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Une nouvelle réserve méditerranéenne pour protéger la faune et la flore

La réserve marine d'Evtach, située au large entre Ashdod et Ashkelon, aidera à réhabiliter une zone endommagée par une pêche agressive, affirment ses promoteurs

Une espèce de poisson volant dans la réserve marine d'Evtach. (Guy Lavian/Autorité israélienne pour la nature et les parcs)
Une espèce de poisson volant dans la réserve marine d'Evtach. (Guy Lavian/Autorité israélienne pour la nature et les parcs)

Une réserve marine prévue dans la mer Méditerranée est en passe de devenir réalité depuis que la commission de planification du district lui a donné son feu vert mardi, ouvrant la voie à la protection de 700 espèces, dont des dauphins, des raies et des poissons volants.

La réserve d’Evtach, d’une superficie de 6 700 hectares, s’étendra sur sept kilomètres en mer, à partir de 300 mètres des dunes côtières de la réserve naturelle de Nitzan, entre Ashdod et Ashkelon. La réserve aura une largeur d’environ 10 kilomètres et atteindra des profondeurs de 5,5 à 38 mètres.

Les sables de Nitzan s’étendant jusqu’à la mer, la réserve marine constituera un prolongement sans faille de la mer au littoral, couvrant une grande variété d’habitats à différentes profondeurs. Deux petites réserves marines existent déjà entre la plage et la ligne des 300 mètres.

Avec l’accord de la commission de planification du district sud, il ne reste plus qu’à la ministre de l’Intérieur, Ayelet Shaked, à déclarer la zone réserve officielle.

Au cœur de la réserve se trouve un grand rocher immergé qui abrite une grande variété de spécimens en quête de stabilité dans un environnement en perpétuel mouvement à cause des vagues.

La directrice par intérim de l’Autorité israélienne de la Nature et des Parcs, Raya Shourky, a fait remarquer que la nouvelle réserve abrite des écosystèmes que l’on ne trouve dans aucun des autres parcs marins israéliens existants.

Le fond marin sablonneux a été endommagé au fil des ans par le chalutage de fond, une méthode de pêche qui consiste à remorquer un filet le long du fond marin, à capturer les poissons et tout ce qui s’y trouve, et à rejeter ce qui n’est pas utile sur le plan commercial, ce qui entraîne la perte de grandes quantités de poissons et d’animaux morts dans l’immense filet.

Une fois la zone déclarée réserve, la pêche y sera interdite. Une zone supplémentaire de 5 300 hectares au nord et au sud de la réserve sera définie comme une zone de pêche officielle, mais le chalutage de fond y sera également interdit.

La Société pour la protection de la nature en Israël (SPNI) est à l’origine de l’interdiction absolue de la pêche dans la réserve.

La SPNI, qui a mené une campagne acharnée en faveur de la création de la réserve, a déclaré que cette décision constituait une étape importante dans la protection des habitats marins sableux. Invisible à l’œil humain, une grande variété de créatures vit cachée dans le sable, a-t-elle ajouté.

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