Un homme ouvre le feu sur sa mère, 73 ans, et ses deux frères à Reineh
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Un homme ouvre le feu sur sa mère, 73 ans, et ses deux frères à Reineh

Les trois victimes sont dans un état grave ; le suspect a été arrêté et son arme saisie ; l'incident résulterait d'un "différend familial", dit la police

La police enquête sur une fusillade à Reineh, dans le nord du pays, le 2 décembre 2020. (Crédit : Police israélienne)
La police enquête sur une fusillade à Reineh, dans le nord du pays, le 2 décembre 2020. (Crédit : Police israélienne)

Un homme a été arrêté dans la matinée de mercredi, soupçonné d’avoir ouvert le feu sur sa mère âgée de 73 ans et sur ses deux frères à Reineh, une ville du nord du pays.

Les trois victimes ont été évacuées vers un hôpital de la ville voisine de Nazareth et elles se trouveraient dans un état grave, a noté la police dans un communiqué.

Les forces de l’ordre ont fait savoir qu’elles avaient saisi l’arme utilisée dans l’attaque et qu’une enquête initiale avait permis de déterminer que l’homme avait tiré sur ses proches en raison d’un « différend familial », sans donner davantage de précisions.

Le mois dernier, une initiative gouvernementale visant à combattre la violence dans la société arabe a été présentée devant une réunion de commission à la Knesset. La commission de la Knesset sur les violences au sein de la société arabe avait été formée après les manifestations massives organisées à l’automne 2019 par la communauté arabe israélienne, qui dénonçait la propagation du crime organisé dans ses villes et dans ses villages.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est exprimé, il y a trois semaines, lors d’une réunion de commission, jurant que la très attendue proposition de lutte contre le crime organisé et contre les violences au sein des communautés arabes israéliennes serait présentée pour approbation devant le gouvernement dans les deux semaines qui allaient suivre. Cela ne s’est pas produit pour le moment.

Ce plan ambitieux a été mis au point par le bureau du Premier ministre, en consultation avec diverses personnalités issues de la société civile arabe israélienne. Parmi des dizaines de recommandations, il veut renforcer les activités policières dans les communautés arabes, intégrer les jeunes Arabes dans la main-d’œuvre, mettre en œuvre différentes méthodes pour garantir que les fonds publics ne tomberont pas entre les mains du crime organisé, et il prévoit d’augmenter les sanctions pour possession illégale d’armes.

Les Arabes israéliens représentent 20 % de la population du pays mais ils ont aussi représenté 67 % des homicides survenus dans le pays en 2019, selon le quotidien Haaretz.

Selon une étude rendue publique par l’organisation à but non-lucratif Abrahamas, qui tente de faire avancer des initiatives partagées au sein de l’Etat juif, 60,5 % des Arabes israéliens ont déclaré avoir un sentiment d’insécurité personnel dans leurs villes en raison des violences, contre 35 % seulement en 2018. En comparaison, seulement 12,8 % des Juifs israéliens ont dit avoir le même sentiment.

Les décisionnaires politiques arabes israéliens attribuent depuis longtemps les violences à ce qui s’apparente, selon eux, à l’absence de volonté de la police israélienne de déraciner le crime dans leurs communautés.

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