Un étudiant libéré après avoir été accusé d’avoir nui à la sureté de l’Etat
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Un étudiant libéré après avoir été accusé d’avoir nui à la sureté de l’Etat

Taer Jouda, étudiant bédouin en médecine qui étudie en Jordanie, avait été accusé d'avoir été en contact avec un agent ennemi

Illustration : un policier tient une paire de menottes. (Yossi Zamir/Flash90)
Illustration : un policier tient une paire de menottes. (Yossi Zamir/Flash90)

Jeudi, le tribunal de Beer Sheva a décidé qu’il ne condamnerait pas un étudiant bédouin en médecine qui étudie en Jordanie, deux ans après avoir été inculpé suite à de sérieuses accusations liées à la sureté de l’Etat, a annoncé le quotidien Haaretz dimanche.

Taer Jouda avait été accusé d’avoir été en contact avec un agent étranger et d’avoir nui à la sureté de l’Etat en distribuant des matériaux de cours à de nouveaux étudiants qui étaient des membres d’un groupe affilié au mouvement terroriste palestinien du Hamas.

Le juge Daniel Ben Tolila a statué que distribuer des notes de classe n’avait causé aucun mal. Il a ordonné à l’accusé de faire 120 heures de travaux d’intérêt général.

« Cela ne concerne pas quelqu’un qui fournit une assistance directe à un membre du Hamas ou à un groupe militaire affilié au Hamas, il s’agit plutôt de quelqu’un qui fournit un service à une entité qui est civile par nature, une association étudiante du Hamas », a statué le juge.

Jouda, un résident de l’implantation bédouine du sud d’Israël d’Arras, a exprimé ses regrets, déclarant, « J’ai été en contact avec des gens que je ne connais pas… Je voulais seulement aider des gens avec des sommaires [de cours] ».

Jouda a été arrêté par le service de sécurité du Shin Bet alors qu’il rendait visite à sa famille en Israël à l’été 2017. Il a été détenu pendant un mois à l’isolement, où il dit avoir été soumis à un interrogatoire violent, et retenu dans des positions difficiles, et il n’a pas pu consulter un avocat pendant la majorité de cette période.

L’avocat de Jouda avait affirmé que le Shin Bet avait essayé de recruter l’étudiant pour fournir des informations sur ce qui se passait à l’université Irbid, où il étudie, mais qu’il avait refusé.

Le tribunal et la Cour suprême avaient refusé de prolonger sa détention, l’autorisant à retourner à l’université Irbid pour poursuivre ses études.

Les procureurs de l’Etat ont déposé les accusations en juillet dernier. Ils ont commencé par accuser Jouda d’avoir parlé à un autre étudiant qui était aussi un activiste du Hamas. Jouda a expliqué que l’étudiant lui avait demandé la différence entre les branches nord et sud du mouvement islamique d’Israël. La première est interdite en Israël alors que la seconde opère légalement. Le tribunal a rejeté cette accusation il y a un certain temps et l’accusation a été abandonnée.

La deuxième inculpation accusait Jouda d’avoir distribué les sommaires de cours à de nouveaux étudiants qui étaient des membres d’un groupe affilié au Hamas. Les documents concernaient le programme des cours. Mais l’accusation a affirmé que cela revenait à être en contact avec un agent ennemi et que cela nuisait à la sureté de l’Etat – une affirmation que le tribunal de Beer Sheva a rejetée.

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