Rentrée scolaire : Yoav Gallant sous les critiques pour sa semaine de 4 jours
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Rentrée scolaire : Yoav Gallant sous les critiques pour sa semaine de 4 jours

Une proposition du ministère prévoit de réduire le nombre de jours d'école pour les élèves de CE2 et CM1, mais résout les problèmes liés à l'ouverture des classes aux plus jeunes

Le ministre de l'Education Yoav Gallant rend visite aux écoliers le premier jour de la rentrée scolaire à Mevo Horon, le 1er septembre 2020. (Marc Israel Sellem/Pool/AFP)
Le ministre de l'Education Yoav Gallant rend visite aux écoliers le premier jour de la rentrée scolaire à Mevo Horon, le 1er septembre 2020. (Marc Israel Sellem/Pool/AFP)

À quelques jours de la rentrée des classes, le ministère de l’Education a révisé son programme très critiqué de réouverture des écoles primaires, en introduisant un plan selon lequel tous les enfants depuis le CP jusqu’au CM1 iront à l’école quatre jours par semaine.

Cette décision, annoncée par le ministre de l’Éducation, Yoav Gallant, a été prise en réponse aux critiques cinglantes de tous bords concernant les plans antérieurs du gouvernement de ne faire venir les élèves de CP et de CE1 que pendant une demi-semaine, afin qu’il y ait suffisamment de place pour les accueillir dans des capsules isolées.

Dans le cadre du nouveau plan, les élèves de CP et CE1 iront à l’école quatre jours par semaine, contre trois dans la proposition initiale. Les élèves de CE2 et CM1 suivront également des cours quatre jours par semaine, au lieu de cinq. Les enfants à partir du CM2 suivront un enseignement à distance.

Le ministère de l’Education a déclaré que les écoles disposant de ressources suffisantes pour le faire peuvent ouvrir cinq jours par semaine, mais ne sont pas tenues de le faire.

Le plan serait initialement en vigueur pendant deux semaines, a déclaré le ministère.

La nouvelle proposition du ministère de l’Education nécessiterait l’autorisation du cabinet du coronavirus avant d’entrer en vigueur.

Les écoles sont fermées depuis le 18 septembre, date à laquelle le confinement national est entré en vigueur pour faire baisser le taux d’infection, bien que les établissements préscolaires et les garderies aient été autorisés à rouvrir le 18 octobre.

L’ouverture prévue des écoles primaires le dimanche a cependant été fortement assombrie par un différend entre les ministères de l’Education et de la Santé au sujet des capsules destinées aux élèves de CP et de CE1.

Le ministère de l’Education a déclaré qu’un problème de communication l’avait conduit à ne pas prévoir de diviser les classes de CP et de CE1 en plus petits groupes, ce qui est une demande du ministère de la Santé pour toutes les classes. Alors que des capsules étaient déjà prévues pour les CE2 et CM1, le ministère a déclaré qu’il n’avait ni les fonds, ni l’espace, ni le temps de planifier les changements pour les CE2 et CM1, donc les ministres ont approuvé le fait qu’ils n’apprennent que pendant une demi-semaine.

Cependant, les parents et d’autres personnes ont insisté pour obtenir davantage de jours d’enseignement, en soulignant l’importance de l’apprentissage en personne et le fait que certains adultes devront rester à la maison pour surveiller les enfants et ne pourront pas reprendre le travail.

Plusieurs autorités locales ont annoncé leur intention d’ouvrir cinq jours par semaine en tout état de cause, bien que les responsables s’inquiètent du fait que la scolarité supplémentaire ne sera proposée qu’aux étudiants des villes plus aisées qui disposent des fonds nécessaires à cette entreprise, ce qui risque d’aggraver les inégalités socio-économiques.

Une salle de classe vide dans une école du quartier de Beit Hakerem à Jérusalem, le 21 octobre 2020. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Mercredi, la responsable du syndicat des enseignants israéliens, Yaffa Ben-David, a déclaré que les enseignants ne suivraient que les instructions du ministère de l’Education et non celles des fonctionnaires locaux. Un jour plus tôt, elle avait envoyé une lettre aux directeurs d’école leur disant de ne pas ouvrir avant que le ministère ne donne des instructions claires sur la façon dont les classes se dérouleront, a rapporté le radiodiffuseur public Kan.

« Tant que le ministère de l’Education n’aura pas publié un schéma avec des lignes directrices claires, les directeurs ne prépareront pas de schémas ou n’agiront pas selon les schémas de l’autorité locale », a-t-elle écrit dans une lettre aux directeurs. « Comme nous le savons, notre employeur est le ministère de l’Education et non les autorités [locales] ».

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