avec Israël. Je le félicite pour son objectif déclaré de désarmer le Hezbollah. Mais les paroles ne suffisent pas. Si le Liban prend des mesures efficaces et à long terme pour désarmer le Hezbollah, je suis convaincu que nous pourrons parvenir à une paix durable.
Mais d’ici là, naturellement, nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour assurer notre défense et maintenir les conditions du cessez-le-feu qui a été établi au Liban. Notre objectif ne se limite pas à surveiller les actions du Hezbollah. Il s’agit également de l’empêcher de violer le cessez-le-feu et de nous attaquer à tout moment. Je suis convaincu que si le gouvernement libanais persiste dans son objectif de désarmement du Hezbollah, la paix entre nos pays pourra s’établir très rapidement et sans accroc.
Tout comme la victoire sur le Hezbollah a rendu possible la paix avec nos deux voisins arabes du nord, la victoire sur le Hamas ouvrira la voie à l’établissement de la paix avec les nations du monde arabe et musulman.
Notre victoire pourrait conduire à une expansion considérable des accords historiques d’Abraham, que le président Trump a négociés il y a cinq ans, entre les dirigeants arabes et moi-même.
J’ai pris note, ainsi que vous l’avez sûrement fait vous aussi, des propos encourageants prononcées à cette tribune par le président indonésien. Son pays est celui qui compte la plus importante communauté musulmane au monde. C’est aussi un signe de ce qui pourrait arriver.
Ceux des dirigeants arabes et musulmans qui sont tournés vers l’avenir savent qu’une coopération avec l’État juif leur permettra d’accéder à des technologies israéliennes révolutionnaires, dans des domaines nombreux et variés, notamment la médecine et les sciences, l’agriculture et la gestion de l’eau, la défense et l’intelligence artificielle, parmi tant d’autres.
Dans les années qui viennent, j’en suis convaincu, le Moyen-Orient sera radicalement différent.
Nombre de ceux qui font aujourd’hui la guerre à Israël auront disparu demain, remplacés par de courageux artisans de la paix.
Cela pourra s’avérer particulièrement vrai en Iran. Le peuple iranien, qui souffre depuis longtemps, retrouvera sa liberté, et rendra à l’Iran sa grandeur d’antan ! Et nos deux peuples historiques, le peuple d’Israël et le peuple iranien, renoueront une amitié qui profitera au monde entier.
Mesdames et Messieurs, les horreurs qui se sont produites en ce jour sombre du 7 octobre se sont répétées maintes et maintes fois durant les siècles d’exil de mon peuple parmi les nations. Le sang juif n’avait pas grande valeur. Les Juifs étaient assassinés en toute impunité.
Nous devions alors supplier les autres de nous défendre. La création d’Israël n’a pas mis fin aux tentatives visant à nous détruire, mais elle nous a permis de riposter contre ces tentatives.
C’est exactement ce que fait Israël depuis le 7 octobre. Nos fils et nos filles se sont battus comme des lions. Nos courageux soldats ont revêtu leur uniforme et ont rejoint leurs postes, prêts au combat.
Ils portaient en eux les rêves des 100 générations de Juifs qui les avaient précédés. Le rêve de vivre en tant que peuple libre sur la Terre d’Israël, notre patrie bien-aimée depuis plus de 3 000 ans.
Le rêve de vivre dans notre propre État indépendant. Le rêve de disposer d’une armée pour assurer notre défense. Et le rêve d’être une lumière parmi les nations, un phare de progrès, d’ingéniosité et d’innovation, au bénéfice de l’humanité toute entière.
Le 7 octobre, les ennemis d’Israël ont tenté d’éteindre cette lumière. Deux ans plus tard, la force et la détermination d’Israël brillent plus que jamais. Avec l’aide de Dieu, cette force et cette détermination nous conduiront à une victoire rapide et à un avenir brillant, fait de prospérité et de paix.
... alors c’est le moment d'agir ! Le Times of Israël vous fournit chaque jour les informations qui vous intéressent. Qu'il s'agisse de la politique, de la high-tech en Israël, de l'enseignement de la Shoah, des Juifs de Diaspora ou bien encore de l'archéologie, de la culture et de l'environnement en Israël : nous tâchons toujours de couvrir un large spectre des sujets qui vous concernent, alors si vous le pouvez, aidez-nous à continuer à vous offrir ce contenu de qualité indispensable, surtout depuis le 7-Octobre.
la Communauté du Times of Israël !







