Pas de sirène avant que la roquette ne frappe la maison, dit un homme de Sdérot
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Pas de sirène avant que la roquette ne frappe la maison, dit un homme de Sdérot

Quatre membres d'une même famille ont été légèrement à modérément blessés lors d'une frappe au missile survenue samedi. Le père se rappelle "les cris, le choc et le sang"

Aharon Bucharis se souvient du moment où son domicile de Sdérot a été frappé par une roquette, le 14 juillet 2018 (Capture d'écran : Autorisation du porte-parole de l'hôpital Barzilai)
Aharon Bucharis se souvient du moment où son domicile de Sdérot a été frappé par une roquette, le 14 juillet 2018 (Capture d'écran : Autorisation du porte-parole de l'hôpital Barzilai)

Un habitant de Sdérot blessé lorsqu’une roquette lancée depuis Gaza s’est abattue sur son habitation dans la journée de samedi a évoqué le choc et le chaos entraîné par cette frappe au missile depuis son lit d’hôpital.

Aharon Bucharis, son épouse et ses filles âgées de 14 et 15 ans ont été légèrement à modérément blessés lorsque le projectile lancé par des terroristes de Gaza est tombé sur leur maison dans l’après-midi de samedi.

Il a expliqué que la famille n’avait eu aucun avertissement préalable qui aurait permis de partir se réfugier dans un endroit sûr.

« Il n’y a pas eu de sirène », a dit Bucharis.

« Toutes les vitres du salon ont volé vers nous, la maison entière était remplie de fumée, il y avait du sang partout, des cris, de la folie. Les voisins ont appelé les services d’urgence, j’avais des éclats d’obus sur le visage et mon épouse et ma fille en avaient à la tête », s’est souvenu Bucharis.

Les terroristes palestiniens ont lancé 200 roquettes et missiles vers les communautés israéliennes proches de la bande de Gaza pendant le week-end. La majorité des projectiles sont tombés dans des champs ou ont été abattus par le système du Dôme de fer mais peu ont entraîné des dégâts, frappant, entre autres, une synagogue vide et l’habitation de la famille Bucharis.

Bucharis a indiqué que la roquette était probablement tombée dans la cour mais qu’elle a fait suffisamment de dégâts pour détruire le salon.

Il y a eu « des cris, le choc et du sang. Beaucoup de sang. Le salon a disparu, la télévision a explosé… Cela a été une chance que mon épouse soit allée récupérer quelque chose dans la cuisine à ce moment-là ».

Des gens regardent la cour d’une habitation qui a été frappée par une roquette de Gaza dans la ville de Sdérot, dans le sud d’Israël, le 14 juillet 2018 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Les quatre membres de la famille ont été pris en charge au centre médical de Barzilai, à Ashkelon, pour y être soignés pour des blessures légères à modérées. Leur état serait stable.

Des informations initiales n’avaient fait état que de trois blessés seulement.

Les frappes à la roquette visant les habitations sont devenues relativement rares depuis que le Dôme de fer a commencé à intercepter la majorité des projectiles qui se dirigent vers les zones peuplées, mais elles s’avèrent encore meurtrières.

Des gens regardent un immeuble touché par une roquette à Sdérot durant une escalade des tirs de roquette contre les villes israéliennes, le 14 juillet 2018 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Samedi, l’armée israélienne a attaqué plus de 40 cibles dans la bande de Gaza, l’assaut le plus important mené en pleine journée depuis l’Opération Bordure protectrice en 2014.

Il y a eu deux morts et 14 blessés suite à ces frappes à Gaza, a fait savoir le ministère de la Santé avec à sa tête le Hamas.

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