Israël en guerre - Jour 150

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Tsahal libère 5 unités mais indique que les combats dureront probablement tout 2024

L'armée affirme qu'une moyenne de 14 roquettes sont tirées vers Israël par jour ; Daniel Hagari indique que les tactiques de combat dans Gaza sont ajustées

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des soldats de l’armée israélienne marchant près de la frontière avec la bande de Gaza en Israël à leur retour de Gaza, le 31 décembre 2023. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)
Des soldats de l’armée israélienne marchant près de la frontière avec la bande de Gaza en Israël à leur retour de Gaza, le 31 décembre 2023. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

L’armée israélienne a indiqué dimanche avoir libéré cinq brigades des combats dans la bande de Gaza, alors que Tsahal gagne progressivement du terrain.

Tsahal estime que la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas se poursuivra probablement tout au long de l’année 2024, et se dit prête à des combats de longue durée, bien que dans des phases différentes de l’opération de haute intensité qu’elle a menée jusqu’à présent.

L’annonce a été faite alors que les troupes continuaient à opérer dans la bande de Gaza. La 162e division reste concentrée sur les quartiers de Daraj et Tuffah de Gaza City ; la 36e division combat le Hamas dans le centre de Gaza, à al-Bureij ; et les 98e, 99e et Gaza divisions opèrent dans le sud de la bande de Gaza, dans la région de Khan Younès.

Israël a juré d’éliminer le Hamas après les massacres barbares du 7 octobre, au cours desquels des terroristes palestiniens ont pris d’assaut les localités situées à la frontière de Gaza et sauvagement assassiné 1 200 personnes, pour la plupart des civils, et pris plus de 240 otages.

En réponse à cette attaque, la plus meurtrière de l’histoire du pays et la pire contre des Juifs depuis la Shoah, Israël a juré d’anéantir le Hamas et de mettre fin à son règne de 16 ans, et a lancé une opération aérienne suivie d’une incursion terrestre dans la bande deGaza, qui a commencé le 27 octobre.

Plus de 21 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. Selon les évaluations de Tsahal, quelque 8 500 terroristes ont été tués à Gaza depuis le début de la guerre.

Des soldats de l’armée israélienne opérant dans la bande de Gaza, sur une photo diffusée le 31 décembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)

Les opérations terrestres menées ces dernières semaines ont entraîné une baisse significative du nombre de roquettes lancées depuis Gaza sur Israël.

Selon les données de Tsahal, au cours de la première semaine de décembre, après la rupture de la trêve avec le Hamas, 75 roquettes en moyenne ont été tirées vers Israël chaque jour.

La semaine suivante, ce chiffre est tombé à 23 roquettes en moyenne quotidienne ; entre le 15 et le 21 décembre, 16 roquettes ont été tirées en moyenne par jour ; et entre le 22 et le 27 décembre, ce chiffre est tombé à 14.

Ces données ne tiennent pas compte des mortiers lancés sur les troupes au sol à Gaza, des roquettes tirées vers la mer et des lancements ratés.

Des roquettes tirées vers Israël depuis la bande de Gaza, le 15 décembre 2023. (Crédit : Ariel Schalit/AP Photo)

Dimanche soir, le porte-parole de l’armée israélienne, le contre-amiral Daniel Hagari, a déclaré que Tsahal procède à des ajustements dans son déploiement dans la bande de Gaza, car elle anticipe une longue guerre.

« Nous adaptons les tactiques de combat à chaque zone de la bande de Gaza, ainsi que les forces nécessaires pour mener à bien la mission de la meilleure façon possible. Chaque zone a des caractéristiques et des besoins opérationnels différents », a-t-il expliqué.

« Ce soir, 2024 commence. Les objectifs de la guerre exigent des combats de longue durée, et nous sommes préparés en conséquence », a affirmé Hagari.

Il a ajouté que l’armée procédera à une gestion « intelligente » des effectifs à Gaza, en autorisant les réservistes à rentrer chez eux pour aider à relancer l’économie, et en laissant les soldats permanents s’entraîner pour devenir des commandants.

Des soldats de l’armée israélienne intervenant dans la bande de Gaza, sur une photo publiée le 31 décembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)

À Gaza, Hagari a indiqué que des terroristes de la force d’élite Nukhba du Hamas ont été tués par les soldats et que d’autres se sont rendus dans la région de Khan Younès plus tôt dimanche. Il affirme que certains d’entre eux ont participé aux massacres du 7 octobre.

Alors que les combats se poursuivent dans la bande de Gaza, Tsahal a diffusé de nouvelles images de l’unité canine Oketz opérant dans la bande de Gaza. L’armée a indiqué que l’unité avait « dans un grand nombre de cas » envoyé des chiens pour scanner des bâtiments avant que les troupes ne fassent un raid sur le site. Les chiens ont localisé des menaces, aidé à cartographier des bâtiments et découvert des armes.

Lors d’une opération de la 460e Brigade Blindée dans le nord de Gaza, à Jabaliya, un chien de l’unité Oketz nommé Patrick a été envoyé pour scanner un bâtiment avant que les soldats n’y pénètrent.

Patrick a localisé et maîtrisé un tireur du groupe terroriste palestinien du Hamas qui avait prévu de tendre une embuscade aux troupes, selon Tsahal.

Lors d’une autre opération dans le quartier Rimal de Gaza City, un chien de l’unité Oketz nommé Toy a découvert un passage entre un bâtiment dans lequel se trouvaient des soldats et un autre bâtiment où se trouvait un terroriste armé du Hamas.

Toy a attaqué le tireur, empêchant ainsi les troupes de tomber dans une embuscade, souligne l’armée israélienne.

Tsahal a également publié de nouvelles images de l’unité Maglan de la brigade Commando opérant à Khan Younis, où les troupes ont récemment fait une descente dans un institut d’enseignement d’où des terroristes du Hamas ont ouvert le feu sur les troupes.

L’armée a indiqué que les troupes avaient trouvé un lance-roquettes, des documents et d’autres équipements appartenant au Hamas dans le complexe, ainsi que des armes dans des maisons civiles de la région.

Israël affirme qu’il s’efforce d’éviter de blesser des civils tout en combattant le groupe terroriste implanté au sein de la population civile.

Il accuse depuis longtemps les groupes terroristes basés à Gaza d’utiliser les Palestiniens de la bande de Gaza comme boucliers humains, en opérant à partir de sites censés être protégés, notamment des écoles et des hôpitaux.

Plus tôt dans la journée de dimanche, le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Herzi Halevi s’est adressé à des réservistes dans le sud de la bande de Gaza à Khuzaa.

« Chaque mouvement que vous faites sera appuyé par le feu le plus puissant qui soit », a déclaré le chef d’état-major de Tsahal, faisant apparemment allusion aux critiques formulées par certains ministres sur le manque présumé de puissance de feu aérienne pour les forces terrestres.

Des soldats israéliens rassemblés près de la frontière avec la bande de Gaza en Israël après leur retour de Gaza, le 31 décembre 2023. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

« Khirbat Ikhzaa (Khuzaa) a également fait régner le terrorisme ici pendant de très nombreuses années, et c’est d’ici qu’a été menée l’attaque contre Nir Oz. Et nous tuons à la fois les terroristes qui y ont participé et les terroristes qui voudront commettre des actes de terrorisme à l’avenir », a expliqué Halevi aux troupes et aux commandants de la 5e Brigade de réserve.

« Nous organisons ici une zone de sécurité afin que le retour à Nir Oz se fasse en toute sécurité, et qu’il le soit pendant de très nombreuses années », a-t-il ajouté.

« Chaque mouvement que vous ferez sera soutenu par le feu le plus puissant possible. Planifiez-le avec les capacités dont vous disposez, allez toujours de l’avant avec force (…) et utilisez les règles en matière d’ouverture du feu avec bon sens », a poursuivi Halevi.

Il a ajouté que les règles relatives à l’ouverture du feu ne « lient les mains de personne ».

Le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Herzi Halevi, s’adressant aux commandants à Khuzaa, dans le sud de la bande de Gaza, le 31 décembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)

« Les règles en matière d’ouverture du feu ont pour but de nous protéger de nous-mêmes. »

Entre-temps, Tsahal a répondu dimanche aux allégations selon lesquelles des soldats ont ouvert le feu sur un convoi d’aide des Nations unies à Gaza la semaine dernière, en affirmant que les troupes ont tiré des coups de semonce parce qu’elles ne savaient pas que les véhicules allaient les dépasser.

Citant une enquête sur l’incident de vendredi, l’unité des porte-parole de Tsahal a déclaré au Times of Israel qu’après que le convoi humanitaire de l’ONU avait fini de livrer de l’aide à des abris dans le nord de Gaza, l’armée lui a demandé d’emprunter un itinéraire différent pour retourner vers le sud.

« Il s’agissait de préserver sa sécurité compte tenu des combats qui se déroulaient à proximité de la zone », a expliqué l’armée.

Les troupes présentes dans la zone n’étaient pas au courant du changement d’itinéraire et « par conséquent, lorsque les véhicules sont arrivés, les troupes sur le terrain ont agi pour arrêter [le convoi] selon une procédure comprenant un tir d’avertissement qui n’était pas dirigé contre les véhicules ».

« Lorsque les véhicules se sont arrêtés, les tirs ont cessé », a précisé Tsahal, ajoutant qu’il n’y a pas eu de victimes mais que des éclats d’obus provenant des tirs d’avertissement ont touché l’un des véhicules.

L’armée a indiqué avoir tiré des leçons de l’enquête sur l’incident, « afin d’éviter que de tels cas ne se reproduisent ».

Elle a précisé que les règles de tir à découvert et le comportement des troupes à l’égard des convois d’aide humanitaire « ont été affinés ».

« Depuis le début de la guerre, Tsahal travaille en étroite coordination avec les agences d’aide internationale opérant dans la bande de Gaza et a coordonné des centaines de mouvements humanitaires dans des conditions de combat très complexes », a ajouté l’armée.

Alors que les combats font rage, 85 % des 2,4 millions d’habitants de Gaza ont été déplacés, selon l’ONU, qui met en garde contre un risque croissant de famine et de maladie, les familles désespérées s’abritant dans des tentes de fortune.

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