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Un tribunal libère une professeure arabe israélienne détenue pour incitation à la violence

L'université a dénoncé l'arrestation de Nadera Shalhoub-Kevorkian pour ses propos remettant en question les atrocités du Hamas ; Le juge ne l'a pas estimée dangereuse

La professeure Nadera Shalhoub-Kevorkian, arrêtée pour suspicion d'incitation à la haine, lors de son audience au tribunal de première instance de Jérusalem, le 19 avril 2024. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
La professeure Nadera Shalhoub-Kevorkian, arrêtée pour suspicion d'incitation à la haine, lors de son audience au tribunal de première instance de Jérusalem, le 19 avril 2024. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

Le tribunal de première instance de Jérusalem a ordonné vendredi la libération de Nadera Shalhoub-Kevorkian, professeure arabe israélienne de l’Université hébraïque de Jérusalem interpellée la veille pour suspicion d’incitation à la violence.

Selon les médias israéliens, le tribunal a rejeté la demande de prolongation de sa détention provisoire au motif que les conclusions de la police ne justifiaient pas son arrestation.

Des manifestants se sont rassemblés devant le palais de justice pour protester contre l’arrestation de Shalhoub-Kevorkian.

« Certains de ses propos ont peut-être franchi la ligne qui sépare la liberté d’expression de l’incitation à la violence », a écrit le juge Dov Pollock dans sa décision. « Pout autant, la question qui se pose au tribunal est de savoir si elle présente un danger et s’il est nécessaire de prolonger sa détention. »

« Je ne suis pas convaincu qu’il soit nécessaire de poursuivre son incarcération », a conclu le juge.

Une source policière anonyme, en désaccord avec la décision du juge, aurait confié au site d’information Walla que « les Protocoles des Sages de Sion font pâle figure à côté des propos tenus par la suspecte », en parlant du tristement célèbre tract antisémite du début du XXe siècle.

« Nadera est très dangereuse pour les autres, du point de vue de l’incitation à la violence, parce qu’elle justifie le fait de s’en prendre à des Israéliens, des soldats, des otages, même à des femmes ou des enfants », affirme la source, ajoutant que le fait que l’universitaire ne soit pas revenue sur ses propos, depuis le mois dernier, était bien la preuve qu’elle était prête « à tout… pour aider [le Hamas] dans sa guerre contre Israël ».

Manifestation en soutien à la professeure Nadera Shalhoub-Kevorkian, arrêtée pour incitation à la violence, devant le tribunal de première instance de Jérusalem, le 19 avril 2024. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

L’Université hébraïque a publié jeudi une déclaration condamnant l’arrestation de Shalhoub-Kevorkian.

« L’université est en fort désaccord avec bien des propos tenus par le professeur Shalhoub-Kevorkian il y a de cela un mois », peut-on lire dans le communiqué.

« Cela ne nous empêche de nous sentir extrêmement préoccupés par son arrestation, si cette dernière relève bien de choses dites publiquement », a-t-il poursuivi, affirmant que l’arrestation était contraire à la nature démocratique de ce pays.

« Nous demandons la libération immédiate du professeur Shalhoub-Kevorkian. »

Maître de conférences à l’université, Shalhoub-Kevorkian a été suspendue en mars après une interview accordée le 9 mars au podcast Makdisi Street, dans laquelle elle affirmait que le sionisme devait être aboli et remettait en question les viols et autres atrocités commis par le Hamas.

Des étudiants de l’Université hébraïque de Jérusalem manifestent contre la professeure Nadera Shalhoub-Kevorkian, le 17 mars 2024. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

Le 7 octobre, des milliers de terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël où ils ont tué près de 1 200 personnes, principalement des civils, et fait plus de 250 otages.

La riposte militaire israélienne à Gaza a dévasté l’enclave, occasionné le déplacement de plus d’un million de personnes et provoqué une catastrophe humanitaire que les Nations Unies n’hésitent pas à qualifier de famine.

Selon le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, plus de 33 000 habitants de la bande de Gaza ont été tués dans les combats, bilan invérifiable de manière indépendante et qui pourrait inclure 13 000 hommes armés du Hamas dont Israël revendique la mort lors des combats. Israël affirme par ailleurs avoir tué un millier de terroristes en territoire israélien le 7 octobre dernier.

Deux cent soixante soldats de Tsahal ont été tués dans l’offensive.

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