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Saar dénonce Smotrich, critique à l’encontre de Miriam Naor le jour de sa mort

Le chef du parti Sionisme religieux a déclaré qu'il se souviendrait de l'ancienne juge en chef de la Cour suprême "comme de celle qui a insisté pour démolir des maisons"

Bezalel Smotrich prend la parole lors d'une réunion de la Commission de l’Intérieur à la Knesset, le 1er janvier 2018. (Crédit : Miriam Alster / Flash90)
Bezalel Smotrich prend la parole lors d'une réunion de la Commission de l’Intérieur à la Knesset, le 1er janvier 2018. (Crédit : Miriam Alster / Flash90)

Le ministre de la Justice, Gideon Saar a critiqué lundi le président du parti Sionisme religieux, Bezalel Smotrich, qui a publié une déclaration critiquant l’ancienne juge en chef de la Cour suprême, Miriam Naor, seulement quelques heures après son décès.

« J’ai été stupéfait par l’attaque du député Smotrich contre l’ancienne présidente [de la Cour suprême] quelques heures seulement après sa mort et avant même son enterrement. Ce n’est pas juif et c’est inhumain. Je ne connais pas un seul juge avec lequel j’ai été d’accord sur tous les jugements. Mais c’est précisément là le problème. Les fondements de l’État d’Israël doivent être préservés », déclare M. Saar lors d’une réunion de faction de son parti, Tikva Hadasha.

Le député d’extrême droite du Sionisme religieux Bezalel Smotrich, avait en effet déclaré qu’il avait du mal à faire l’éloge de Mme Naor.

« Je me souviendrai de Miriam Naor comme de quelqu’un qui a insisté pour démolir des maisons dans [les implantations et avant-postes de Cisjordanie] Ofra et Amona et Netiv Haavot », a déclaré Smotrich à Radio Galey Yisrael. « En bref, juste une autre présidente [de la Cour suprême] dans une longue lignée de ceux… qui ont détruit une institution autrefois glorieuse… il m’est difficile d’être hypocrite. »

En 2017, Mme Naor avait été critiquée pour avoir refusé d’envoyer un représentant de la Cour suprême à une cérémonie d’État marquant les 50 ans du début de l’entreprise d’implantation, affirmant que la Cour ne devait pas prendre part à une « cérémonie controversée. »

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