Rechercher

Rentrée scolaire : Les enfants guéris de la COVID dispensés de test antigénique

Les règles ont été assouplies pour les élèves de moins de 12 ans ayant attrapé le virus au cours des six derniers mois ; les écoles et les crèches rouvrent mercredi après Souccot

Un parent récupère un kit de test rapide COVID avant l'ouverture de la nouvelle année scolaire, à Tel Aviv, le 30 août 2021. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Un parent récupère un kit de test rapide COVID avant l'ouverture de la nouvelle année scolaire, à Tel Aviv, le 30 août 2021. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Les élèves âgés de moins de 12 ans qui vont reprendre le chemin de l’école au lendemain des vacances de Souccot et qui ont guéri de la COVID-19 au cours des six derniers mois ne seront pas dans l’obligation de présenter un résultat de test antigénique négatif, ont fait savoir les responsables israéliens dimanche soir.

Un communiqué conjoint publié par les ministères de l’Éducation et de la Santé a annoncé ce changement, quelques jours avant la rentrée scolaire, après une semaine de vacances à l’occasion de la fête. Environ 50 000 enfants vont retourner en classe dès mercredi et la majorité des élèves, pour leur part, feront leur rentrée jeudi.

Les élèves qui n’ont pas été malades devront présenter, de leur côté, un résultat négatif de test de dépistage pour pouvoir entrer dans les établissements, selon une décision prise la semaine dernière par le cabinet.

Avant le début de l’année scolaire qui a eu lieu en date du 1er septembre, les parents de tous les élèves – depuis la crèche jusqu’à la Terminale – ont été appelés à aller récupérer des kits de tests antigéniques rapides dans les écoles et à dépister leurs enfants. Ces tests n’avaient néanmoins pas été considérés comme obligatoires concernant l’admission dans les classes.

Les tests rapides peuvent être réalisés chez soi et les résultats sont connus en moins de quinze minutes. Selon la nouvelle mesure, qui a été approuvée par le procureur-général, les parents ou les tuteurs des élèves devront aller prendre un kit de dépistage auprès des sites de distribution du Magen David Adom et signer une déclaration attestant d’un résultat négatif de test.

Le plan a été critiqué par les enseignants des crèches comme des écoles, qui ont affirmé que contrôler le respect des règles sanitaires par les élèves ne relevait pas de leur responsabilité.

Une fillette réalise un test de dépistage antigénique au coronavirus sur sa sœur à l’aide d’un test rapide avant la rentrée scolaire, à Jérusalem, le 1er août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

La semaine dernière, Yaffa Ben David, secrétaire générale du syndicat israélien des enseignants, a déclaré aux législateurs que les directeurs d’écoles et les instituteurs n’étaient pas des « gardiens chargés de superviser la question du coronavirus ».

De nouvelles restrictions vont également s’appliquer aux professeurs. À partir du 3 octobre, les enseignants devront présenter un Pass vert pour entrer dans une école. Le système du Pass vert limite actuellement l’accès à certains commerces et à certains événements aux personnes pouvant présenter une preuve de vaccination ou de rémission de la COVID-19, ou encore un résultat de test négatif.

Le Premier ministre Naftali Bennett aurait rejeté, samedi, l’imposition de nouvelles restrictions alors même que le nombre de malades nécessitant d’être placés sous respirateur a atteint un niveau sans précédent au sein de l’État juif depuis des mois.

L’annonce survient alors que Pfizer a indiqué que la firme pharmaceutique allait soumettre des données sur la vaccination des enfants âgés de 5 à 11 ans aux régulateurs américains. Son objectif est d’obtenir une autorisation fédérale d’ici quelques jours.

« C’est une question de jours, pas de semaines », a déclaré le directeur-général de Pfizer, Albert Bourla, dimanche.

Cette autorisation serait une avancée déterminante vers le lancement de campagnes de vaccination des plus jeunes, en particulier avec la rentrée scolaire qui a eu lieu dans de nombreux pays et une hausse des infections à la COVID-19 chez les enfants en raison de la présence du variant Delta, très contagieux.

Suite à l’annonce faite par Pfizer concernant l’efficacité du vaccin sur les jeunes enfants, un haut-responsable de la santé israélien a déclaré que le pays allait attendre l’approbation de la FDA avant d’administrer les précieuses doses au public âgé de 5 à 11 ans, comme il l’avait fait avant de lancer une campagne en direction des adolescents de 12 à 16 ans.

Ella, une Israélienne de 14 ans, se fait vacciner contre la COVID-19 avec le vaccin Pfizer/BioNTech dans un centre de la caisse d’assurance maladie Maccabi à Tel Aviv, le 6 juin 2021. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)

Selon le ministère de la Santé, dimanche soir, 225 personnes touchées par le coronavirus se trouvaient sous respirateur sur un total de 689 patients qui se trouveraient dans un état grave.

Tandis que la quatrième vague d’infections, en Israël, a enregistré des taux records en termes de nouveaux cas quotidiens, le nombre de cas nécessitant une hospitalisation est resté inférieur à celui des vagues précédentes – ce qui, selon les experts, résulte du taux élevé de vaccination au sein de l’État juif.

7 675 personnes sont mortes des suites de la COVID-19 depuis le début de l’épidémie dans le pays. 593 personnes sont décédées des suites de complications du coronavirus depuis le début du mois – c’est le deuxième mois consécutif marqué par au moins 500 morts. Au mois d’août, 609 personnes avaient succombé à une forme grave de la maladie.

Le ministère de la Santé a indiqué que 2 623 nouvelles infections avaient été diagnostiquées samedi, ce qui marque une tendance à la baisse, avec un nombre de cas actifs qui diminue légèrement en passant à 61 134 personnes.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...