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Pegasus: le chef de la police fustige les « infox » parues dans les médias

Pour Kobi Shabtai, les "fake news" sur le piratage illégal des téléphones de civils innocents ont nui à la police - et il faudra du temps pour réparer les dégâts

Le chef de la police Kobi Shabtai prend la parole lors d'une cérémonie dans la ville de Nazareth, dans le nord du pays, le 9 novembre 2021 (Crédit : Michael Giladi/Flash90)
Le chef de la police Kobi Shabtai prend la parole lors d'une cérémonie dans la ville de Nazareth, dans le nord du pays, le 9 novembre 2021 (Crédit : Michael Giladi/Flash90)

Le chef de la police israélienne Kobi Shabtai a critiqué les médias et il a apporté son fort soutien aux forces chargées de faire respecter la loi, mardi, après qu’une enquête a rejeté les accusations lancées à l’encontre de la police qui avait été mise en cause pour avoir espionné illégalement des citoyens israéliens.

S’exprimant lors d’une remise de diplômes à l’issue d’une formation de la police des frontières, Shabtai a affirmé que les informations qui ont circulé avaient entraîné des « dégâts sans précédent » dans la confiance portée par les Israéliens dans la police. Il a appelé les médias à faire un examen de conscience.

« La facilité avec laquelle la police toute entière a été calomniée doit être prise en considération et il faut y réfléchir », a-t-il affirmé. « De fausses accusations ont heurté de plein fouet la police israélienne, des allégations qui ont gravement nui à la confiance portée par les Israéliens non seulement dans la police, mais dans le système judiciaire tout entier. »

« Les fake-news sont parvenues à infiltrer les médias mainstream et à entraîner de graves dommages qui prendront beaucoup de temps à réparer », a ajouté Shabtai.

Au début du mois, le média Calcalist avait publié des mises en cause spécifiques, mais non sourcées, faisant état de piratage par la police à l’encontre de 26 cibles.

Le reportage, qui avait fait l’effet d’une bombe, alléguait que le programme Pegasus avait notamment été déployé contre de hauts responsables du gouvernement, des maires, des militants, des journalistes et des membres de la famille et conseillers de l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, le tout en dehors de tout cadre légal.

Les résultats intermédiaires d’une enquête menée par le ministère de la Justice ont fait savoir lundi « qu’aucune indication » ne pouvait laissait penser à l’heure actuelle que de tels piratages avaient eu lieu.

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